Adresse Email :
Mot de Passe :
Mot de passe oublié? Pas encore inscrit?
 
Cyber-Langues 2011 > Catégories
« Twitter pour l’apprentissage des langues vivantes » par Elisabeth Buffard

Elisabeth Buffard, professeur d'anglais depuis 1987, Interlocuteur Langues vivantes TICE pour Aix-Marseille et webmestre depuis plusieurs années.

 

Twitter est une application de microblogging très largement utilisée sur le web. Elle combine les messages de type SMS (donc courts) et le blog. Les utilisateurs peuvent envoyer des messages très courts appelés Tweets et entretenir des conversations écrites publiques ou privées, organisées en flux que l’on peut suivre de la même manière que si l'on s'abonnait à un blog, que ce soit sur un ordinateur ou sur un smartphone.

L’intérêt de Twitter s’appuie sur la familiarité des apprenants avec les réseaux sociaux dans leur langue natale. Les messages envoyés sont instantanément en ligne, ce qui facilite l’échange en direct. La concision imposée (les messages sont limités à 140 caractères) implique un style d’écriture particulier qui a peu recours aux abréviations habituellement utilisées dans les échanges SMS.

L’intégration de Twitter dans l’apprentissage d’une langue étrangère peut se faire sous différents angles : avec des activités ponctuelles, ou en combinaison avec des activités de classe ou à distance, pour favoriser la fluidité et la spontanéité de la communication, en se concentrant sur la concision et la précision de l’expression écrite.

Outre les échanges des apprenants entre eux, ces apprenants peuvent aussi par exemple suivre les conversations publiques de médias étrangers ou de sites officiels. Un Twitter de classe pourra apporter un prolongement au cours favorisant les suivis en questions et réponses. Il est encore possible d’établir une interaction de correction entre apprenants et enseignants et d’encourager la correction entre pairs.

Voici le diaporama qu'elle présente à Cyber-Langues, tout en suivant en temps réel les Tweets sur le sujet, en suivant le hashtag qu'elle a créé pour l'évènement: #cylang:

http://www.slideshare.net/ogrebattle/twitter-pour-lapprentissage-des-langues

« WIMS et Quicktool : utilisation en langues » présenté par Csilla Ducrocq

Csilla Ducrocq, enseignante d'anglais à l'Université Paris Sud, Faculté des Sciences d'Orsay, a créé la salle multimédia des langues au sein de la Faculté. Elle forme des enseignants de langue dans le cadre du PAF de l'Académie de Versailles ainsi qu'à la Faculté d'Orsay aux usages des nouvelles technologies dans l'enseignement des langues depuis plusieurs années.

 

WIMS est une plate-forme d’enseignement numérique et aussi un serveur libre d’exercices interactifs que les étudiants peuvent utiliser en cours ou seuls.

Quicktool est un générateur d’exercices fonctionnant sur la plate-forme WIMS : il a été spécialement conçu pour les langues, mais peut être utile également en sciences humaines. Il permet de créer des exercices divers (prononciation , auto-correction, compréhension orale et écrite, grammaire, vocabulaire, etc.) Il est possible d’inclure plusieurs fichiers son, image ou texte dans le même exercice ou de créer des liens vers des fichiers vidéos ou vers des sites web.

WIMS-Quicktool présente de nombreux avantages par rapport à d’autres générateurs d’exercices, car la fonction aléatoire permet de tirer profit des ressources en ligne telles que des corpus de langue, des bases d’enregistrements audio ou des dictionnaires électroniques.

La plate-forme WIMS permet la création de classes virtuelles où peuvent être déposées des séquences pédagogiques avec une notation automatisée, le livret de compétences, des messages individualisés aux apprenants, le cahier de texte, des examens, des documents, etc.

Le forum de discussion à l’intérieur d’une classe virtuelle peut être exploité pour l’écriture collaborative. Il est possible de partager des exercices avec d’autres collègues. 

Pour le découvrir, on peut consulter quelques exemples sur le site http://wims.auto.u-psud.fr/

 puis taper « anglais » ou « français » dans le moteur de recherche de WIMS, cliquer sur «chercher» puis sur les liens, choisir un exercice puis cliquer sur "aller au travail".

« Dynamiser un échange scolaire à l’aide d’une plate-forme ‘Moodle’ ou d’un blog en primaire et en collège » présenté par Christophe Jaeglin.

Professeur d'allemand au collège de Munster, co-webmestre  du site d'allemand de l'Académie de Strasbourg et webmestre du site "Allemand pour Enseignants", Christophe Jaeglin, habitué du colloque Cyber-Langues, est également formateur académique. Il anime également le blog: "Enseignant Web 2.0 et Langues", ainsi que la rubrique 'Allemand' du Café Pédagogique. ('Chrisjaeg' sur Twitter, aka 'Kriss Redenblack' sur SecondLife).

Pour l’échange franco-allemand au niveau école primaire, nous avons mis en place une plate-forme Moodle avec des exercices HotPot, un chat, ... En début d’année, les élèves se présentent individuellement en vidéo et ils peuvent ensuite regarder les vidéos et choisir les deux ou 3 élèves auxquels ils veulent écrire une lettre et/ou un mail à l’aide de la plate-forme.

Chaque année nous faisons un projet : la 1ère année nous avons réalisé un exercice ‘HotPotatoes’ à l’aide des photos prises sur place pour faire une visite virtuelle du village jumelé; la 2ème année nous avons réalisé deux ‘Didapages’ racontant (fichiers MP3) des légendes inventées par des élèves (qui ont envoyé chaque chapitre aux correspondants  pour validation), et l’année dernière, nous avons écrit une  pièce de théâtre  présentée lors d’une rencontre dans notre salle des fêtes. Nous sommes en train de faire les premiers essais en vidéo-conférence pour cette 4ème année.

Si l’on ne dispose pas d’une plate-forme Moodle, on peut se servir d’un blog pour centraliser les réalisations communes et utiliser nombre d’outils Web2.0 pour faire créer des bandes dessinées, des animations (avec Dvolver)ou des avatars parlants (avec Voki) que les élèves peuvent s’envoyer et/ou mettre en ligne sur le blog (du Web Pédagogique).

Il faudra privilégier les outils de communication asynchrones, car il est bien difficile de trouver des créneaux communs pour un travail synchrone. Partant d’exemples concrets réalisés dans le cadre d’échanges franco-allemands, les techniques et réalisations sont bien sûr transférables dans d’autres langues.

Et voici le diaporama de ma présentation :

http://www.authorstream.com/Presentation/chrisblog-1157005-dynamiser-un-change-cyberlangues2011/
« Oralement Fle 2.0 ou comment échanger des ressources orales à distance » par SPALACCI Mireille

Mireille Spalacci enseigne le FLE dans une école de tourisme à Barcelone. Disposant de petits moyens, elle a mis en place son propre dispositif de «présentiel-enrichi» avec la création de son site AppuiFLE où elle mutualise la plupart de ses ressources et avec une plate-forme Moodle gratuite sponsorisée par Key to School. Elle a réalisé pour l’Université de Barcelone une recherche-action revendiquant une approche orale, et non corrective, de l’enseignement de la prononciation par la médiation du son numérique.

« Oralement Fle 2.0 » est une initiative d’un petit groupe de professeurs de FLE de Barcelone qui travaillent depuis la rentrée 2009 sur l’exploitation du son numérique pour développer l'oralité des apprenants. Site institutionnel du groupe de travail : http://blocs.xtec.cat/jornadafrances/oralite/

Ce groupe dont la devise est «Écouter plus pour mieux parler» se réunit une fois par mois pour  tirer profit des outils numériques à notre portée (Audacity, Hot Potatoes, Moodle, etc.) et qui peuvent faciliter le perfectionnement de la production orale et surtout de l’écoute. Le développement de cette compétence, au cœur de l’oralité et de la prononciation, est entravé par l’omniprésence de l’écrit dans les manuels, car nos apprenants sont plus exposés à la lecture de textes écrits qu’à l’écoute de l'oral. Pour réajuster ce déséquilibre, nous essayons d’augmenter le nombre d’activités d’apprentissage orales ou oralisées en classe ou en devoirs grâce à la diffusion de fichiers MP3.

Les enregistrements des méthodes ou sites Internet ne correspondant pas toujours à ce que nous recherchons pour «oraliser» certaines tâches, nous avons créé ce réseau dans le but de créer, échanger et partager des enregistrements et ressources s’adaptant mieux aux difficultés d’écoute et de prononciation de nos élèves.

http://oralfle.ning.com/    et 

www.appuifle.net

Ressources numériques du SCEREN pour les langues
Françoise Tauzer-Sabatelli, responsable du pôle Langues, directrice de l'édition, chargée de mission français langue seconde au CNDP nous présente les produits et ressources disponibles dans le réseau Sceren pour les langues. La collection Ressources Formation Vidéo Multimédia propose des DVD-ROM qui permettent à l'enseignant de visualiser et de s'approprier des techniques innovantes d'enseignement comme « Teaching English with Carolyn Graham - les Jazz Chants pour enseigner l'anglais » (qui vient de sortir), Les langues au cycle III, Débats en classe de langues. La revue "L'école numérique" propose également une formation permanente pour l'enseignant de langues. Le nouvel espace et la nouvelle collection "Français langue de scolarisation" permettent enfin d'aborder le français langue étrangère, langue seconde avec de nouveaux repères théoriques et pratique. Thomas MONIOT , du CNDP présente également « l’utilisation de films (fictions, documentaires) en classe de langue ». • Le SCEREN, CRDP et le CNDP, éditeur public qui produit principalement des ressources pour le professeur utilisable en classe, produit en moyenne une cinquantaine d’ouvrages par an. La nouvelle collection sera axée sur le Français langue seconde. Et tout de suite un SCOOP : les sites ‘Emilangues’ et ’PrimLangues’ vont quitter le giron du CIEP pour intégrer très prochainement le SCEREN. • Pour ceux qui ne connaissent pas encore, on peut recommander divers sites du SCEREN, comme par exemple le site des agences TICE http://www.cndp.fr/agence-usages-tice/, et les dossiers Them@Doc http://www2.cndp.fr/lesScripts/bandeau/bandeau.asp?bas=http://www2.cndp.fr/themadoc/accueil.htm , mais l’ensemble des sites du Sceren se retrouve là : http://www.cndp.fr/accueil.html • Françoise Tauzer-Sabatelli, responsable du pôle Langues, directrice de l'édition, chargée de mission français langue seconde au CNDP et Thomas Moniot nous présentent les produits et ressources disponibles dans le réseau Sceren pour les langues. La collection Ressources Formation Vidéo Multimédia propose des DVD-ROM qui permettent à l'enseignant de visualiser et de s'approprier des techniques innovantes d'enseignement comme « Teaching English with Carolyn Graham - les Jazz Chants pour enseigner l'anglais » (qui vient de sortir), Les langues au cycle III, Débats en classe de langues. L’intérêt de ces séries de DVD pour l’autoformation des jeunes professeurs n’ayant pas l’occasion de se former par ailleurs n’est plus à démontrer. • La revue "L'école numérique" propose également une formation permanente pour l'enseignant de langues. Le nouvel espace et la nouvelle collection "Français langue de scolarisation" permettent enfin d'aborder le français langue étrangère, langue seconde avec de nouveaux repères théoriques et pratique. Thomas MONIOT , du CNDP présente également « l’utilisation de films (fictions, documentaires) en classe de langue ». Le réseau SCEREN fournit bien évidemment également des DVDS comportant des extraits filmiques avec sa série ‘Ressources formations Video Multimedia’ (RFVM), et CinéVO.
« Evolutions numériques permanences d’apprentissage et nouvelles exigences méthodologiques. » Jean Sabiron

Dans sa conférence intitulée: « Evolutions numériques permanences d’apprentissage et nouvelles exigences méthodologiques. » Jean Sabiron, éminent collègue d'anglais et universitaire, orateur averti et grand habitué de Cyber-Langues nous propose de partager quelques idées à travers des retours sur l'éthymologie des certains mots. Ainsi  ‘outil’ signifie à l’origine ‘équipements, objets nécessaires qu’on embarque pour un voyage’, un instrument fonctionnel et évolutif, forgé pour prolonger et amplifier les capacités humaines : ce n’est donc pas l’outil (lecteur MP3, TNI, …) qui doit être au cœur de nos préoccupations didactiques, mais bien ce que l’on en fait, l’outil n’étant par définition ni bon, ni mauvais. Il cite également les plus-values des TICE, telles qu’elles sont évoquées en 2010 par André Tricot : Motivation, engagement et plaisir, richesse et complexité, Interactivité, personnalisation et évolution du statut des connaissances.

Puis il nous présente des façons originales de transformer des contenus en ligne (formulaires en ligne, sondages, documents audio,...) en activité destinée à l'étude de la langue anglaise, comme il sait si bien le faire dans son blog d'une richesse inépuisable. Mais les collègues enseignant l'anglais le savent déjà. 

Jean Sabiron nous aide ainsi à définir de nouveaux territoires d'apprentissages caractérisés par plusieurs critères:  rapidité d’accès  et  ubiquité, suppression des lieux spécifiques de travail,  d’information ou formation, de relations sociales, ou de loisirs, décloisonnement des périodes consacrées, prise d’information Individuelle et/ou collective et/ou collaborative. Il précise également que "80 % de l’apprentissage s’avère être réalisé sur un mode informel. » selon Peter Henchel : « On estime à 75 % la part des compétences professionnelles acquises de manière informelle – par la pratique, l’échange avec des collègues ou son manager, les lectures ou d’autres approches comparables ».

Il décrit l’évolution des approches : pertinence d’un développement accru de la culture langagière, externalisation des tâches de bas niveau, en autonomie préparée, renforcement in situ des tâches de haut niveau (procédurales), des fonctions de l’esprit critique, de la communication, et de la validation collective des acquis du groupe-classe (pour une mémorisation facilitée), création de «cohérences locales, temporaires et plurielles» (C. Puren) : environnement global ou applications combinables. Il entrevoit une nouvelle approche de séquences de formation : la directivité précède l’autonomie préparée, la modernité permanente de la psychologie cognitive de D. Gaonac’h, P. Lévy, P. Rabardel, G. Delacôte, A. Tricot, … l’éloge et l’exigence de la maturation (vs. immédiateté), ou l’urgence de la déconnexion, évolutions des représentations de l’apprentissage.

Jean Sabiron passe ensuite à l’analyse du blog et présente de nombreuses activités qu’il créées  à partir du web et met généreusement à disposition sur son blog, incontournable source d’inspiration de nos collègues enseignants d’anglais, et des autres.

http://sabironlangues.typepad.fr/

Etablir une veille efficace en langues (Twitter, Google reader & Diigo) par Rémi Thibert
Toujours aussi vif et précis, Rémi Thibert, expert en veille pédagogique, pardon, 'curation pédagogique' nous fait un exposé édifiant des différentes manières et des différents outils qu'il utilise pour faire sa veille. Cela nous fera gagner du temps, tout en nous permettant de mieux nous tenir informé. Il aborde:
  •  Netvibes (ou Google Reader) pour suivre l’actualité de sites de références grâce aux flux RSS : comment s’abonner à ces flux, comment organiser ces abonnements.
  • Diigo pour gérer ses marque-pages en ligne : comment indexer (mots clés) et partager ses ressources à travers des groupes (réseau social thématique) ; comment utiliser ce réseau pour établir une veille à partir de l’expertise de pairs.
  • Twitter : comment repérer les personnes intéressantes à suivre ; comment se créer un réseau dynamique ; et comment diffuser le résultat de sa veille et être un acteur de ces réseaux.
L’articulation de ces trois outils permet de suivre l’actualité de bon nombre de sites de manière très régulière, d’être en veille sur des actualités thématiques, d’organiser le résultat de cette veille et de diffuser ce qui nous paraît le plus pertinent dans des cercles prédéfinis tout en automatisant certains aspects, afin d’éviter de sombrer sous l’« infobésité ». 
 Mais vous retrouverez la majorité de son exposé convaincant sur son site, accompagné de son diaporama:
 
'Le travail en binôme binational via internet' par Frédérique Moinet
L'intervention de Frédérique Moinet porte sur' Le travail en binôme binational via internet, complément de l’enseignement-apprentissage des langues vivantes : une autonomie sous conditions'. Frédérique y présente les résultats de son travail de Master 2 qui traitait de l'intégration d’une correspondance scolaire cybernétique de type 'eTandem' à l’enseignement de la langue allemande au lycée.
 
 Le principal avantage du travail en tandem est d'augmenter  le temps d'expression individuelle de l'apprenant avec un natif (en classe et hors classe), tout en encourageant son autonomie. Le dispositif eTandem utilise la visioconférence et un livret d'apprentissage très complet qui regroupe 36 propositions d'activités bilingues, des fiches de correspondances, de grammaire, de vocabulaire, une matrice d'entretien individuelle, ainsi que des fiches d'évaluation.

L'expérimentation montre notamment que les lycéens des deux pays demandent plus d'autonomie et apprécient le fait de collaborer avec plusieurs correspondants (voire aiment changer de correspondant pour des raisons socio-affectives). Ils réussissent mieux avec l'accompagnement (technique) de leur enseignant et prennent conscience de certaines différences culturelles.
Souhaitons bonne chance à Emmanuelle pour la poursuite de ses travaux. Vous trouverez la plateforme eTandem là: www.slf.ruhr-uni-bochum.de/etandem/etindex-fr.html
TABLE RONDE: « Nouvelles ressources, nouveaux outils, nouveaux usages ? »
TABLE RONDE animée par Yvan BAPTISTE, chargé de communication de l’association « Nouvelles ressources, nouveaux outils, nouveaux usages ? » table ronde avec : Michel PEREZ (IGEN Langues Vivantes) , Anik MONOURY (MEN-DGESCO), Anne-Marie OLIVE-PASSARET (IA-IPR de russe), Fabrice LEMOINE (CRDP, adjoint au conseiller TICE du Recteur), Jean SABIRON (Maître de conférences), Jean-François JOUREAU (Directeur de la société Kallysta)
 
Ces dernières années beaucoup de nouveaux outils ont vu le jour. Certains pas toujours avec un succès escompté : la baladodiffusion, après 10 ans de recul, ne s’est toujours pas généralisée pour travailler l’oral en dehors de la classe. Le TBI est encore trop souvent utilisé pour faire du cours en frontal, sans que les élèves ne deviennent plus actifs pour autant.
Un autre problème est qu’après la phase expérimentale, la généralisation demande un temps très long, voire souvent trop long par rapport à l’évolution rapide des outils. Mais tout le problème est là : avant de généraliser un outil (très couteux pour les collectivités et le MEN), il faut une validation pédagogique sérieuse qui est forcément assez longue, ainsi qu’un accompagnement dans la mise en place de ces outils (formation des enseignants,…). La généralisation de la baladodiffusion est par exemple retardée, voire remise en cause par l’avènement des tablettes numériques, les collectivités locales étant hésitante à investir devant cette course à l’équipement.
Même si les efforts de mutualisation des ressources pour les langues vivantes sont énormes, et un nouveau portail langue va bientôt voir le jour, beaucoup d’enseignants sont frustrés de devoir réinventer la roue, chacun de son côté, notamment sans reconnaissance financière. La mise en place d’une multitude d’outils peut être également préjudiciable au bon fonctionnement des établissements, mais le conseilleur n’étant pas toujours le payeur,…
Jeux vidéo et enseignement. Apprendre à apprendre avec les jeux vidéo.
Une présentation rafraichissante de Romain Janvier, professeur de mathématiques, qui essaie de casser le mythe des jeux vidéo forcément violents et sources de tous les maux actuels, décrié en salle des professeurs. Romain part du constat : « Qu’on le veuille ou non, les élèves passent de plus en plus de temps sur des jeux vidéo.
 
Au lieu de s’en offusquer, il est peut-être préférable d’essayer d’analyser leur fonctionnement et surtout la façon dont ils apprennent leur fonctionnement aux utilisateurs. Chaque jeu vidéo est en effet un outil d’apprentissage.“ Il prend des exemples concrets de jeux et décompose les tactiques du jeu qui motivent les élèves. Le jeu passionne surtout les élèves parce qu’il valorise sans arrêt l’utilisateur, lui permettant de s’améliorer, de progresser, de recommencer sans être juger.
 
C’est en partant de ces principes qu’il faut développer des jeux vidéo à destination de l’enseignement. De plus ces jeux devront s’inspirer des réseaux sociaux pour que les élèves puissent comparer leurs résultats et progressions. En conclusion, Romain a montré un jeu qu'il a développé et expérimenté pendant son année de stage et basé sur certains des principes expliqués dans la présentation. Pour développer des jeux, il faudrait garder les valeurs sûres des jeux et non plaquer des contenus pédagogiques trop ‘artificiels’. Romain trouve que les jeux sérieux ont encore bien du mal à éviter cet écueil. La présentation très enlevée  de Romain a rencontré un vif succès et vous trouverez son jeu en ligne , ainsi que sa présentation là : http://jeumath.janviercommelemois.fr/#cyberlangues
 
Et en supplément gratuit, le dossier sur le jeu de l'INRP, fourni par Rémi Thibert. Merci!
1 - 10 Suivant