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Dans la peau d’un noir (de John Howard Griffin)

Dans la peau d’un noir (du titre original Black like me ), de John Howard Griffin, un journaliste et écrivain Américain, est un livre qui raconte une expérience qu’a vécue l’auteur au sud des Etats-Unis. C’est l’autobiographie de 11 mois de sa vie.

Ce livre a été publié en 1961 en version anglaise et en 1962 en version française. Cette traduction rapide montre l’intérêt de la France et des pays Francophones pour le sujet traité par ce récit ; c’est-à-dire les conditions de vie des personnes de couleur « noire ».

Pourquoi John Howard Griffin s’est-il rendu aux Etats-Unis ? Et bien tout d’abord, l’auteur est originaire du Texas et il y habite. Ensuite, le contexte historique y était favorable. En effet, les noirs d’Amérique sont des descendants directs d’esclaves Afro-Américains. Bien que l’esclavage ait été abolit en 1848, les noirs sont encore, à cette époque, considérés comme des êtres inférieurs.

  

L’histoire se passe dans le sud des Etats-Unis entre 1959 et 1960. L’auteur, John Howard Griffin, préoccupé par la ségrégation raciale, décide de devenir lui-même noir pour être confronté directement au problème et pour en écrire un livre. Le 2 novembre 1959, il se rend donc chez un dermatologue à qui il explique ce qu’il attend de lui. Le médecin, dans un premier temps hésitant, finit par accepter. Pour réaliser la métamorphose, Griffin doit se plier à un traitement intensif. Il doit tout d’abord absorber des comprimés, puis ensuite, s’exposer à des rayons ultraviolets. En quelques jours, l’homme blanc devient un homme noir. Il sillonne alors une grande partie des Etats du sud : de l’Alabama en passant par le Mississippi et par la Nouvelle Orléans. Il utilise alors tous types de transport, fait du stop,... Dans ce voyage, John Howard est confronté à tous types de difficultés liées au racisme du fait de sa nouvelle couleur de peau. Il comprend alors que la liberté des noirs est très limitée comparée à celle des blancs : il doit manger dans des restaurants pour noirs, doit aller dans des toilettes pour noirs,... Au bout de six semaines, sa pigmentation s’éclaircit. Et John Howard Griffin redevient un homme blanc. Mais psychologiquement, il est désormais un homme mi-noir, mi-blanc.       

 

                                                                                                                          Nicolas       

 

Commentaires

Re : Dans la peau d’un noir (de John Howard Griffin)

Dans cette autobiographie, j’ai tout d’abord apprécié le type d’écriture qui créé une approche entre nous, lecteur, et l’auteur qui nous parle à la première personne du singulier. Ensuite, la présentation, sous forme de journal de bord, nous permet de « suivre » l’auteur tout au long de son voyage au sud des Etats-Unis en sachant ce qu’il fait chaque jour. Puis il y a ses avis personnels qui nous permettent de s’imaginer la scène vue de l’intérieur.
J’ai particulièrement aimé la scène où l’auteur se trouve dans un autobus. Il est assis au fond, en compagnie des autres noirs, alors que les blancs, eux, sont assis devant (ces deux « clans » évitent de se mélanger). Après plusieurs heures de voyage, le conducteur annonce dix minutes d’arrêts et montre des toilettes aux voyageurs en leur disant que s’ils ont besoin, ils peuvent les utiliser. Les voyageurs blancs descendent tranquillement, et au moment où l’auteur ainsi que les autres noirs s’apprêtent à descendre, le conducteur leur barre le chemin. Le chauffeur leur demande alors si sur leur ticket est indiqué qu’ils ont le droit de descendre ici. Evidemment, les noirs répondent que « non » et doivent retourner à leur place, la vessie pleine. Cette scène montre que le racisme empêche les noirs de faire beaucoup de choses et mêmes les choses les plus naturelles. Le fait de laisser les noirs descendre avec les blancs n’aurait rien changé vis-à-vis du chauffeur ; et bien pourtant cela leur est interdit.
Ce type de scène m’a plu. En effet, on se rend compte de ce qu’est le racisme.

Ce que j’ai un petit peu moins apprécié, ce sont certains descriptions que j’ai trouvé un petit peu trop longues. Mais celles-ci permettent de se « faire une image » de l’environnement dans lequel évolue l’auteur.

En conclusion, je recommande ce livre pour tous ceux qui sont contre le racisme et même pour les autres qui pourront, après cette lecture, changer de point de vue.

   
Nicolas
superdoc à 09/03/2010 13:53