Dans le cadre d'un partenariat entre le Café pédagogique et l'Onisep, vous trouverez ici des informations sur les actions de l'Onisep, des descriptions de produit, des invitations à participer à différents événements.
L'orientation des élèves handicapés

 

Témoignages, points de vue de personnalités et d'experts, récits d'expériences, éléments d'information, ressources... ce nouveau titre de la collection Ressources/Système éducatif de l'Onisep se propose d'accompagner les équipes éducatives des EPLE dans la scolarisation et la mise en oeuvre du projet d'orientation des jeunes en situation de handicap.

Cet ouvrage apporte les réponses aux questions que se posent les équipes éducatives pour contribuer à la réussite scolaire et à l'orientation des élèves handicapés :

- Comment s'articule le nouveau cadre institutionnel avec la construction du parcours de l'élève handicapé ?

- Comment le projet personnalisé de scolarisation de l'élève (PPS) est-il élaboré et avec qui ?

- Quel est le rôle de l'équipe éducative qui accueille dans sa classe un élève handicapé... ?

L'ouvrage

Comment accompagner l’orientation des élèves handicapés dans les établissements scolaires ?

 

A l'occasion de la sortie de l'ouvrage de l'Onisep consacré à l'orientation des élèves handicapés, un chat, ouvert à tous, a été organisé par l'Onisep le mercredi 3 février, de 15h à 16h

 

Retrouvez ci-dessous l'intégralité des échanges qui se sont déroulés avec Gérard Poux, référent handicap de l'académie de Clermont-Ferrand, et ont apporté de nombreuses réponses concrètes à cette préoccupation, devant laquelle les enseignants sont parfois démunis.

 

Modérateur Bonjour ! Nous sommes aujourd'hui en direct de la direction régionale de l’Onisep de Clermont-Ferrand. Nous accueillons Gérard Poux, IA-IPR Etablissement Vie scolaire (EVS), CSAIO, délégué régional de l’Onisep Clermont-Ferrand et chargé de mission handicap auprès du recteur. 

 

Gérard Poux Bonjour, je suis à votre disposition pour répondre à vos questions, quelles qu'elles soient. 

 

vudiciEn quoi consiste le travail d'un référent handicap ? 

Gérard Poux Elaborer le projet personnel de scolarisation en collaboration avec les parents, l'équipe éducative, et, éventuellement, les services de soin qui accompagnent l'élève. Il est le garant de la mise en œuvre du projet et il en assure le suivi. 

C'est un élément clé dans le dispositif. Il est en première ligne vis-à-vis des parents. 

 

Laurette DesmarisQuels sont les moyens et outils réels mis à disposition pour permettre l'accompagnement du parcours et l'orientation des élèves en situation de handicap ? 

Gérard Poux : Les outils sont les mêmes que ceux proposés à l'ensemble des élèves. La question est alors de les rendre accessibles et l'équipe qui accompagne l'élève doit se les approprier. Le meilleur exemple est le PDMF avec le stage en entreprise : comment l'organiser efficacement ? 

 

douchefroideExiste-t-il des écoles d'ingénieurs qui organisent un accueil spécifique pour les jeunes sourds ? 

Gérard Poux Il n'y a pas d'école qui soit spécialisée dans l'accueil des jeunes sourds. Mais la quasi-totalité des écoles s'organise aujourd'hui pour réaliser l'accueil des jeunes handicapés. 

 

douchefroideQu'est ce que le PDMF dont parle M Poux ? 

Gérard Poux Le PDMF, c'est le Parcours de découverte des métiers et des formations, de la 5è à la terminale. 

 

vudiciEst-ce qu'on peut dire que l'orientation d'un élève handicapé a quelque chose de spécifique, vu côté enseignant ? 

Gérard Poux Oui, parce que l'orientation est déjà une question spécifique pour un enseignant. Elle l'est a fortiori pour un élève handicapé car il faut prendre en compte les limitations objectives induites par la présence d'un handicap. Cela veut dire que les démarches à accomplir sont plus complexes. 

Au-delà de la voie de formation et de l'intérêt qu'elle présente, il faut examiner la question du poste de travail, des possibilités en termes d'insertion professionnelle. Ainsi que la question de la fatigabilité. 

 

LucJe suis enseignant dans la région de Clermont-Ferrand et professeur principal en terminale. Un de mes élèves est déficient visuel sévère. Comment l'accompagner dans ses choix d'orientation, sachant qu'il n'est fait aucune mention du handicap dans admission post-bac ? 

Gérard Poux Le SAIO (Service académique d'information et d'orientation) assure un suivi individuel pour chaque élève en situation de handicap qui souhaite entrer dans l'enseignement supérieur. Donc, il faut prendre contact avec le SAIO. 

 

Ludovica On parle de plus en plus de passerelles, pour les élèves handicapés, entre le milieu "ordinaire" et les établissements spécialisés. Qu'en est-il concrètement sur le terrain ? Quel dialogue y a-t-il entre l'éducation nationale et les établissements spécialisés ? 

Gérard Poux Ce dialogue est quasiment généralisé. Beaucoup d'élèves sont à temps partiel en établissement et à l'école. Le dialogue s'effectue au plus près du terrain, avec une présence du référent scolaire, animateur de ce dialogue. 

 

Caroline_FETROA propos de la question de Vudici : en amont, au niveau du discours sur l'orientation par les professionnels des CIO, comment se manifeste cette spécificité ? 

Gérard Poux Des entretiens individuels sont conduits par un conseiller d'orientation avec chaque élève handicapé. Il existe un référent handicap dans chaque CIO. C'est lui qui réalise les investigations nécessaires (poste de travail...) et qui donne un avis éclairé. 

 

douchefroideJe reviens sur le portail post bac et le fait que ne soit pas mentionné la situation de handicap de l'élève. Cela signifie donc que les candidatures des élèves handicapés ne bénéficient pas d'une analyse particulière ? 

Gérard Poux Ils bénéficient d'une analyse particulière lorsque c'est souhaitable. Dans la plupart des cas, ils sont admis sans intervention directe. Nous n'intervenons que dans certaines situations plus délicates. 

 

Robert FORESTQuelle place pour les UPI en lycées professionnels ? Avec une validation progressive des compétences, ces structures pourraient devenir une solution pour les élèves avec troubles cognitifs (beaucoup plus nombreux à l'avenir que les troubles sensoriels)... 

Gérard Poux L'UPI en lycée professionnel est déjà une solution dans les académies qui les ont développées. Le réseau se structure et s'enrichit. 

Dans tous les cas, il y a une prise en compte nécessaire des acquis des élèves dans la mesure où l'objectif de certification peut être quelquefois trop éloigné. 

 

LudovicaLes élèves qui ont été scolarisés en établissement spécialisé (je pense aux IME, notamment, aux instituts médico-éducatifs) peuvent revenir facilement vers l'école ordinaire ? 

Gérard Poux Il n'y a aucune difficulté. C'est à la fois la demande des parents et, de plus en plus souvent, la volonté des établissements spécialisés. 

 

NadyaBonjour. Qui décide de l'orientation et de l'affectation d'un élève dans une unité pédagogique d'intégration en collège ou en lycée ? Entre la maison départementale des personnes handicapées, l'inspection d'académie et la famille ? 

Gérard Poux 1) C’est une réflexion collective. 2) La MDPH décide de l'orientation vers une UPI.  3) C'est l'inspecteur d'académie qui décide de l'affectation dans un établissement donné. 

 

LudovicaA propos des UPI en lycées professionnels : elles sont pourtant encore peu nombreuses, en région parisienne par exemple. 

Gérard Poux : Oui. Il y a un travail à réaliser par rapport aux besoins. Et ne pas se tromper sur les besoins auxquels l'UPI lycée pro peut répondre. 

Les UPI doivent être implantées dans le cadre d'un projet. Et celui-ci doit être préparé par une équipe qui doit penser l'UPI comme un dispositif intégré au lycée. 

 

Robert FORESTBien des parents s'interrogent sur l'accompagnement concret des élèves sortant d'UPI. Comment prévoir la liaison UPI/CFA par exemple ? 

Gérard Poux Cela doit être largement anticipé, c'est l'objet du parcours de découverte des métiers et des formations et notamment des stages en entreprise qui permettent d'affiner le projet professionnel. 

 

Sophie MauretteQue proposer aux élèves ayant atteint 16 ans et fini leur scolarité secondaire et qui n'ont pas le niveau scolaire suffisant pour suivre en CAP ? 

Gérard Poux Il faut être au clair par rapport aux objectifs de l'UPI lycée, en particulier sur la préprofessionnalisation. En fonction de ces attendus, la solution peut être un établissement spécialisé avec des scolarisations à temps partiel ou l'UPI. Il y a, là encore, une question d'anticipation et de préparation. 

 

FORESTComment anticiper quand le jeune n'est pas mûr ? 

Gérard Poux : Le projet d'orientation pourra être travaillé éventuellement dans le cadre de l'UPI lycée. 

 

sophie cluzel SAIS92Bonjour monsieur, je vois que vous êtes toujours aussi actif sur ce sujet : comment évaluer les compétences préprofessionnels d'un jeune collégien handicapé mental de 15 / 16 ans en UPI en vue de son meilleur parcours : IPpro; UPI lycée ou autre... ? Merci. 

Gérard Poux Les compétences sociales –essentielles- peuvent être appréhendées dans le cadre scolaire, mais leur mise en œuvre ne peut être testée en vraie dimension que dans l'entreprise. Ces compétences sont déterminantes en matière d'insertion professionnelles. 

 

HandiressourcesPourquoi ne pas demander l'avis des enseignants des matières professionnelles quant au bien fondé de l'orientation proposée à l'élève handicapé ? Cela éviterait des déceptions à ceux-ci et un gain de temps pour tous.

Gérard Poux Nous demandons aux collèges d'organiser des mini-stages dans les lycées professionnels lorsque l'élève a fait un choix précis. L'avis de l'établissement d'accueil est pris en compte, mais il peut ne pas être déterminant car tout jeune peut évoluer. 

 

Caroline_FETROMême avec les passerelles entre dispositifs spécialisés et ordinaires, comment éviter "l'effet filière" et favoriser l'insertion professionnelle à terme ? 

Gérard Poux Les établissements spécialisés et les UPI travaillent sur la même logique de professionnalisation au travers de stages en entreprise. La véritable question est celle des possibilités offertes en termes d'insertion. 

 

Caroline_FETRODonc, c'est aussi en aval qu'il faudrait prendre le problème ? Du côté des entreprises, futurs employeurs pour les sensibiliser ? Cela passe par des rencontres enseignants pros / entreprises ? 

Gérard Poux : Cela existe, notamment dans le parcours des métiers et des formations où l'on fait largement appel au monde de l'entreprise. 

 

lucie-harpeEt la difficulté pour trouver des terrains de stage en entreprise, est-ce une préfiguration de ce qui se passera plus tard quand le jeune deviendra travailleur handicapé ? 

Gérard Poux On ne peut nier la difficulté de trouver des terrains de stage. Mais cette situation évolue positivement. Et ces stages sont aussi des outils pour développer l'accueil des personnes handicapées dans les entreprises. 

 

douchefroideLes mini-stages nécessitent un réel accompagnement des élèves handicapés dans les structures accueillantes. Qui peut les suivre au moment de ces temps de découverte ? 

Gérard Poux Les enseignants, le coordonnateur de l'UPI, en liaison avec le tuteur entreprise. 

 

FORESTL'accueil en entreprise pose problème, car beaucoup d'entreprises ne savent pas, ou n'osent pas accueillir un jeune différent : comment améliorer les choses ? 

Gérard Poux A l'Education nationale de montrer que c'est possible. Les organismes et les associations professionnelles ont aussi des démarches volontaristes en direction des entreprises pour dédramatiser et accompagner le recrutement de personnes handicapées. 

 

LudovicaLa remarque de Forest est surtout vraie pour les jeunes présentant un handicap mental, au sens large : déficience intellectuelle, autisme, troubles du comportement,... 

Gérard Poux Elle est vraie pour tout public, mais c'est sans doute plus difficile pour les handicaps non visibles. 

 

delortComment entrer en relation avec le SAIO ? A l'inspection académique ? Faut-il s'y présenter physiquement, écrire ? 

Gérard Poux Au rectorat : il existe un service académique d'information dans tous les rectorats.  Vous pouvez écrire, adresser un email, téléphoner... 

 

vudiciQuand un enseignant non spécialisé et sans expérience est confronté à des élèves handicapés, que demande-t-il le plus souvent comme information ? Quel type d'étayage lui est le plus nécessaire ? 

Gérard Poux Première information demandée : la connaissance du handicap (auquel il va être confronté) dans toutes ces dimensions. 

Quelquefois, l'enseignement demande des supports ou des outils et des éléments de réassurance par rapport à l'accomplissement du programme. 

 

MH_LelongJe viens d'achever une mission dans une grande école de commerce et management désireuse de s'ouvrir aux élèves en situation de handicap. Il a été très difficile de faire passer cette information auprès des lycées et collèges de la région (proviseurs) et nous avons été obligés d'utiliser des relais vers les associations de parents d'élèves et autres associations spécialisées. N'est-ce pas dommage de ne pas pouvoir toucher les établissements scolaires en direct ? 

Gérard Poux Les messages délivrés aux établissements scolaires sont très nombreux, dans ce domaine comme dans d'autres. Ils n'ont de pertinence que lorsque la question de l'orientation d'un élève handicapé se pose. Et auquel cas, ils recherchent des ressources. Ce dont on aurait besoin, c’est d’un portail, en liaison avec les services académiques d'information et de l'Onisep.

 

MH_LelongPour compléter ma réflexion précédente : les grandes écoles ont des entreprises partenaires désireuses de recruter des personnels en situation de handicap via des stages. Elles sont souvent prêtes à financer des formations et à proposer des stages en amont des recrutements. 

Gérard Poux Cela pose la même question de l'organisation de l'information. 

 

FORESTPour MH Lelong : il existe le programme "Handimanagement", entre autres. 

 

FREDERICPour les jeunes en UPI Lycée qui ne pourront obtenir une certification complète est-il possible d'envisager la délivrance d'une attestation d'aptitudes professionnelles (AAP) élaborée avec les enseignants d'enseignement professionnel et les professionnels du secteur ? Cette AAP reprendrait les compétences du référentiel acquises par les jeunes et leur permettrait de faire connaître leurs compétences au moment de l'insertion professionnelles.

Gérard Poux C'est une réflexion qui est en cours dans de nombreuses académies. Cette démarche est la bonne, dans la mesure où il faut que cette attestation soit reconnue par les professionnels.

 

delortL'enseignant référent s'occupe-t-il de faire le lien avec l'enseignement supérieur? 

Gérard Poux Il suit le dossier jusqu'à l'enseignement supérieur. A lui de trouver les intermédiaires et les ressources nécessaires notamment auprès du SAIO et des CIO.

 

FOREST : Le problème est que souvent les enseignants-référents sont débordés par le travail administratif, et n'ont pas le temps matériel de chercher les éléments d'information pour l'orientation 

delortLes pauvres référents sont surchargés, on n'ose pas beaucoup les solliciter.

Gérard Poux Le référent peut transmettre le dossier au service inter-universitaire ou au correspondant qui se trouve dans les grandes écoles. Dans chaque établissement d'enseignement supérieur, il y a un référent. Donc, il n'a pas à mobiliser la totalité de l'information.

 

FORESTLa suppression des BEP pose problème, pour des élèves ne pouvant atteindre le niveau Bac Pro. Le CAP sera obsolète dans bien des domaines. Que met en place l'Education nationale pour proposer des titres de qualification professionnelle ? 

Gérard Poux Le BEP n'est pas supprimé, il devient une certification intermédiaire et il pourra être proposé comme tel à tous les élèves.

 

JAHIERBonjour, scolariser son enfant handicapé relève parfois du parcours du combattant et les difficultés se posent souvent à nouveau lorsque, dans le cadre des choix d'orientation par exemple (ma fille est en 3è), l'enfant doit changer d'établissement... Tout est à recommencer ! Comment s'organisent les liens entre les équipes éducatives pour permettre à l'enfant d'être accueilli dans les meilleures conditions et dès la rentrée scolaire ? 

Gérard Poux C'est le référent qui anticipe ce genre de transition.

 

AIDOPROFSBonjour. Puisque la nouvelle Loi sur l'Orientation indique que la fonction de référent peut constituer une seconde carrière, peut-on considérer que l'accompagnement de l'orientation des élèves handicapés puisse devenir une seconde carrière au moins à mi-temps pour les enseignants qui décideraient de s'y investir pleinement ? 

Gérard Poux Je ne crois pas à une spécialisation dans ce domaine.

 

LudovicaParmi les questions d'évaluation et de certification, où en est-on de la réflexion sur le certificat de formation générale (CFG) pour les élèves d'UPI ? 

Gérard Poux Il fait partie de la gamme des certifications possibles en UPI, comme l'ASSR et le B2I.

 

MH_LelongVous ne croyez pas qu'il soit nécessaire de se spécialiser pour devenir référent. Avez-vous la même opinion concernant les AVS ? 

Gérard Poux Oui : des éléments de spécialisation sont nécessaires, mais la polyvalence reste indispensable pour le référent. L'introduction d'éléments de spécialisation est incontournable pour les AVS confrontés à des handicaps très spécifiques.

 

jeannie : J'enseigne dans un lycée professionnel à Aubenas (Ardèche). Un de mes élèves est atteint de dyspraxie qui provoque une graphie illisible ; il semble que pour obtenir un PAI qui lui permettrait d'utiliser un ordinateur (condition sans laquelle il échouera vraisemblablement à l'examen), il doit être vu par un médecin spécialiste, à ses propres frais (170€ pour le diagnostic, puis 100€ par séance de rééducation, frais que la famille ne peut pas assumer). Que propose l'institution pour que les familles aient accès à une véritable prise en charge et les élèves handicapés à la réussite scolaire ? 

Gérard Poux : La seule instance qui puisse décider de doter un élève d'un matériel adapté est la MDPH. C'est elle qui doit être saisie.

 

FREDERICSur le bassin dont dépend notre UPI, nous pensons qu'il y a peut-être des jeunes non scolarisés (chez eux ou dans d'autres structures) qui pourraient dépendre de l'UPI, comment les connaître ? 

Gérard Poux La MDPH a une vision d'ensemble des personnes handicapées dans un département. C'est donc elle qui peut proposer une scolarisation adaptée.

 

DelphMMAutisme et TED : pourquoi faut-il mentir, au moins par omission, pour espérer scolariser son enfant ? 

Gérard Poux Il ne s'agit pas de mentir, mais de présenter les éléments et les questionnements qui permettront d'adapter la scolarisation. Tout ne peut et ne doit être dit dans un domaine où tout n'est pas connu de manière précise et ou, en revanche, les représentations sont puissantes. C'est le cas de l'autisme.

 

DelphMMAutisme et TED : Pourquoi les CO-PSY ignorent-ils qu'il s'agit d'un trouble neurologique ? 

Gérard Poux Pour le CO-PSY, comme pour le référent, la connaissance très précise d'un handicap peut ne pas être immédiatement disponible. Par contre, il doit pouvoir mobiliser les ressources et les contacts qui lui permettront d'acquérir cette connaissance.

 

Caroline_FETROJe m'interroge sur ce qu'est un PAI. Je travaille dans une MDPH et j'ai discuté avec une maman qui ne voulait qu'un PAI, je pense que le mot handicap lui faisait très peur. 

Gérard Poux Oui, la famille peut refuser d'aller vers une reconnaissance de handicap. Elle n'aura alors pas accès aux possibilités qu'offre l'élaboration d'un PPS par la MDPH.

 

Caroline_FETROFavoriser le développement des talents présents et/ou potentiels des élèves handicapés (ou pas d'ailleurs) n'est pas évident mais des pistes peuvent être réfléchies au sein de l'école. Là où les choses sont encore plus complexes, c'est lorsqu'il faut agir sur les formes de censure exercées par les parents. Je suis consciente que celle-ci se développe par attitude protectrice en faveur du jeune. Pourriez-vous parler de cette double problématique et des stratégies de "déminage" que l'on peut mettre en œuvre (au sein de l'école, à la MDPH...) ? 

Gérard Poux L'accueil à l'école, qui comporte une part de risque pour le jeune et la famille, est aussi un élément qui permet de rassurer les deux sur ce qui est possible et sur les projets qui peuvent être engagés.

 

MH_LelongQuels arguments invoqueriez vous pour inciter les familles à déclarer le handicap de leur enfant ? 

Gérard Poux Je ne développerais pas d'arguments, mais j'essaierais de les accompagner dans une démarche qui revient à reconnaître de manière définitive la situation de difficulté. C'est un parcours à accomplir, dans le cadre d'un dialogue.

 

FREDERICComment contacter les entreprises ayant des démarches en direction des personnes handicapées afin de favoriser l'insertion de nos élèves ? 

Gérard Poux Nous recueillons des informations sur ce point là, en liaison avec les organismes professionnels et nous nous constituons une sorte de portefeuille grâce aux accueils réalisés dans le cadre des stages.

 

delortQuand un dossier est accepté à la MDPH, serait-il possible de communiquer aux familles l'existence et les adresses de votre site, et d'autres, qui pourraient beaucoup nous aider et éviter des heures de recherches aléatoires pour comprendre les démarches à effectuer, recueillir quelques infos qui permettraient de ne pas rater le coche de l'orientation ? 

Gérard Poux Dans chaque département, il y a une inspection académique et une inspection de l'éducation nationale Adaptation et Scolarisation des élèves Handicapés. Ils proposent des ressources, souvent sur des sites internet dédiés, et des conseils. Les sites des rectorats font de même, et l'Onisep dispose lui aussi d'un certain nombre de repères de référence.

 

canouIl y a aussi les associations qui peuvent aider les familles.

 

ModérateurNous allons conclure ce chat. Merci à tous de votre participation. Monsieur Poux, un mot de conclusion ? 

Gérard Poux Je vous remercie de ces questions pertinentes qui nous amèneront à progresser encore sur ce chantier. Merci à tous !

 

Modérateur Pour en savoir plus, vous pouvez consulter l'ouvrage L'orientation des élèves handicapés auquel Gérard Poux a contribué. L'ouvrage est disponible sur le site Onisep.fr/lalibrairie. 

Vous pouvez également consulter la rubrique www.onisep.fr/handicap  et la revue Réadaptation 

 

En Ile-de-France, un salon spécial orientation post-bac

Pour aider les futurs bacheliers franciliens à choisir leurs filières d’enseignement supérieur, ils étaient conviés les 8 et 9 janvier à un salon tout spécialement pensé pour eux et leurs parents, où les présentations présentielles et les entretiens avec les COP complétaient les espaces d’informations numériques.

 

Malgré les difficultés de transport dues aux conditions climatiques, en particulier l’interdiction de circuler faites aux cars dans les départements de l’Essonne et des Yvelines, le public était bien présent au salon APB Ile-de-France. Organisé par l'Onisep et l'AEF, ce salon bénéficiait du soutien de nombreux partenaires, au premier rang desquels les trois académies franciliennes et la région ainsi que des ministères de l'éducation nationale et de l'enseignement supérieur.

 

Rencontrant dès l’entrée les espaces d’accueil informatisé des conseillers d’orientation pyychologues et les démonstrations sur le site APB ou celui de l’Onisep, les visiteurs s’égaillaient ensuite vers les stands des universités, présentées par grands pôles thématiques ou ceux des filières sélectives.

L’organisation du salon paraissait bien convenir aux lycéens qui se pressaient nombreux pour bénéficier d’une consultation avec un COP ou aux simulations des inscriptions sur APB.

 

Suivant leurs préférences, les visiteurs pouvaient ainsi poser leurs questions ou recueillir des informations sur les filières droit, économie, sciences, santé, STAPS, lettres, langues, sciences sociales ou filières artistiques. Derrière les stands des interlocuteurs très divers leur répondaient, conseillers d’orientation, tuteurs, responsables de filères, etc. Les explications s’accompagnanent en général d’une invitation à rechercher un contact plus précis, à l’occasion des portes ouvertes ou des permanences mises en place dans plusieurs universités.

 

Des espaces spécifiques étaient réservés aux autres filières : IUT et STS, CPGE, écoles publiques ou privées. Quelques stands (Crous, mutuelles et banques) se regroupaient dans un espace de vie étudiante.

 

Pilotée par Pascal Charvet, directeur général de l’Onisep, la visite de Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche et tête de liste UMP aux élections régionales, lui apermis de féliciter nombre des personnels des universités et de questionner quelques-uns des lycéens présents, en général pas trop déterminés sur leur avenir.

 

« Nous avons voulu accompagner u maximum les visiteurs sur ce salon » déclare Pascal Charvet à quelques membres de la presse, « et clarifier et simplifier la présentation des filières ». Ainsi les outils numériques, « des outils pour de nouvelles générations » sont fortement présents et permettent aux lycéens de voir comment compléter leur visite, notamment avec les informations fournies sur les sites de l’Onisep ou APB.

 

En amont, selon Pascal Charvet, un travail inmportant a été effectué avec les professeurs principaux, qui ont aidé leurs élèves à préparer la visite et sont effectivement présents avec eux. « On a cherché à toucher des élèves de grande banlieue qu’on voit peu et à valoriser l’université. Notre association avec l’AEF nous a permis de scénarider une information complexe, que nous voulons présenter dans sa totalité, mais en la rendant plus accessible ».

 

Souhaitons que les lycéens franciliens sachent s’emparer de ces possibilités, et poursuivent leur démarche d’information, par exemple en consultant le guide du Café, s’ils ne l’ont déjà fait, pour formuler leur vœux en connaissance de cause.

Françoise Solliec

 

Rendez-vous au Salon APB

Quels choix faire dans la procédure APB ? Quelles études supérieures choisir ? L'éducation nationale, les académies franciliennes, la région Ile-de-France, l'Onisep s'associent pour offrir deux grandes journées d'information gratuite. Les 8 et 9 janvier, la grande halle de la Villette accueille le Salon admission postbac Ile-de-France. L'espace APB explique la procédure APB et vous aide à faire vos choix. Une trentaine de conseillers d'orientation psychologues sont à votre disposition. L'espace Onisep donne accès à tous les services  d'orientation comme, par exemple, la géolocalisation des formations. Le salon APB c'est aussi une centaine d'exposants (universités, IUT, STS, Ecoles, CFA etc.), des conférences présentant les formations du supérieur.

Le salon APB

Réservez votre invitation

Sur le Café, le Guide postbac du lycéen 2010


Mathématiques et découverte des métiers

L’ONISEP vient de publier une brochure tout à fait intéressante : elle conjugue en effet une approche par compétences, l’étude de notions disciplinaires (en mathématiques de Troisième, en l’occurrence), et la découverte de métiers. Allier exercices de mathématiques et activités reliées à la découverte professionnelle est difficile : force est de constater que le résultat est plutôt réussi. Cet ouvrage de 80 pages offre aux enseignants tout une palette d’activités les incitant à ouvrir leur discipline à d’autres (l’Histoire, en particulier), pour permettre aux élèves d’acquérir ces compétences transversales que le Socle commun appelle.

Cinq parties scandent cet ouvrage : découvrir et comprendre, représenter et communiquer, résoudre un problème, exercer son esprit critique, d’hier à demain. Dans chacune, 7 ou 8 exercices ouvrent sur une mise en perspective de bon aloi. Chacune de ces parties s’ouvre sur un repérage des compétences du programme de Troisième mises en œuvre, enchaîne sur les activités qui permettent des « contre-champs » historiques ; la « mise en perspective » propose des pistes à l’enseignant pour entamer une démarche d’orientation active s’appuyant sur les activités précédentes.

Cerise sur le gâteau, des fichiers à télécharger illustrent certains des exercices (aux formats Geogebra, ods ou xls).

Cette brochure innovante permettra aux enseignants d’amener leurs élèves à découvrir les métiers à partir de l’enseignement de leur discipline.

Cette réalisation très originale aura-t-elle la diffusion qu’elle mérite auprès des enseignants de mathématiques de Troisième, souvent professeurs principaux de ces classes ? Il ne reste qu’à le souhaiter.

L'orientation au Salon de l'éducation

Du 19 au 22 novembre, l'Onisep vous donne toute  l'info sur les métiers et les formations au Salon de l'éducation. Dans le Salon européen de l'éducation, l'Onisep ouvre son "salon de l'orientation". Durant 4 jours les élèves et leurs familles pourront dialoguer avec des enseignants, des représentants d'entreprise, de branches professionnelles, qui leur présenteront les formations et les métiers de leur domaine : informatique, recherche, environnement, banque, assurance, paramédicaux etc. Des conseillers d'orientation psychologues recevront les jeunes et leur famille pour les aider à construire un parcours de formation.

 

Des ressources sont aussi disponibles pour les équipes éducatives. Ce sera l'occasion de découvrir les nouveaux services proposés par l'Onisep aux enseignants : passeport orientation formation, site monorientationenligne, géolocalisation des établissements et formations etc.

 

Cinq grands espaces attendent familles et enseignants. Le stand "étudier en Europe" dispose de conseillers allemands, belges, anglais, hongrois, tchèques etc. Le stand "études et handicaps" permet de s'informer sur la scolarité et l'insertion professionnelle des jeunes handicapés. Le stand "équipes éducatives" présente les ressources pour les enseignants. Enfin un grand stand propose les ressources et informations pour les élèves par famille de formation : sciences, social, environnement, hôtellerie, économie gestion, sciences humaines et classes préparatoires.

Préparez votre visite

A lire : le Dico des métiers et Les métiers du spectacle

Par François Jarraud



Deux ouvrages pratiques à destination des familles.


Le Dico des métiers

Plus qu'un dictionnaire, le dico des métiers est un guide ludique et pédagogique particulièrement adapté aux adolescents qui n'ont pas encore de projet professionnel précis.


Le jeune lecteur y trouvera d'abord 10 bonnes raisons de s'intéresser à son avenir dès le collège et un petit guide d'orientation pour préparer son projet professionnel, en partant de sa situation personnelle.


Ensuite, celui qui a déjà cerné ses centres d'intérêts sans pour autant avoir d'idée précise de métier, pourra commencer par lire la partie "les métiers selon vos goûts". Y ont été recensés une centaine de profils, regroupés autour de 27 grands centres d'intérêt : "je veux protéger la planète", "j'aime les sensations fortes", "je suis accro au multimédia"... Avec pour chacun une liste de métiers à consulter. Le jeune pourra répondre à un quiz qui l'invite à s'interroger sur ses goûts, ses qualités, trouver des mots-clés en lien avec le sujet. 


Celui qui sait quel métier il veut faire ira directement à la partie "les métiers de A à Z". Y sont décrits par ordre alphabétique d'intitulé officiel près de 600 métiers. Pour chacun d'eux, le jeune trouvera des informations concernant : les activités, les conditions de travail et lieux d'exercice, les techniques utilisées, les qualités requises, les compétences attendues, les perspectives d'avenir, ainsi que le niveau de formation demandé. Sont ainsi indiqués le nombre d'années d'études à prévoir après la 3ème et/ou après le bac, et, selon le cas, le nom des diplômes qui font l'objet d'une orientation rapide : CAP, BEP, BTS, DUT...

Présentation

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/ht[...]


Les métiers du spectacle

"Qui pense spectacle pense souvent artistes. Et pour cause ! Chanteur, comédien, musicien, danseur... ils occupent le devant de la scène, sont en contact avec le public. Mais le spectacle vivant, c'est aussi tous les techniciens qui oeuvrent avant, pendant ou après les représentations pour que la lumière ou les décors soient : éclairagiste, scénographe, décorateur... Sans oublier les gestionnaires qui montent les budgets et recherchent un public. Un spectacle, c'est avant tout un travail d'équipe sur scène et en coulisses..." Tous ces métiers ce nouvel ouvrage de la collection Parcours de l'Onisep, le sprésente excellement.

Présentation

http://www.onisep.fr/onisep-portail/portal/media-type/htm[...]



L'Onisep révolutionne l'orientation avec le Webclasseur 

Par François Jarraud



Avec le site "Mon orientation en ligne", les parents, par téléphone, les élèves, par tchat,  peuvent à tout moment obtenir des informations personnalisées sur leur orientation.  Ce service, ouvert à Amiens aujourd'hui, couvrira toute la France à la rentrée 2009.

 

Mais, le 10 juin, Pascal Charvet a dévoilé un nouveau service de l'Onisep : le WebClasseur. Ce service en ligne crée un espace numérique dédié à l'orientation pour un établissement, une classe ou un élève. 

 

Pour l'élève, le WebClasseur permet de créer son Passeport numérique pour l'orientation, qui le suivra de la 5ème à la terminale.  Tout au long de l'année, le jeune peut stocker dans son espace personnel des infirmations et construire peu à peu sa démarche d'orientation.

 

Le professeur principal bénéficie enfin d'un espace de travail partagé avec sa classe. Il peut proposer aux élèves des documents partagés, suivre l'avancée de la réflexion des élèves, échanger aussi avec les autres intervenants (COP par exemple). Il dispose aussi de toute la richesse des données Onisep sur l'évolution de l'emploi, la définition des métiers, la localisation des lieux de formation. Incontestablement, ce service va puissamment faire évoluer les pratiques d'éducation à l'orientation. Il va faciliter la mobilisation des élèves. Il garantit à l'enseignant une très large autonomie tout en lui offrant l'aide très sérieuse de l'Onisep.

 

Comment bénéficier du Webclasseur ?  Le professeur doit s'en ouvrir au chef d'établissement. Et celui-ci demandera au rectorat de signer une convention avec l'Onisep. Après c'est tout simple, l'UER est fonctionnnel.

Découvre zle Webclasseur

http://www.onisep.fr/equipeseducatives/webclasseur

Mon orientation en ligne

http://www.monorientationenligne.fr/



Des collégiens et des lycéens récompensés par l'Onisep

Un concours ? Pour quoi faire ? A tous ceux qui se posent cette question, la remise des prix aux classes lauréates des concours organisés par l'Onisep a apporté une réponse éclatante : donner envie d'apprendre.

Dans la fièvre des cérémonies, mercredi 3 juin, la Cité des sciences et de l'industrie de Paris accueillait les neuf classes lauréates de trois concours organisés par l'Onisep avec différents  partenaires. Neuf classes sélectionnées parmi les 14 000 élèves de 530 classes. On comprend l'émotion des jeunes retenus après un tri aussi sélectif.


"A vos blogs" a la particularité de s'adresser aux lycéens et d'être réalisé en partenariat avec le Syntec, un organisme qui fédère les entreprises du secteur informatique. Les lycéens avaient comme consigne de réaliser un blog de classe montrant les apports de l'informatique dans une entreprise. Des 38 blogs ouverts pour participer à "A vos blogs", le jury a retenu la 1ère électrotechnique du lycée La Fontaine du Vé de Sézanne (51), la classe de bac pro secrétariat du lycée Doriole de La Rochelle et la 1ère STG1 du lycée Carriat à Bourg-en-Bresse.



Le concours "Valider le B2i", réalisé aussi avec le Syntec, s'adresse aux collégiens de 4ème et 3ème qui sont invités à produire un diaporama présentant un métier de l'informatique en partant d'un entretien avec un professionnel. Des 280 diaporamas soumis au jury, c'est la 3ème Segpa du collège Le Sourdy à Luçon (85), la 4ème C du collège de Rimogne (08) et ma 3ème DP3 du collège L Armand de Golbey (80) qui ont été retenues.


"Des mots pour un métier" est organisé avec l'Agefa PME, une association de promotion de l'enseignement professionnel. Les collégiens (3ème) sont invités à rencontrer un professionnel et à rédiger un article sur son métier. Des 218 classes participantes, le jury récompense la 3ème DP3 du collège de Petite-Forêt (59), la 3ème C du collège Racine d'Alès et la 3ème DP3 du collège Alain à Crozon (29). La première a réalisé un joli travail sur un conducteur de tramway. La dernière s'est intéressée à un métier rare : éleveur de corail. Quant aux collégiens d'Alès, ils étaient stupéfiants. En travaillant sur un développeur d'éolienne ils en sont arrivés à monter la leur. Ils ont défendu leur projet avec beaucoup de brio dans une série de saynètes.



Pourquoi lancer ces concours ? Pour Alain Taupin, directeur adjoint de l'Onisep, ils permettent de travailler en profondeur en associant connaissances et compétences. Les élèves font plus que s'informer sur une éventuelle orientation. Ils réfléchissent, ils articulent réalisations écrites et expression orale, savoirs et savoir être. Enfin le concours apporte une émulation qui n'est pas inutile. Marie-Laure Windal représente le Syntec. Pour elle, ces concours sont l'occasion de faire connaître les nombreux métiers de l'informatique, particulièrement aux filles (80% des professionnels du secteur sont des hommes). Il y a une volonté forte d'établir un lien entre les entreprises et l'éducation par des projets concrets. Le secteur est moins touché par la crise que d'autres. Il embauchera 8 à 10 000 personnes cette année (normalement c'est 15 à 20 000), principalement au niveau bac + 5.


Et les profs ? Mme Moretti et M. Maleviale ont encadré les travaux de la classe de bac pro du lycée Doriole de La Rochelle. Pour eux le concours "A vos blogs" a permis de travailler des compétences scolaires comme l'expression écrite et orale. Des savoirs informatiques ont aussi été acquis par les élèves. Mais Ils soulignent aussi tout ce que ce projet a pu apporter aux élèves sur le plan de l'attitude face au travail. Les élèves ont appris à travailler vraiment en groupe, à se connaître et à s'(appuyer sur les compétences des uns et des autres. Ce n'est pas seulement une amélioration du climat de classe. C'est aussi une compétence professionnelle car on travaille comme cela en entreprise.


Cyril Caron est prof de vente en classe Segpa à Luçon. Avec Mme Joubert, professeur documentaliste, il a encadré le projet de la classe pour "Valider le B2i". Eux aussi soulignent le double apport de ce concours. Sur le plan scolaire, ces élèves de Segpa ont appris à interroger une personne, à transcrire les réponses, à comprendre le sujet (il s'agissait de recyclage informatique, un domaine qui nécessite des compétences en ce domaine), à retranscrire par écrit l'entretien dans un article et enfin à le défendre à l'oral devant le jury. C'est déjà beaucoup ! Mais leur participation au concours a aussi changé le regard jeté sur eux dans l'établissement. Ils sont passés à la télévision locale,  à la radio, le journal du collège a parlé d'eux. Voilà la Segpa mise à l'honneur et ce n'est pas rien pour l'estime de soi.


Les trois concours seront renouvelés en 2009-2010. Vous pourrez y inscrire vos élèves dès la rentrée…




Les trois concours ONISEP

http://www.onisep.fr/equipeseducatives/concours/

Le blog du lycée de Sézanne (51)

http://blogs.onisep.fr/blogs/LP-Fontaine-du-Ve119/

Le blog du lycée Carriat

http://blogs.onisep.fr/blogs/Lycee-CARRIAT968/

Le blog du lycée Doriole

http://blogs.onisep.fr/blogs/LP-Pierre-Doriole694/


Mon orientation en ligne, premier bilan
 

Tendances générales

 

Au téléphone, pendant cette première période d’expérimentation (mars, avril) les questions émanent principalement de parents d’élèves de 3ème de collège, de LP, de lycées. Majoritairement ce sont les mères qui appellent (environ 80%). Les lycéens et et étudiants ont appelé en moindre nombre pendant cette période. Les parents expriment leurs inquiétudes par rapport à une problématique difficile pour leur enfant (échec scolaire, problème de comportement...). Ils recherchent également un conseil neutre par rapport à une information lue ou entendue ailleurs (guide après la 3e, portes ouvertes…) ou des renseignements préliminaires à un entretien avec un conseiller d’orientation-psychologue ou un professeur principal.

 

Le t’chat est principalement utilisé par les collégiens(nes) et lycéens et mais aussi quelques étudiants. Le plus souvent, les élèves s'intéressent aux métiers et aux formations qui y mènent.

Dans le t’chat, les jeunes posent des questions très précises et cherchent des réponses immédiates.

 

 

Typologie des questions posées par téléphone 

Carnet d’adresses : Où préparer tel diplôme ? (notamment pour des formations professionnelles, bacs pro industriels ou tertiaires, bac pro sécurité-prévention en tête, CAP coiffure…)

Problème d’inscription/procédure/sectorisation (fiche de vœux post 3e, admission en 2nde technologique hôtellerie, concours paramédicaux…)

Formations (bac pro 3 ans : mode d’emploi, BEP X remplacé par un bac pro ?) mais aussi quelles formations pour quel métier ?

Quelle poursuite d’études après tel ou tel bac ?

Choix d’enseignement de détermination pour la seconde générale et technologique : stratégies en vue de tel ou tel bac

Réorientations (dans le supérieur) et passerelles de la voie générale à la voie professionnelle

Métiers : mécanicien auto, coiffeuse, assistante de service social, gardien de la paix…

 

 

Typologie des questions posées par T’Chat 

Quelles études pour quel métier ? (journaliste, professeur des écoles, zoologiste, traducteur, libraire, maître-chien…)

Carnet d’adresses : Où pourrais-je préparer tel diplôme ? (formations post bac)

Formations, notamment les nouvelles filières (bac pro 3 ans…)

 

 

Exemples de questions par téléphone 

 

« Ma fille est partie en Angleterre, j’appelle à sa place, ce n’est pas gênant ? En fait, elle veut faire un master professionnel, elle a fait une licence information/communication à X, qu’est-ce qu’elle peut faire comme Master ? Comment elle doit s’inscrire ?»

 

« Mon fils veut faire des études dans le graphisme, quelles études doit-il faire ? »

 

« Mon fils est en 3e Segpa, on est allé aux portes ouvertes de l’établissement X samedi dernier et il veut aller dans ce lycée professionnel à la rentrée pour faire le CAP menuisier, comment ça se passe pour l’inscrire ? Cela se fait automatiquement, il faut juste marquer le vœu ? »

 

«  Comment il faut faire pour être infirmière ? »

 

« Mon fils veut faire un bac pro électrotechnique, énergie, équipements communicants, doit-il passer par un BEP ? »

 

« Mon fils est actuellement en 1re STI, il souhaite devenir manipulateur en électroradiologie médicale, je voulais savoir s’il existe des classes de mise à niveau scientifique post-bac »

 

« Ma fille est au collège et elle souhaiterait être professeur d’arts plastiques, quel parcours doit-elle suivre ? »

 

« Mon fils est en 1ère année de bac pro en apprentissage, il a des difficultés avec son employeur, peut-il continuer sa formation à temps plein ? quelles démarches doit-il faire ? »

 

« Ma fille est une élève de niveau très moyen en 1ère ST2S (sciences et technologies de la santé et du social), elle hésite entre infirmière et aide-soignante, quels conseils pouvez-vous lui donner ? »

 

 

Exemples de questions par T’Chat 

 

« Barman, c’est dur ? »

 

« Comment faire pour être maître-chien dans la gendarmerie ? éducateur sportif tennis ? infirmière ? sage-femme ? puéricultrice ? »

 

« Je veux être espionne (comme dans James Bond), est-ce que c’est possible ? »

 

« Je suis en licence informatique et je veux me réorienter mais je ne sais pas quoi faire (…) Si, j’avais pensé à quelque chose dans la comptabilité ou la logistique mais comment faire ?»

 

« Existe-t-il une formation d’orthophoniste à Amiens » ?

 

« Je veux faire une première S mais mes professeurs ne veulent pas, ils m’ont conseillé une première technologique, je ne sais pas quoi faire »

 

« Je veux m’inscrire en BTS mais le délai est passé, le site est encore ouvert, est-ce que je peux le faire ? »

 

« Je suis en 3e et je souhaiterais faire un métier en rapport avec les enfants, qu’est-ce que je peux faire après la 3e compte tenu de mon projet ? »

 

« Je suis lycéenne et je voudrais savoir quel domaine de licence choisir pour suivre un master dans le domaine de l’environnement ? »

 

« Je suis élève de terminale et je voudrais connaître les débouchés après une licence d’anglais  »

 

 

Agnès Loustau, Onisep, chargée des relations avec la presse

 

1 - 10 Suivant