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L’école et ses héritages dans un contexte de ruptures violentes

 

Comment l’histoire nationale influe-t-elle sur la situation de l’école ? L’école reflète-t-elle trace du contrat social, implicite ou explicite, qui la lie à la société dans laquelle elle s’inscrit ?

 

De la dictature à la démocratie directe

Le cas de l’école portugaise, présenté par Rui Canario, montre, vu de loin et dans les grandes lignes, une évolution ssez similaire à d’autres pays du Sud. L’offre scolaire s’est massivement  développée dans les 30 dernières années et élargie à la formation des adultes. Avec l’aide de l’Unesco, de l’OCDE et de la commission européenne, l’école d’élite est devenue école de masse. Mais les mécanismes de financement extérieur l’ont obligée à prendre en compte le défi de la mondialisation et des notions telles que productivité et compétitivité. Dans un contexte où l’emploi est difficile et l’avenir des jeunes incertain, le pays porte désormais un regard pessimiste sur son école. Pourtant, la révolution de juillet et le renversement de la dictature avaient été l’occasion d’une véritable effervescence de l’école : comités de gestion directe, groupes de réflexion, initiatives pédagogiques en tous genres. Il reste aujourd’hui une image chaotique de cette période presque oubliée, que Rui Canario considère avoir laissé pourtant « un patrimoine très riche, qu’il faut récupérer et valoriser ». La réflexion sur la formation des adultes, très souvent source d’innovation, l’expérience de la démocratie directe, un choc émerveillé pour ceux qui ont vécu leur jeunesse dans les années de dictature, sont des éléments importants de l’héritage de l’école portugaise. L’atteinte à la démocratie est sans doute la principale cause du mécontentement des enseignants qui s’exprimait récemment dans des manifestations très massivement suivies.

 

En Hongrie, l’empilement des héritages

On retrouve dans l’évolution de l’école hongroise décrite par Ivan Bajomi, les difficultés liés à un contexte politique très marqué par des ruptures violentes. Après la prédominance du modèle allemand et la création d’un conseil de l’éducation reflétant sa tendance centralisatrice, l’influence soviétique se marque dans l’hégémonie de la pensée et l’interdiction d’associations professionnelles ou syndicales. Après 1980, le modèle éducatif change encore une fois brutalement pour se rapprocher du modèle anglo saxon, libéal et décentralisé. En 1985, la loi sur l’éducation confère la liberté pédagogique aux enseignants et le choix des écoles aux parents. Depuis 1990, les différents régimes ont apporté de nombreux changements, sans se donner le temps de la réflexion, ni les conditions de mise en œuvre. Le contexte économique très difficile a fait peser des menaces de licenciement et les écoles ont dû se transformer pour continuer à accueillir suffisamment d’élèves. Le balancier n’a cessé de passer de curricula contraignants à une plus grande autonomie des écoles et retour. Les résultats de Pisa 2000, le souci d’une assurance qualité dans les enseignements ont eu des impacts non négligeables. Les enseignants n’ont marqué que peu de résistances à ces changements. Peu aidés et peu écoutés, ils ne prennent part au débat que de manière consultative. De plus le discours sur la diversification des écoles publiques cache aussi le souhait de voir exister des filières pour les enfants des classes moyennes ou aisées, alors que le secteur privé n’existe pas.

 

 

Contributions des intervenants accessibles sur

http://www.ciep.fr/ries/colloque-2009/atelier-A.php

 

 

 

Commentaires

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avijedanesh à 05/05/2020 14:30

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avijedanesh à 12/05/2020 12:14