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En rire ou en pleurer ?? Moi, je préfère en rire. 
Ca y est, je suis sur les Champs Elysées, devant l'hôtel des Champs Elysées. C'est un hôtel cinq étoiles, avec bar, salon, casino, piscine, sauna, jacuzzi, cinéma, coiffeur, boutiques de chaussures, vêtements et maroquinerie. Je suis souvent passée devant sans jamais y entrer, mais aujourd'hui c'est le grand jour. Je dois rencontrer plusieurs hommes avec qui j'ai discuté sur internet, et ces rencontres sont prévues à l'intérieur de cet hôtel. J'entre donc et me dirige vers la réception. Je demande où se trouve le bar à un jeune homme tout juste diplomé. Il m'indique comment y aller : je dois prendre à gauche de la réception, tout droit jusqu'au bout du couloir, tourner à gauche jusqu'à l'ascenseur, le prendre, monter au sixième étage, sortir de l'ascenseur, prendre le deuxième couloir à droite, puis le cinquième à gauche... Evidemment je me suis perdue... Au bout d'une heure, je parviens enfin devant une porte, marquée sur le devant d'une plaque en or. On peut y lire "Bar". J'entre et me dirige vers la table où un homme portant une rose blanche à la boutonnière, sirote tranquillement son martini. Je m'assois en face de lui et commande un whisky-coca. Il a les cheveux roux et bouclés, d'énormes lunettes rondes, des taches de rousseurs jusqu'aux oreilles, et des poils sortant des narines.
- Bonjour, vous êtes Henri ?
- Exact, c'est exact ! Vous devez être Amandine.
- Oui.
- Pouvons-nous nous tutoyer ?
- Oui, mais tu sais, pour moi, la beauté est un don, et Dieu ne t'en a pas fait cadeau.
Sur ce, je me lève et retourne non sans mal à la réception. Je demande alors où se trouve la piscine. Même difficulté, j'y arrive une heure et demi plus tard. Je vais dans les vestiaires, me change et me dirige vers un homme qui porte, lui aussi, une rose blanche, mais cette fois coincée dans ses lunettes de bain. Je l'aperçois de dos.
- Bonjour, vous êtes Jacques ?
Il se retourne.
- Ou-ou-oui, vou-vous êtes Aman-man-mandine ?
Il ne parle pas, il postillonne. Et en plus il bégaye. Mais ce n'est pas tout, je me trouve en ce moment même en face d'un homme d'une soixantaine d'années, qui me crache dessus, et croit qu'il me plait. C'en est trop. Y a-t-il un seul homme qui a été honnête avec moi sur son physique ? J'en doute. Je cours vers la sortie et remarque que le maitre nageur porte une rose blanche, mais cette fois dans sa bouche, à la façon d'un coureur de jupons. Je m'approche.
- Bonjour, vous êtes Thomas ?
- Ouai, vous êtes Amandine ?
Je découvre avec bonheur que celui-ci est beau, ne postillone pas, ne bégaye pas et n'a pas de poils sortant du nez. Il me regarde d'un air attendri et je ne peux que fondre à ses pieds.
Il faut plutôt en pleurer...

Il était tard à présent. Une heure ? Deux heures ? Peut-être plus... Ca n'avait pas d'importance... Plus rien n'avait d'importance à présent. Carlie rentrait à son hôtel, après cette fête inutile qu'avait donné son amie, elle avait ri, rien que pour donner le change, toute la soirée, harcelée des rires de ses amis, ça lui avait fait tant de mal de rire... Elle était fatiguée, fatiguée... Ses pas lourds la portaient dans la rue jusqu'a l'entrée éclairée du bâtiment. Elle savait bien que boire n'était pas la solution, mais où trouver le réconfort alors ? Plus dans ses bras en tout cas... Elle avait bu, bien trop bu. Titubant à travers le hall immense sous le regard réprobateur du réceptionniste à moitié endormi, elle ouvrit les portes de l'ascenseur et appuya sur le bouton du 12ème. Les portes refermées, elle s'affala sur le plancher. Voyant les étages défiler sur le cadran, elle repensa à tout ce qui lui était arrivé de bien et de mal, elle repensait à sa vie. Elle devait avoir l'air si pathétique... là, écroulée sur une moquette qui devait maintenant valoir plus cher qu'elle... C'était ça le problème avec l'alcool, il y avait toujours un moment où il ne vous faisait plus rire et où la brume qui enveloppait les mauvaises pensées se dissipait. Elle commença à se repasser cet instant dans sa tête, encore et encore. Toujours plus abominable, à chaque fois plus insupportable, elle ne pouvait pas oublier, elle n'arrivait pas à tourner la page. Elle ne voyait pas comment y arriver tout simplement. C'était devenu trop dur, elle ne voyait plus qu'une seule issue... Dans le tiroir de sa commode l'attendait un revolver chargé, elle ne se souvenait plus pourquoi elle l'avait amené, sans doute avait-elle pressenti qu''elle en arriverait là. La porte de l'ascenseur s'ouvrit enfin. Se relevant tant bien que mal, elle déchira sa robe au passage et entrepris la traversée du couloir jusqu'à sa chambre. Arrivée devant la porte elle tourna instinctivement la poignée et une demi-seconde ce geste lui parut absurde car la porte devait être fermée, mais celle-ci s'ouvrit tout de même. L'esprit trop préoccupée elle n'y fit pas attention, une chose lui importait : en finir, le rejoindre à jamais. En entrant, la pièce était plongée dans le noir et elle s'agenouilla près de la commode en face du lit, elle pensa alors à tout les gens qui l’aimait encore dans ce monde… Helen, Kate… Charlie son meilleur ami… Ils l’avaient tous tant soutenu, mais ne pouvais plus rien pour elle.

Elle ouvrit alors le tiroir et commença à chercher le revolver, mais ne le trouvant pas elle poussa un cri de rage et de désespoir, c’est alors qu’un gémissement étouffé provint du lit, se retournant brusquement, elle entendit la voix d’un homme marmonner un « qui est là ? », la lumière s’alluma, et se rendant compte de son erreur, elle fondit en larme, petite chose honteuse, désespérée et ruisselante au milieu de la chambre d’un inconnu. L’homme en question vint près d’elle, semblait ahuri par la situation mais la porta jusque sur le lit en lui demandant si tout allait bien. Elle s’endormit en larme dans ses bras.

Le lendemain matin, elle ouvrit les yeux avec l’impression qu’un 15 tonnes l’avait percutée. Une odeur de café la fit émerger complètement et l’instant d’après un beau jeune homme s’assit près d’elle une tasse à la main. « Est-ce que sa va mieux ? » dit-il. Elle prit conscience de ce qui s’était passé et de ce qu’elle avait failli faire la veille. Se levant brusquement, Carlie courut jusqu’au miroir de la salle de bain et eu une vision d’horreur : ses cheveux blond peroxydé ressemblait à de la paille mâchonnée, son mascara avait coulé laissant de grosse marque noir sur son visage pâle et creusé, par dessus des cernes de fatigue. Elle était complètement débraillée et sa robe était déchirée au niveau de la hanche.

L’homme arriva derrière elle et la regarda d’un air désolé puis il dit : « Alors est-ce que tu te décides à me raconter comment t’en est arrivée là où est-ce que je dois appeler l’hôpital ? T’as pas tellement l’air bien ! », Le type la regardait avec une moue moqueuse presque provocante, il était le genre d’homme qu’elle aimait, brun, style « rockeur sexy et torturé » comme elle disait. Elle soupira et commença son récit, même si la situation – raconter sa vie dépourvu de sens à un inconnu - lui paraissait étrange, elle n’avait rien à perdre, elle se dit que ça lui ferait peut-être du bien…

« Je m’appelle Carlie Jones, j’ai 19 ans et j’ai perdu toute raison de vivre un peu plus d’un an, et je n’ai pas toujours eu cette tronche de fantôme ignoble. » commença-t-elle. « J’ai grandi dans une famille avec 5 frères, c’était une enfance heureuse, quand j’ai eu 14 ans on m’a envoyé dans un institut spécial, c’était une sorte d’internat cool où on privilégiait les talents artistiques, moi je jouais de la guitare depuis l’âge de 4 ans et j’étais douée… J’ai connu mes premières fêtes, l’alcool, les amis, puis Jack… » Prononcer son nom lui tordit le ventre. « Il avait 2 ans de plus que moi, j’en suis tombée amoureuse dès l’instant où je l’ai vu chanter sur scène… J’avais 16 ans et avait déjà connu beaucoup plus de déception amoureuse que tu ne peux t’imaginer… Dès lors je n’ai vécu que pour lui, on s’aimait réellement. Mais on était jeune et la vie était faite d’amour, de rock’n roll… et de drogues. Il m’avait demandé de l’épousé deux an plus tard, j’avais dit oui, et le soir où je suis retourné à notre appart pour… » Elle recommença à pleurer « Je l’ai retrouvé sur le canapé, il était mort d’une overdose d’héroïne… » Elle prononça le dernier mot dans un souffle, le type la regardait toujours avec cette expression singulière, tandis que les images, encore une fois défilait dans sa tête…« Après ça, ça a été la descente aux enfers, je ne m’en suis jamais remise, je n’ai jamais plus touché à la drogue  mais la vie est devenue trop dure sans lui car en réalité ma seule véritable drogue n’a jamais été que lui. J’y arrivais plus… Hier si je ne m’étais pas trompé de chambre… je… j’avais un revolver… j’aurais pu retrouver Jack… » Le type dit alors « Je m’appelle Ryan, et ma vie n’a jamais été vraiment facile non plus… » Il la serra alors dans ces bras.

Un lien étrange les unissait, sans savoir pourquoi elle avait l’impression de le connaitre depuis toujours, par le plus grand des hasards il lui avait en quelque sorte sauvé la vie cette nuit là. Ils parlèrent toute la journée, jouèrent de la guitare car il était lui aussi musicien de passage, dans cette chambre, elle, elle se déchargea de tous ce qu’elle avait contenu depuis, lui, il lui confiait ses projets, sa vie, ses rêves, il la regardait avec des yeux pétillants… Ils finirent par repartir ensemble de cet hôtel.

Cinq mois plus tard, Carlie et Ryan était installés ensemble, elle n’avait pas cru à ce conte de fée, elle n’avait pas cru qu’il lui serait à nouveau possible de vivre, qu’il lui serait à nouveau possible d’aimer et de se reconstruire peu à peu. Il l’apaisait et soignait ses anciennes blessures, lui-même en avait bavé, ils étaient tout deux des écorchés de la vie comme on dit. Un soir pourtant dans la salle de bain, Ryan entendit Carlie crier, il accourut, elle lui dit « Je suis enceinte ». Ils étaient alors comblés, Carlie encore fragile ressentait cependant une sorte de malaise… Elle avait si peur que tout s’écroule une seconde fois… Les mois passèrent et son ventre grossis. Mais un soir d’hiver où ils se promenaient tous deux, leurs rires insouciants résonnant en traversant la rue, il ne fit pas attention, elle continua à avancer, lui se pencha pour ramasser son écharpe tombée, sans se retourner elle continua de chanter en avançant, elle ne fit pas attention, il n’entendit pas… le camion, la vitesse, le choc… le noir…

Carlie se réveilla à l’hôpital, elle essaya de se remémorer les événements passés, ce fut le docteur qui éclaira sa mémoire, mais elle aurait préféré ne pas se rappeler… Ryan avait été percuté par un camion qui roulait trop vite, sous le choc elle s’était évanoui et avait perdu le bébé, Ryan était dans le coma et ne se réveillerait jamais… Tout ça avait un affreux goût de déjà vu, comme une roue du sort abominable qui la ramenait toujours au même point, comme si elle était le pion d’une main cruelle qui renversait sa vie d’un simple doigt, elle se sentait si vide à présent, ne ressentait plus rien, elle avait dépassé ce stade, plus rien n’avait d’importance, plus rien ne la retenait.

Le docteur ferma la porte de la chambre, elle, ouvrit la fenêtre par laquelle s’engouffrait le vent de l’hiver, le vide en bas, libérateur… elle sauta.

le pere nOël est choqué =O
Après une soirée bien arrosée, le Pere noël rentre à son hotel et se trompe de chambre ...
Le vieux homme tombe nez à nez avec 1 de ces petits lutins qui était en compagnie d'une très charmante fille ...
C'était le meilleur amie de Rudolfe  (le reine au nez rouge)
avec la Mère noël ...
Le père noël les vayant en pleine action(...) fit une ataque
sans que les deux amants le remarque ...
Le lutin ne trouvant pas de préservatif a sa taille
( tous trop grands =P) ...
Malheuresement fin d'année 2008 désastreuse pour tous les acteurs de nOël ...
Il n'y aura pas de cadeaux pour les enfants car le pere nOël est mort ...
La mere nOël est enceinte du meilleurs amis de rudolfe ...
L'héritier du pere nOël doit attendre 9 mois avant de commencer la préparation du nOël 2009...
Amnésique.

Mes idées devinrent vite floues. La tête me tournait. Je regardais autour de moi, tout le monde s'amusait sans ce soucié du lendemain. Je quittai péniblement la piste de danse. Décidément les hauts talons n’étaient pas pour moi. Je m'assis au bar et un serveur à l'allure de junky s'approcha:

« - Je vous sert quoi ?

- Un verre d'eau et de l'aspirine. Soufflais-je.

- Tout de suite. »

Après 10 minutes à lutter contre la fatigue et l’horrible gout de l’aspirine dans ma bouche je décidais de prendre un taxi à la sorti de la boite. Je ne pris même pas la peine de saluer mes amis tant mon état était catastrophique.

« - Je l’emmène ou la petite dame ?

- A l’hôtel Isis, 25ème rue.

- Bien.»

Le chauffeur n’essaya pas de faire la conversation. Je lui en fus reconnaissante. Je ruminais dans mon coin. Pourquoi dont le sort s’acharnait sur moi ? Je gardais cette question dans un coin de ma tête, j’y réfléchirais plus tard. Le trajet fut long et pénible pour mon estomac. Arrivé à destination, je lui donnai un ou deux billets pour la course et descendit avec nonchalance du taxi.

« - Bonsoir Madame Smith. -La voix sourde et grave du portier me fit sursauter.-

- Oh ! Bonsoir Alfred. »

Le hall me parut bien plus grand que d’habitude. Je levais la tête, tout tournait à une vitesse affolante. J’avançai lentement, mes jambes ne réussirent pas à me porter plus longtemps, m’écroulant sur le carrelage brillant ma vue se brouilla. J’avais comme un voile devant mes yeux, qui ne me permettaient pas de voir avec précision la scène. Soudain, j’entendis des voix puis des pas sourds, qui résonnait si fort que je cru que ma tête allait exploser. Ils s’approchèrent de moi.

« - Madame Smith ? Vous allez bien ? -Question stupide Alfred.-

- Je crois quel à un peu trop bu. -Le réceptionniste.-

- Oui, j’en suis même sur. -Très drôle.- Le numéro de sa chambre Davis.

- Hmm… C’est la 23.

Ce qui restait de ma lucidité me permit d’ouvrir la bouche. Malheureusement ce ne fut pas une réussite.

« - Elle a dit quelque chose non ? -S’inquiéta Davis.-

- Surement. Mais elle n’a pas les idées claires.

- Si. Je vais très bien. Laissez-moi.

- Mademoiselle si…

- Non, je… Je vais bien.»

J’entendis au loin le rire enfantin de Davis. Maintenant je me tenais debout grâce à Alfred, mais mes chaussures avaient quittées mes pieds. Il ne restait plus grand-chose de ma dignité à présent. En titubant et soutenu par la poigne ferme de mon portier préféré j’arrivai sans encombre aux niveaux des ascenseurs. Je me raclais la gorge.

« - Merci pour votre aide Alfred.

- De rien. -Répond-t-il sur le même ton.-»

Mes jambes s’entremêlèrent et le rire cristallin de Davis reparti de plus belle, Alfred me retint de justesse et étouffa un rire malgré le comique de la situation.

« - Bonne soirée. »

Lentement les portes de l’ascenseur s’ouvrirent. Deux rangés de boutons lumineux se dressaient devant moi. Vingt étages. Hallucinant. Et tout d’un coup je perdis la mémoire. Le numéro de ma chambre ? L’étage ? Dans le doute j’appuyais sur le bouton du 13ème étage. L’ascenseur émit un bruit de protestation puis s’élança dans un grand brouhaha mécanique. Arriver à l’étage je regardais à droite puis à gauche et renouvela l’opération cinq fois. Le couloir de droite me rappelait vaguement quelque chose. Troisième porte à gauche. Le numéro sur la porte me parut illisible. Nerveusement je fouillais dans mes poches pendant 10 minutes. Tant bien que mal je passai mon badge dans le lecteur. Négatif. J’essayais encore une fois. Le voyant rouge persista.

« - Vive la technologie ! Maugréais-je entre mes dents.

- Ma pauvre petite dame. Je vais vous ouvrir moi. »

Une femme de ménage c’était approché sans que je m’en aperçoive. Tout de suite j’éprouvai de la sympathie pour elle. Son visage rond était tout rouge à cause des efforts que lui imposait son rythme de travail. Son visage se fendit d’un grand sourire sincère remplis de compassion et de gène à la fois.

« - Oh...

- Ces machines sont défectueuses parfois.

- Oui. Merci. Vraiment merci.

- De rien. Reposez-vous bien surtout.»

Elle ajouta quelque chose mais déjà la porte se refermait d’elle-même. La chambre était dans le noir complet. Je cherchais à tâtons l’interrupteur. A ma grande surprise il se trouvait à l’opposé de ce que je me rappelais. Je mis sa sur le compte de l’alcool et de la fatigue. La lumière m’aveugla, j’appuyai encore une fois sur l’interrupteur. L’obscurité était mon meilleur allié pour l’heure. J’avançais lentement, mes pas étaient hésitants. Je reconnu la forme grossière du lit au fond de la pièce qui, bizarrement, paraissait plus grande que dans mes souvenirs. Une douleur fulgurante dans la jambe me stoppa dans mon élan.

« - Ah ! Zut !»

L’angle de la table basse m’avait pris de court. J’allais avoir un magnifique hématome le lendemain, mais pour l’heure je m’en fichais comme de l’an 40. La seule chose à laquelle j’aspirais pour le moment était de m’allonger et de dormir. Lorsque mes mains trouvèrent enfin le lit je les laissais glissés sur toute la largeur pour enfin m’y allonger. J’avais vite fait de fermer les paupières. Je repensais une dernière fois à la chaleur que procure l’amour, le corps de l’être que vous aimer à vos cotés. Ce souvenir était si loin, j’avais du mal à retrouver les sensations de ces instants magiques auquel je n’avais plus droit. Le froid et la solitude étaient mes deux seuls compagnons à présent. Mes larmes coulèrent en silence tandis que je sombrais dans l’inconscience.

« - Pourquoi… Pourquoi…» Et mes yeux  se refermèrent sur ses idées noires…

Un peu plus tard le bruit de la serrure me parvint puis j’entendis des murmures. Des bruits de pas étouffés par la moquette venant vers moi. De grandes mains chaudes me secouèrent doucement par les épaules.

« - Mademoiselle. Mademoiselle, réveillez-vous. 

- Quoi… Qui êtes-vous ? Que faites vous dans ma chambre ? »

Le visage du géant se tenant en face de moi me rappelait quelqu’un, mais ma mémoire ne m’était pas revenue. A l’expression de son visage on aurait dit qu’il venait de voir un revenant. Puis une seconde expression que je ne  reconnu pas tout de suite se figea sur son visage. Quelques secondes s’écoulèrent, j’en profitai pour regarder autour de moi. Et tout de suite je compris. Ce n’était pas ma chambre. J’étais assise sur le lit quand l’étranger me pris par la taille et enfoui son visage dans mon ventre. Et puis il fut pris de spasme de plus en plus fort, ses larmes roulaient sur ma robe. Je ne comprenais plus rien. Pourquoi cet homme pleurait ? Je m’étais juste tromper de chambre, rien de très bouleversant.

« - Monsieur ? Monsieur ? Vous allez bien ? Je me suis juste tromper de chambre.

- Tu… Tu… Tu ne me reconnais dont pas ?

- Euh je suis désolé. Je devrais ?

- C’est moi. C’est Kale. »

C’était impossible, surement une mauvaise plaisanterie. Pourtant au fond de moi j’avais envi d’y croire, une lueur d’espoir essaya de s’immiscer dans ma tête, je la fis taire, je ne souhaitais pas revivre cette épreuve encore une fois, c’était au dessus de mes forces. Soudain, je pris conscience du  malaise que je ressentais, la pièce était entièrement blanche, d’un blanc immaculée à l’inverse de la mienne. Une énorme tache rouge avec quelques éclaboussures se dressait sur le mur en face de moi. Plusieurs meubles étaient à terre et le miroir de la salle de bain que j’entrevis était brisé. Des trainées de sang provenant du coté gauche du lit -donc du mur en face de moi- partaient en direction de la porte puis s’arrêtaient à mi-chemin. L’angoisse m’envahit, et une sensation de déjà vu m’assaillit, j’étais habituée à ce genre de situation. Mais sa ne pouvait pas, je n’arrivais pas à y croire. J’avais dormi sur une scène de crime. Des frissons glacés parcoururent ma colonne vertébrale. L’homme continuait de pleurer, son contact était chaud et doux ce qui était étonnant car il tenait fermement ma taille, comme si il craignait que je m’en aille. Ses deux sensations s’alliaient à merveille. Je retrouvais une certaine familiarité quand il approcha son visage du mien. Son souffle sur ma peau me fit tressaillir, il le sentit.

« - N’ai pas peur. Je ne te ferais pas de mal.

- Je n’ai pas peur. Mais vous n’êtes pas Kale, c’est impossible et puis vous ne lui ressemblez que très vaguement. Et qu’est-ce que c’est que cette mise en scène ?

- Je… Je ne peux pas t’expliquer. Il faut qu’on parte d’ici, c’est dangereux de rester.

- Pardon ? Et pour aller ou ? Je ne vous connais même pas.

- Si. Plus que tu ne le pense. »

Alors là pour le coup j’étais totalement perdu. En moins de temps qu’il faut pour le dire j’était déjà debout. Il me souleva doucement me tenant contre lui et avança vers la sortie. Au moment où on s’approchait de la porte la fenêtre se brisa en mille morceaux. Il se recroquevilla sur lui-même pour me protéger des éclats de verres. Plusieurs hommes vêtus entièrement de noir nous menaçaient avec leur arme. Le soit disant Kale réagit tout de suite.

« - Cours. Cours tant que tu peux. Ne t’arrête jamais. Ne regarde jamais derrière toi.

- Quoi ? Mais pour…

- Cours !! »

Je me mis donc à courir. J’entendais derrière moi la fusillade, et le vent s’engouffrant dans la chambre. Mon sang battait dans mes tempes, la tête me tournait, et mon adrénaline monta en flèche. J’avais peur. Je n’avais pas peur pour ma vie. J’avais peur pour cet étranger, je ne voulais pas qui lui arrive de mal, j’étais comme liée à lui. La porte de la cage d’escalier se dressa devant moi, je les dévalais avec empressement. Quelques mèches de cheveux me brouillait la vue, ma respiration s’accéléra mais resta constante. Je réagissais au quart de tour, je remarquais tout les détails, la moindre échappatoire, tout ce qui pouvait être nécessaire à ma survie. J’avais l’impression que le monde tournait au ralenti. J’entendis une porte claquée puis quelques coups de feu. Par instinct je me cachai derrière un chariot de linge sale qui trainait dans un couloir du 5ème étage. J’attendis que les bruits de pas deviennent une rumeur. Je vérifiai que personne n’était à l’horizon puis sorti vivement de mon refuge comme une fugitive en cavale. Je me remit à courir mais quand je passai devant un couloir perpendiculaire une main se referma sur ma bouche et m’entraina dans une remise.

« - Ce n’est que moi. Ne cris pas. »

A cet instant mon cœur arrêta de battre la chamade pour repartir de plus belle quand je me rendis compte qu’on était enlacé l’un à l’autre. J’eu un mouvement de recul.

« - Oh…

- Désolé c’est que… Je n’ai plus vraiment l’habitude.

- Ce n’est rien.

- Hmmm. Alors vous m’expliquez ?

- C’est une très longue histoire.

- Vous êtes pressé ? Parce que moi non.

- D’accord. Mais d’abord est-ce qu’on pourrait se tutoyer ?

- Euh oui. Alors vous… Tu m’explique s’il te plait ?

- D’abord de quoi te souviens-tu ? Je veux parler de moi enfin de Kale si tu préfère.

- Eh bien j’ai été marié pendant deux ans à l’homme de ma vie quand on a eu un accident de voiture il y a huit mois. Il… Il est mort sur le coup. Je suis resté en convalescence pendant cinq mois. Puis on m’affecte dans un nouveau service à mon travaille et on me demande de venir pour un congrès a Seattle. Je me trompe de chambre et vous… tu apparais et prétend être Kale.

- Tu es amnésique je parie.

- Oui. Euh je n’ai aucun souvenir des deux années précédent l’accident… »

Il prit mon menton dans sa main me forçant à lever la tête. Ne plus se souvenir des deux meilleurs années de ma vie était déjà assez éprouvant comme ça, je ne voulais pas repenser à cette période noire de mon existence.

« - Je t’en prie ne pleure pas. »

Pendant cinq longues minutes aucun de nous deux ne rompit le silence.

« - Il y a deux ans on c’est marié. Tu étais agent immobilier et moi chef de la sécurité à la maison blanche. Un jour le Président m’a convoqué, j’avais déjà travaillé dans les services secrets, il m’a demandé de les réintégrés. J’ai refusé. Je ne voulais pas te mettre en danger. Puis il m’a dit qu’il t’avait déjà parlé qu’il connaissait ton passé et qu’il souhaitait avoir des agents de liaison sur le terrain. Je lui ai dit qu’on allait en parler, tu étais enchanté par l’idée. Je me rappellerais toujours de ce sourire que tu me gratifiais et des yeux doux avec lesquels tu me manipulais à merveille –il eu un petit sourire narquois-, je ne pouvais pas te dire non. Puis on a été engagé dans les services secrets des Etats-Unis pour une durée indéterminée. 

- Hmmm. Qu’est-ce que tu entends par mon passé ?

- Eh ben  tu réagis bien. Je pensais que tu allais piquer une crise d’hystérie.

- Pour quoi faire ? Alors mon passé sa veut dire quoi ?

- Ok. Enfaite ton père était Inspecteur au FBI. Il ta tout enseigné, l’art du combat, la psychologie pour étudier ton ennemis, et l’instinct de survie. Il voulait que tu sache te débrouiller en cas de coup dur.

- On… On m’a dit qu’il était à la retraite ! Mais il est bien mort d’une crise cardiaque pendant que j’étais dans le coma, non ?

- Oui, c’est vrai.

 - Pourquoi m’avez vous mentis ? Pourquoi m’avoir inventé un passé ?

- Parce que ça à mal tourné.

- Comment ça mal tourné ?

- Le gouvernement  c’est retourné contre nous. Une sale histoire que je voulais t’épargné et te permettre de retrouver une vie normale.

- Ma vie était et est à tes cotés ! »

La je frôlais l’hystérie. J’étais tellement en colère. Pourquoi voulait-il me protéger je n’avais besoin de personne, d’aucune protection, juste de lui quitte à avoir des meurtriers à nos trousses.

« - Donc tu reconnais que c’est moi ?

- Je n’en sais rien. Tu es censé être mort. J’ai… Je…

- Je sais. Mais c’est moi. J’ai changé, c’est sûr, mais sans sa je serais surement mort, il le fallait.

- Kale… »

Mes yeux brillaient de larmes. C’était un miracle. Il était là, juste devant moi. Ma main partis toute seule. Un bruit sourd retentis, je suis sur que j’ai plus souffert que lui. Sa joue était rouge vif, il ne broncha pas. Puis dans une pulsion je me jetai dans ses bras. Je l’embrassais partout ou je pouvais jusqu'à que mes lèvres trouvent les siennes. Il me rendit mon baiser. Un feu nous consumait depuis si longtemps tout les deux, il était temps. Et puis d’un coup il explosa. Je perdis le contrôle de mes gestes. Mon désir était tellement fort. Mes mains l’explorèrent ouvrant sa chemise laissant apparaître son torse. Il irradiait une telle chaleur. Mes doigts se perdaient dans ses cheveux dorés. Pendant un moment il s’abandonna à ce brasier me serra plus fort contre lui, ce laissant aller, abandonnant sa retenue puis il ce ressaisit ce souvenant du danger de la situation.

« - Il faut partir.

- Encore.

- Oui, encore une fois.»

On ne les avait pas entendus approcher. La porte s’ouvrit brusquement dévoilant quatre hommes armées jusqu’aux dents. C’était ma faute. Si je ne me serais pas trompé de chambre il serait en sécurité maintenant. Dans un réflexe j’essayais de me placer devant lui. Il me retint.

« - C’est trop tard.

- Mais…

- Je t’aime Mel, quoi qu’il arrive.

- Je t’aime aussi Kale. »

Puis je fermais les yeux, laissant le soin à nos adversaires d’en finir. Du moment qu’il était là, du moment que je sentais sa paume dans la mienne tout irait bien quoi qu’il arrive.

Fin.

Anahysse

 

~La légende de le chambre 1028~ (comique)

Stefan dit Steph, jeune homme de 21 ans, grand musclé avec les cheveux blonds, sortait d'une soirée entre amis où il avait un peu abusé sur l’alcool. Il se fit raccompagner par ses amis jusque l'entrée de son hôtel. Un hôtel 4 étoiles bien sur, car Stefan détestait dormir dans un hôtel bas de gamme, et puis comme il était le fils de John Waylter qui possédait l'une des plus grandes entreprises de pub au monde, il n'avait pas de soucis à se faire sur le prix que ça lui couterait. A vrai dire il ne regardait même pas le prix quand il se payait quelque chose. Quand il aimait, il achetait. C'était sa vision des choses.

Avec beaucoup de mal, Stefan descendit de la voiture. Il remercia ses amis et la voiture partis en trombe. Stefan resta la ébahis puis il tituba et entra dans son hôtel. Il prit un long couloir et rentra dans l'ascenseur et une incertitude le pris au moment d'appuyé sur le bouton. Vivait-il au 7ème ou au 8ème étage? A moins que ce ne soit au 6ème.

-Merde! Maugréa t-il

Il aurait dû moins boire ce soir. Il se décida enfin à appuyer sur le 6. L'ascenseur monta puis les portes s’ouvrirent sur un long couloir donnant sur une vingtaine de chambres. Le même couloir que l'on pouvait retrouver à tous les étages...

Stephan tenta sa chance, il regarda le numéro des chambres : 1024, 1026,1028... Il s'arrêta devant la 1028. Il se souvenait qu'il y avait un 8 dans son numéro de chambre. Il fouilla dans sa poche pour chercher sa clé mais il ne la trouva pas. Mais où avait-elle bien pu passer... Il avait du l'oublier dans le bar où il avait fêté la soirée. Il soupira... Ce n'était vraiment pas son jour de chance... Avec un geste de désespoir il actionna la poignée... et la porte s’ouvrît!!! Il avait du oublié de refermer la porte quand il était parti!! Il entra dans l'appartement et ne prenant même pas le temps de se dévêtir, il se coucha dans le lit et s'endormit aussitôt.

Plus tard dans la nuit, la vraie propriétaire de la chambre 1028 rentra chez elle, elle avait 20 ans, brune avec des lunettes de marque.

-C'est toi chéri? Tu rentres tôt pour une fois, et tu as encore oublié de fermer la porte! N'entendent pas de réponse, elle supposa que celui-ci dormait déjà alors pour ne pas le réveille elle n'alluma pas la lumière. Elle se déshabilla et entra dans le lit et ferma les yeux aussi tôt.

Vers 6h du matin le mari, revint chez lui, il venait de tromper sa femme pour une énième fois. Quelle sotte se dit t-il en pensant à sa femme, elle ne se doute jamais de rien, et se serait toujours comme ca. Il eut intérieurement un petit rire sadique.

Il ouvrit la porte de l'appartement, entra dans la chambre et... Un sursaut de surprise le pris : sa femme était avec un autre homme dans le même lit!!! Il voulu crié mais ne pouvait plus. Il resta sans voix : il c'était fait avoir, la victime n'étais plus elle mais lui. Il laissa tomber sa valise et dans un hélant de désespoir et de fureur il fonça dans la cuisine et ressortit un couteau à la main pour tuer sa femme et son amant.  Mais à cet instant le téléphone sonna. Le mari courut pour décrocher pour ne pas que la sonnerie ne réveille ses cibles. Mais malheureusement il trébucha contre sa valise qu'il avait fait tomber par terre. Il fit un vol plané de 3 mètres et  s'écrasa contre la fenêtre qui vola en éclat et l’homme passa par dessus et tomba dans le vide pour s'écraser  la tête la première dans un buisson. Le cri de stupeur qu'avait fait le mari en tombant réveilla les 2 autres encore dans leur lit. La femme était enfaite atteinte d'une maladie mental qui la faisait  devenir amnésique et ne se souvenant pas qu'elle eu un quelconque mari proposa à Steph qu'elle trouvait très séduisant, un rendez-vous galants alors que celui ci venait de lui expliquer qu'il s'était malencontreusement trompée de chambre, qui était enfaite la chambre 1068 au 7ème étage. Il accepta le rendez vous sachant que le destin l'avait amené à rencontrer cette jolie célibataire.

Une année plus tard ils décidèrent de se marier.

 
 
 
 Une rencontre qui tue.

" Justine, papa et moi allons divorcer. "

Justine se repasse la phrase en boucle dans la tête, pensant s’habituer à l’idée, mais la douleur est là, tenace, bloquant sa respiration.

Elle s’assied à son bureau et regarde l’écran de son ordinateur d’un air rageur. Sur l’écran une fenêtre apparaît : Bogomatassalaille est connecté.

Lui, lui seul pouvait la comprendre. Justine lui raconte tout, comme elle le fait depuis des mois déjà, quand sa grand-mère est morte et que ça meilleure amie l’a trahi avec cette peste de Carine.

Bogomatassalaille :

" Eh, ben, ça a pas l’air d’être la joie.

Justine :

- Bof, je commence à avoir l’habitude que personne ne me demande mon avis pour ruiner ma vie.Déjà le mois dernier, quand Nicolas m’a lâchée pour Sandrine, cette fille tellement sympa ! j’ai failli craquer, tu te rappelles ?

- Oui je me rappelle. Moi je te comprends. Et pour te remonter le moral, j’ai une idée : tu as quelque chose de prévu demain? 

- Non j’ai rien de prévu.

-Je te propose qu’on se voie à la patinoire. Ça te va ?

- D’accord. A quelle heure ?

- Vers 3h.

-Ça me va alors à demain !

-Super! À demain

Comme prévu, Justine est à 3h à la patinoire et commence à attendre.

Au bout d’un moment, elle voit apparaître un homme d’une trentaine d’années à l’air inquiétant, mais n’en tient pas compte. Il s’approche et entame la conversation. Justine, mal à l’aise, essaie de lui faire comprendre qu’elle attend quelqu’un. Il lui répond alors qu’il est bogomatassalaille et que c’est lui qu’elle attend. S’imaginant rencontrer un garçon de son âge, elle comprend son erreur et prend peur devant l’air menaçant de l’homme. Elle fait volte face et commence à s’éloigner, mais il la rattrape par le bras et l’entraîne jusqu’à sa voiture située à l’écart. La terreur la rend muette. Sans ménagement, il la bâillonne et la ligote.

Il démarre en trombe et roule pendant 2 heures pour s’arrêter enfin au milieu d’une forêt. Là, il la fait descendre et lui enlève son bâillon. Elle hurle de toutes ses forces, mais en vain. Il la prend et la couche sur le sol. Elle se débat comme elle peut mais il est plus fort qu’elle. Avec un sourire dément, il sort un couteau et frappe encore et encore jusqu’à se que tout s’apaise…

Le lendemain dans le journal un article raconte qu’une jeune fille vient d’être retrouvée morte, sauvagement assassinée, dans la forêt de Cheviny.

Laura et ses malheur...   
Il est déjà 6h du matin, Laura vient de fêter ses 20 ans, c'était une soirée bien arrosée avec tous ses amis. Après qu'ils soient tous partis, elle tituba longtemps avant de retrouver l'hôtel qu'elle avait réservé. Au bout d'une heure, et après s'être fait abordé au moins 10 fois pas des jeunes qui se soûlait un peu partout dans la ville (on était le 14 juillet) elle retrouva l’hôtel . Elle commença à monter les marches pour aller à sa chambre, une fois arrivé devant la porte n°269, elle entra, commença à enlever ses chaussures quand elle entendit du bruit dans la sale de bain. Elle prit peur (Laura était très trouillarde) et dévala les escaliers (montés avec difficulté quelques minutes plutôt), et sortit dehors terroriser par les bruits qu’elle venait d’entendre… Après avoir reprit ses esprits, elle décida de remonter pour aller voir ce qu’il y avait dans la sale de bain. Mais à sa grande surprise la porte d’entrée ne voulait plus s’ouvrir, et là elle se souvint que la directrice de l’hôtel l’avait prévenu, par mesure de sécurité la porte ne pouvait s’ouvrir qu’une fois pour qu’elle rentre, et qu’ensuite elle serait fermée jusqu'à 8heures le lendemain matin. Face à cet imprévu elle se mit à pleurer à chaudes larmes (comme elle le faisait souvent dans ces moments ou la malchance s’acharnait contre elle), mais comme si cela ne suffisait pas il se mit à pleuvoir des cordes. Quand il fut enfin 8 heures, elle put ré-entrer. Elle se souvint que le soir précédent elle n’avait pas pris la clef de sa chambre à l’accueil, et en déduisit qu’elle n’était pas allée dans la bonne chambre. Après cette nuit agitée Laura décida de rentrer chez elle. Au bout de 2h30 de voiture elle entendit à la radio qu’il y avait un poteau électrique qui était en travers de la seule autoroute menant chez elle, et bien sûre cinq minutes après, elle était dans le bouchon. Ce n’est qu’au bout de 1 heure qu’ils enlevèrent le poteau. Une fois arrivée à destination, elle put enfin souffler un peu. Mais elle savait pertinemment que d’ici peu, une autre mésaventure allait lui arriver…
Une erreur de justice...

       Catherine était une femme riche et heureuse qui pensait avoir trouvé l'âme sœur jusqu'à ce que son mari la quitte pour une compagne plus jeune. Plongée dans un profond désespoir, elle mena une vie triste et mélancolique, se mit à boire et tenta de se suicider sans y parvenir. Mais depuis qu'elle avait rencontré Christophe, sa vie avait de nouveau repris un sens.

       Un soir d'hiver, Catherine et son fiancé Christophe fêtaient les trente cinq ans d'une amie Sophie et avaient décidé de prendre une chambre d'hotel afin de pouvoir profiter pleinement de la soirée. Ce soir-là, la fête battait son plein, l'alcool avait coulé à flot, Catherine avait dansé toute la nuit et vers cinq heures du matin, se sentant épuisée, elle regagna son hotel alors que son ami choisit de rester à la fête.

       C'était un hôtel bas de gamme. Depuis son divorce, Catherine avait beaucoup moins d'argent. Elle monte dans l'ascenseur. Elle est fatigué et a mal à la tête. Elle a trop bu. L'ascenseur s'arrête. Elle sort et titube jusqu'à sa chambre...enfin ce qu'elle pense être sa chambre... Epuisée, elle s'affale sur le lit et tombe dans un profond sommeil.

       Un cri strident la réveilla. C'était la femme de ménage, le visage figé par l'horreur qui regardait fixement Catherine étendue à côté du cadavre d'un homme avec un poignard enfoncé dans le thorax. Reprenant peu à peu ses esprits, Catherine à son tour fut prise d'épouvante, bondit du lit et se mit à hurler autant qu'elle put.

       La police prévenue plaça Catherine en garde à vue dans l'heure qui suivit. En raison de son passé dépressif et alcoolique et de par le fait que son fiancé Christophe était connu pour des traffics de cannabis, tous les soupçons se portèrent sur elle. Débutèrent alors de long mois de procédure. Elle passait son temps à clamer son innocence mais les preuves s'accumulaient contre elle. De plus, elle ne se rappelait plus de rien, ses souvenirs étaient flous et embrouillés par l'alcool. Son fiancé était de plus en plus distant. Sa vie était redevenue un véritable calvaire, elle ne trouvait plus la force de se défendre. Alors qu'elle avait été mise en liberté provisoire en attendant le procès, elle reçut un appel de christophe. Il ne pouvait plus vivre avec elle, le doute le hantait, il ne lui faisait plus confiance.

       Le désespoir la submergea. Logée dans un petit hôtel meublé situé tout près de la gare (elle avait tout perdue), elle sortit dans la rue en robe de chambre rejoignit la voie ferrée et se mit a marcher entre les rails, sous une pluie battantes, en attendant le passage du train...