A la Une : L’Oiseau Buveur 

Par Gwénaël Moreau

 

Ce mois-ci, c’est sur le forum de l’UdPPC (Union des Professeurs de Physique Chimie),  que Christian Larcher a proposé une explication du principe de fonctionnement de l’Oiseau Buveur

« Le printemps arrive ainsi que certains volatiles, je parle de cet étrange oiseau (certains parlent de canard) qui a sans cesse besoin d’eau pour vivre. Pourtant cet animal perpétuellement assoiffé avait fait sécher les candidats aux Concours Centrale Supelec de 1981. Cette année il revient avec une parure encore plus de détaillée dans la revue « Pour la Science » n° 390 avril 2010 p. 92 sous la plume de JM Courty et Edouard Kierlik.

Je transmets quelques unes des informations indiquées dans cet article qui complète ce que l’on savait déjà. Les auteurs indiquent que la première description de la « physiologie de l’animal » date de 1946 dans un brevet déposé par Milles Sulivan un ingénieur des Laboratoires Bell.

Le fluide vital est du dichlorométhane [CH2Cl2] coloré en bleu ou orange.

Une partie du corps est sous forme liquide en équilibre avec sa phase gazeuse.

A 20 °C cette pression est égale à la moitié de la pression atmosphérique. Il faut donc que la carapace en verre soit suffisamment solide pour éviter un risque d’implosion.

Si l’on mouille la tête de l’oiseau avec de l’eau elle se refroidit à cause de l’évaporation qui en résulte. Ce refroidissement a pour effet de diminuer la pression gazeuse à l’intérieur de la tête ce qui provoque une montée du liquide.

Cette remontée de liquide entraîne un déplacement du centre de gravité du système. Quand celui-ci dépasse l’axe du pivot l’oiseau bascule.

En bons physiciens, les auteurs de l’article précisent que l’évaporation provoque une très légère diminution du volume de gaz (1/300). Par contre la pression d’équilibre entre le liquide et sa vapeur varie fortement surtout quand on est au voisinage du « point critique ». Ce n’est pourtant pas vraiment le cas puisque la température critique du dichlorométhane est de 237°C.

Quand la température diminue de 1°C la pression interne entre la tête et l’abdomen diminue de 2 000 pascals (2 % de la pression atmosphérique) ce qui provoque une montée du liquide de 15 cm.

Il existe d’autres dispositifs qui fonctionnent sur le même principe. Soit en plaçant un glaçon sur la tête de l’oiseau soit en utilisant une lampe qui éclaire l’abdomen peint en noir.

Pour en savoir plus je vous invite à vous reporter à l’article. Vous verrez aussi une photo prise avec une caméra infra rouge qui permet de repérer les parties les plus froides.

Bon printemps à tous

Christian Larcher»

L’article sur le forum de l’UdPPC

http://udppc.asso.fr/forum/viewtopic.php?t=1431

 

Par Gwen Ar Breizhou , le jeudi 15 avril 2010.

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