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- LES ELEVES 

La Défenseure des enfants pour une citoyenneté juvénile
Dans son rapport annuel, la Défenseure des enfants appelle " un nouveau droit civil des mineurs afin de permettre aux adolescents d'accéder à une véritable citoyenneté juvénile ". Cette exigence n'est pas sans rapport avec une analyse sévère de la " crispation répressive " qui traverse notre société. Elle a beau jeu d'affirmer que " face aux peurs que les adolescents semblent susciter chez bien des adultes, la tentation est grande de recourir à l'arme de la loi pénale en remettant en cause les grands principes de la justice des mineurs et en s'abstenant de rechercher en amont des réponses sociales et éducatives adaptées " .
Le rapport critique sévèrement les nouvelles lois sécuritaires. Elles entraîneront une augmentation sensible du nombre de mineurs détenus, alors que la détention provisoire des mineurs a déjà progressé de 40% entre 2001 et 2002 et que les conditions de détention des mineurs ont déjà été dénoncées par les parlementaires comme " une humiliation pour la République ". Ainsi, à Fleury-Mérogis , le nombre de mineurs est passé de 48 à 119 de janvier 2001 à mars 2002. On imagine l'entassement... Elle souligne que les mesures éducatives seront prises dorénavant sous la menace de la prison et nous interpelle : " comment ne pas s'interroger sur la possibilité de mener un véritable travail éducatif alors que les éducateurs se verront dans l'obligation de dénoncer au juge tout manquement du mineur ? ". La multiplication des mesures répressives ne peut cacher le fait que " les structures qui permettent d'épauler les familles en difficulté sans les stigmatiser sont bien trop rares ".
La Défenseure des enfants souhaite renforcer le rôle de l'école dans la prévention des conduites à risques. Elle appelle au développement des libertés individuelles des adolescents : application réelle des nouveaux droits accordés aux lycéens (droit d'expression, de réunion, d'association), " apprentissage de la majorité " par exemple à travers les responsabilités associatives ou la vie locale (conseils de la jeunesse).
Parmi les autres propositions de la Défenseure, signalons : le renforcement de la médecine scolaire, l'accès à l'apprentissage pour les mineurs étrangers présents sur le territoire et la craétion d'une "Conférence nationale de l'adolescence " réunissant spécialistes et adolescents pour proposer une politique de l'adolescence "qui reste à construire dans notre pays "
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/notices/024000574.shtml

Deux morales, deux sociétés.
Les sociologues l'avaient annoncé. Ainsi, rendant compte du numéro 128 de "V.E.I. Enjeux" qui abordait les rapports de genre dans les cités, le Café écrivait : " Dans ces cités, filles et garçons sont séparés. Les filles ne sortent pas. Le flirt, donnée essentielle des sociabilités juvéniles, est inconnu. Ces cités sont biens des ghettos". Le Monde du 24 octobre fait connaître au grand public cette situation. La société française a bien deux jeunesses, vivant des rapports très différents entre les genres. Dans les cités populaires, la situation des jeunes filles s'est formidablement dégradée. Le Monde donne la parole à une infirmière scolaire qui témoigne : ""En quinze ans, les relations sont devenues plus agressives, la relation amoureuse plus difficile. Ça peut aller jusqu'à donner des coups. On dirait que ces jeunes gens ne savent pas se caresser, se caliner." C'est à cette violence que Le Monde consacre son éditorial en dénoncant, plus que des zones de "non-droit" la ghettoïsation des banlieues : " Les dix années du rejet des femmes correspondent aussi à celles de l'accélération de la relégation des cités, de l'effacement quasi total, dans certaines zones, de la mixité sociale. Ce communautarisme de fait, cet entre-soi, a facilité le repli sur des valeurs archaïques ainsi que la mise en place d'un système de domination qu'a fort bien décrit le sociologue Eric Debarbieux dans une étude récente sur la violence des jeunes. Selon lui, la répétition des actes, le harcèlement continu et les micro-violences ont permis de construire dans les quartiers un pouvoir masculin fondé sur la loi du plus fort. Dans sa version sexuelle, cette domination est en train d'éroder dangereusement les acquis du combat pour la libération des femmes. Tout autant que de rétablir l'ordre, comme le veut le gouvernement, il devient crucial, et urgent, d'enrayer ces mécanismes mentaux en brisant l'isolement - social et spatial - des cités".
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3226--295495-,00.html
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3208--295551-,00.html

Une campagne contre la clope
Le tabac est une drogue qui tue. L'Institut national de prévention et d'éducation pour la santé (INPES) et M6 ont décidé de le rappeler dans le cadre d'une campagne ciblant prioritairement le tabagisme féminin. Cinq films d'une minute chacun seront diffusés sur la chaîne.
http://www.newspresspro.com/aff_comm.php?communique=FR122417

Aujourd'hui les lycéens élisent leurs représentants aux CVL
Les Conseils des délégués pour la Vie Lycéenne sont nés en 2000. Consultés avant chaque conseil d'administration, le CVL fait entendre la voix des élèves sur tous les aspects de la vie lycéenne et est sans doute le premier apprentissage concret de la citoyenneté. Dans chaque lycée, 7 représentants des lycéens seront élus pour eux ans directement. Ils rejoindront au CVL trois camarades élus par les délégués de classe ainsi que les représentants des personnels et des parents.
http://www.education.gouv.fr/presse/2002/electionlyc.htm

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