Le mensuel Imprimer  |  Télécharger nous suivre sur Twitter nous suivre sur Facebook

A la Une : La circulaire de rentrée 

Au moment où les moyens se réduisent, c'est la "souplesse" qui devient le mot-clé de la rentrée 2004 telle que l'organise la circulaire officielle de rentrée parue au B.O. du 5 février.
A l'école primaire, l'accent est mis sur l'apprentissage des savoirs fondamentaux. Les aides apportées aux équipes pédagogiques en CP sont maintenues dans 4000 classes. Une nouvelle évaluation sera organisée en CE1 pour les élèves en difficulté. Les enseignants seront invités à nouer contact avec leurs collègues du collège.
Dans le secondaire, il est possible "d'organiser des rapprochements entre les TPE et l'ECJS en terminale, de substituer aux IDD d'autres modalités d'aide aux élèves en considérant que les moyens dévolus aux IDD sont mis à la disposition des équipes pédagogiques pour l'usage qui leur semblera le plus utile aux élèves", mesure qui revient à rendre les IDD facultatifs. La circulaire invite les établissements à "expérimenter de nouveaux modes d'organisation des enseignements et de mise en oeuvre des programmes. Les professeurs d'une même discipline et d'un même niveau peuvent organiser en commun une partie de leurs heures d'enseignement. Plusieurs combinaisons sont possibles : dédoublements sur une partie de l'horaire, regroupements de classes avec un même professeur sur une autre partie, interventions communes... Il est également possible d'associer ces modes d'organisation avec des regroupements d'horaires en séquences mensuelles ou bimensuelles. Au lycée, en langues vivantes étrangères, il est possible de regrouper des élèves selon les compétences de communication à travailler, qu'ils soient en LV1 ou LV2. Au lycée professionnel on exploitera au mieux les libertés d'organisation liées à l'annualisation des horaires figurant dans les référentiels".
Le texte soutient également les dispositifs concernant des publics particuliers. Ainsi, il rappelle la nécessité de veiller à l'accès des élèves de BEP en première technologique d'adaptation, des lycéens de STT aux STS. Au lycée professionnel, "dans tout bassin de formation, on offrira aux jeunes titulaires d'un BEP la possibilité de s'engager dans un parcours de formation conduisant au baccalauréat professionnel ou technologique puis à l'enseignement supérieur technologique, en utilisant toutes les structures disponibles, notamment les classes de première d'adaptation. Après le baccalauréat professionnel, on procédera aux aménagements nécessaires de la première année de BTS afin d'assurer une poursuite d'études optimale aux titulaires de ce diplôme". Objectif qui risque d'être difficilement atteint si on en juge par les référentiels ambitieux des nouveaux BTS tertiaires.
Il n'est pas possible de présenter ici un texte de 16 pages et nous invitons les enseignants à le lire, d'autant qu'il référence tous les textes réglementaires liés aux orientations de la rentrée. C'est dire que cette circulaire se situe dans la continuité de celle de 2003, jusque dans la minceur des références aux TICE et au B2i. Mais, dans le contexte de pénurie actuel, les mesures de souplesse pourraient être utilisées par les chefs d'établissement conservateurs pour mettre à mal les dispositifs innovants.
http://www.education.gouv.fr/bo/2004/6/MENE0400173C.htm

Partenaires

Nos annonces