Les enseignants face à l'événement 

Tunisie : Témoignage d'une enseignante de SVT tunisienne.


Leila Zeghal est une enseignante de SVT depuis 13 ans. Elle a commencé sa carrière comme enseignante au collège en langue arabe et ce durant 7 ans puis a continué 3 ans au Sultanat d'Oman en langue arabe. Elle enseigne depuis 2008 au lycée en langue française.


"Une vie dans la dignité, liberté et le respect de l'autre " C’est ce que réclamait notre révolution et c'est de ce sujet que nous avons discuté les premiers jours de la rentrée scolaire dans un débat ouvert et libre au sein de nos établissements scolaires.


La parole était donnée aux élèves tous emportés par les événements qui passent, et qui se déroulent encore, pour écouter leurs témoignages, avis, sentiments ...


Sentiments ! Oui la panique vu les débordements qui ont eu lieu durant les premiers jours : les éleves, professeurs ont témoigné de la peur qu’ils ont ressentie puis de la solidarité entre citoyens, voisins pour organiser des commîtes de quartier et leur fierté en assurant leur défense et ce jusqu'au rétablissement de l’ordre.


Ce qui prédomine, maintenant après un mois du déclin de l’ancien président, c’est le sentiment de surprise : on s’attendait pas a ce que ça aille aussi vite et que l’aboutissement soit si proche et puis aussi un grand sentiment de joie "on a réussit "


Les débats étaient encadrés par les professeurs et cadres administratifs: conseillers pédagogiques, surveillants, ...


Il a fallu du temps et il en faut encore pour évacuer toutes les tensions, faire ressortir les sentiments de peur ou de joie et par la suite passer à une autre étape, constructive, comment aller de l'avant.


Rien n’est encore de défini, ni de définitif, on se cherche encore ! Ce qui est sûre c’est que des changements auront lieu concernant le programme éducatif :


Une remise en question sur certains thèmes du programme officiel pour de nombreuses matières.


Chercher a appliquer les nouvelles méthodes d’enseignement pour une meilleure approche du système éducatif.


L’arabe est la langue officielle du pays mais l’arabisation des matières scientifiques, durant les trois années de collège, n’a fait que sanctionner le système éducatif et en premier lieu les élèves avec une baisse du niveau en langue française et par conséquent une incapacité à formuler hypothèses, faire des interprétations ...


Le témoignage d'une enseignante française de Tripoli (Libye)


Guénaëlle Kervella est arrivée à l’école de la communauté française de Tripoli en septembre 2004, envoyée par l’AEFE, avec la mission de développer l’enseignement des sciences. L’école de la communauté française comptait en 2004 moins de 300 élèves et l’enseignement en classe de seconde se faisait sous la forme d’un tutorat CNED. L’homologation de l’enseignement dans les classes de Première et de Terminale a permis l’ouverture du cycle Lycée et c’est en juin 2009, que l’établissement a connu sa première promotion de brillants bacheliers. L’établissement accueille, à la rentrée de septembre 2010, pratiquement 500 élèves et porte désormais le nom de Lycée français MLF de Tripoli…


Cette enclave de francophonie dans la ville de Tripoli accueille aussi les élèves pour des activités extra-scolaires de l’après-midi. Chaque membre de la communauté éducative s’implique avec beaucoup de chaleur et de dévouement à tous les niveaux, et, tout comme on rendrait visite à sa famille, il n’est pas rare de voir passer en cours d’année, d’anciens élèves, d’anciens professeurs, qui reviennent saluer toute la communauté. La qualité des relations entre les collègues aussi bien dans le Primaire que dans le Secondaire, permet également de mettre en place de nombreux projets, auxquels adhèrent avec beaucoup d’enthousiasme, les élèves et leurs parents. Le Lycée est également en contact étroit avec l’Institut culturel français de Tripoli et les élèves assistent régulièrement à des spectacles au sein de l’Institut.


Mais depuis la riposte « foudroyante » de Kadhafi aux manifestations non violentes, l'Ambassade de France a décidé d'anticiper les vacances scolaires en fermant l'établissement le dimanche 20 février. Les enseignants français ont été rapatriés sur la France mais il reste là bas les contrats locaux: sénégalais, tunisiens, maliens, syriens, qui eux, sont coincés, enfermés chez eux, ainsi que le personnel administratif libyen ou franco libyen. Ces personnes n'ont pas eu la chance d'être rapatriés et il faut absolument faire quelque chose pour eux afin de les soutenir.


Guénaëlle Kervella est en poste depuis quelques mois au lycée français de Lima au Pérou et se souvient de ces six années passées à Tripoli. En tant qu’enseignante de SVT, j’ai été amenée à organiser différentes sorties avec mes classes : à l’extérieur de Tripoli, dans la ville même, et jusqu’à une « classe désert » d’une semaine, avec les élèves de 6ème, à 700km de Tripoli. Nos déplacements, minutieusement organisés, se sont toujours effectués dans un climat de totale sécurité. Les contacts de nos élèves avec les Libyens rencontrés lors de nos sorties ont toujours été très chaleureux et riches d’échanges. Nous avons, à chaque fois, découvert des gens accueillants, intéressés, ravis et même fiers de répondre à nos questions.

A titre personnel, j’ai eu l’occasion, en famille, de parcourir la côte libyenne en voiture jusqu’à la frontière égyptienne, soit près de 3500 km aller-retour. Nous avons traversé Syrte, Ajdabiya, Benghazi, Tobrouk. Cette partie orientale de la Libye montrait un visage bien différent de celui des environs de Tripoli, la capitale. De la même façon, la découverte du désert, des villes sahariennes telles que Sabha, Ghat ou Awbari, représente une autre facette de ce pays trois fois grand comme la France. Et toujours ce même accueil chaleureux de la part de la population.


J’ai passé 6 années dans cet établissement que j’ai vu grandir. J’ai accompagné la première promotion de bacheliers. J’ai amené, comme d’autres enseignants, mes élèves « sur le terrain » . Toujours en sécurité là où nous nous rendions. Je suis depuis quelques mois en poste au lycée français de Lima au Pérou. Mais je laisse, en Libye, à Tripoli, au lycée français non pas des collègues, mais des amis. Je garde le souvenir d’élèves chaleureux et attachants. Je peux témoigner de l’efficacité des personnes qui ont su organiser nos déplacements et gérer notre sécurité, aussi bien du côté français que du côté libyen. Je salue, à travers ce témoignage tous les amis qui vivent sur place et qui demeurent les piliers de l’établissement. Merci à vous tous pour ces 6 années passées là-bas, avec vous.


Je terminerai donc par les mots de Dominique Aimon, Proviseur, le 23 février 2011 « L’Ecole française de Tripoli a effectué sa mission depuis 1958. Ensemble nous continuerons. »



Etats-Unis : Comment les enseignants américains utilisent les révolutions arabes

Les lycéens américains n'apprennent pas assez sur le Moyen Orient. Les révolutions arabes donne aux enseignants une occasion d'ouvrir leurs horizons mais aussi d'ouvrir leur réflexion. Dans les cours d'histoire, d'éducation civique (social studies), voire de religions, les enseignants laissent venir les stéréotypes et s'en servent.

Dans Education week

http://www.edweek.org/archive/ew/articles/2011/02/11[...]



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Par fjarraud , le mercredi 23 mars 2011.
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