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Démarré : 03/02/2017 08:03 par fjarraud
Colloque Antibi : Quelle continuité pour l'évaluation après 2017 ?
(sans texte)
Colloque Antibi : Quelle continuité pour l'évaluation après 2017 ?
Modifié : 08/02/2017 11:36 par fgiroud
Classe hétérogène ou classe homogène, la Constante Macabre questionne l'idée de la distribution des notes en forme de cloche (Antibi, 2003 et 2007).
Peut être est-il important de se demander : évaluer (des notes)* pourquoi faire? Si l'idée est celle d'un classement, d'une sélection hiérarchisant les apprenants, alors oui la note, et la distribution des notes dans une classe, est importante. Si, au contraire, l'idée est de conduire l'élève dans ses apprentissages, alors la note n'a que peu d'importance, voire même elle peut disparaître. Mais là aussi, ne devient-il pas important de distinguer ce qui relève de la scolarité obligatoire (pour tous) et de la scolarité non obligatoire (où l'on peut imaginer que la mise en concurrence des compétences entre individus est importante).
Nous pourrions imaginer, scolarité obligatoire, une échelle évaluative de forme binaire : 1 = acquis; 2 = à revoir. Cette information à destination de l'élève et sa famille (et l'institution), renseigne sur le moment de l'acquisition d'une connaissance et/ou une compétence. L'idée est que tout ce qui relève de l'évaluation formative / formatrice peut se passer d'une échelle de mesure supposant un degré d'acquisition (car rien n'est claire à la lecture d'une note). Alors, nous retenons l'importance de la place de l'enseignant, et son expertise pour l'accompagnement, le guidage, de l'élève. Une appréciation peut suffire si, et seulement si, elle est clairement construite et bienveillante. Or, les appréciations qui accompagnent les notes sont souvent pauvres en termes de guidage (Rapport IGEN, 2013). De plus, l'évaluation n'a de sens que si consécutivement à celle-ci, une rétroaction est proposée. N'est ce pas là le but d'une pratique pédagogique évaluative?
Dire cela ne suffit pas. Face à ces pratiques pédagogiques, il y a les réalités temporelles de l'enseignant. Une telle forme d'évaluation est chronophage et cela nous conduit à des questions qui dépassent le seul cadre de l'évaluation des élèves. La question est donc : devons nous faire l'économie de penser (enfin) correctement le métier? Suffit-il à l'aide de grands textes évaluatifs de décréter la "réussite pour tous", pour que celle-ci devienne une réalité?

*Référence au colloque de l'ADMEE, Agrosup Dijon, janvier 2017.


De : fjarraud
Publié : vendredi 3 février 2017 08:03
Objet : Colloque Antibi : Quelle continuité pour l'évaluation après 2017 ?

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