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Démarré : 02/10/2013 05:26 par fjarraud
Vive l'école catholaïque !
(sans texte)
Vive l'école catholaïque !
Modifié : 04/10/2013 12:36 par fjarraud
"La construction d'un monde plus juste a toujours constitué un objectif pour l'enseignement catholique... Nous avons la volonté d'épouser les populations les moins favorisées". Belle intention mais la réalité est plus nuancée. Les établissements et les directions diocésaines maintiennent leur présence dans les quartiers et les zones rurales défavorisés.
Par contre en interne, la situation des personnels de service, de restauration et administratifs sont nettement moins enviables. Rappelons que ce sont les employeurs qui ont dénoncé unilatéralement en 2011 la convention collective et que depuis aucun accord n'a été conclu créant ainsi une frustration chez les salariés de ce secteur. Pour le social il y a encore de la marge de progression coté enseignement privé....


De : pierrick777
Publié : mercredi 2 octobre 2013 05:26
Objet : Vive l'école catholaïque !

Modifié : 04/10/2013 12:37 par fjarraud

Ancienne cadre du système, j'ai mis un point d'honneur à inspecter les établissements confessionnels et ce que j'ai pu observer est souvent loin de ce que le nouveau secrétaire général de l'enseignement catholique veut laisser paraître de cet enseignement concurrent. Si les contrats sont signés, voire ordonnés par les Préfets, contre l'avis même des IEN qui ont des informations à faire remonter sur le respect des programmes par exemple, contre l'accord des communes que l'on met dans l'obligation de financer deux écoles concurrentes, sans se poser la question de leurs moyens, dans la réalité, les établissements confessionnels font ce qu'ils veulent. Exemple: aménagement des vacances scolaires, ils ont ou prennent la souplesse  de faire et rattraper les ponts, là où le public ne peut rien décider. Mon coup de "gueule" à la lecture de la position du secrétaire général de l'enseignement confessionnel est de voir la surenchère à laquelle cette congrégation se livre. On veut bien prendre les subsides de l'Etat et ensuite contourner les obligations qui y réfèrent. Accepter d'être sous contrat c'est accepter les règles qui s'y réfèrent, c'est accepter tous les élèves sans discrimination de couleur, d'origine sociale.... Dans la réalité, que voit-on, des établissements ségrégataires dès qu'ils peuvent l'être et qui affichent sans honte leur taux de réussite. 00% de reçus par exemple au bac en sélectionnant sont public est moins glorieux que 95% de reçus dans les établissements publics de mon département accueillant tous publics. Vouloir par conséquent que l'évangile figure au côté de la maxime républicaine est non seulement une provocation mais encore un signe ostentatoire de la ségrégation de l'école catholique et une dénégation de la loi de 1905. Accueillerez- vous des élèves d'autres confessions  qui chaque jour seront confrontés à des passages de l'évangile.? Où est donc le respect de la laïcité et du culte de chacun. Accepter les conditions de plus en plus pressantes de la part des responsables de l'enseignement confessionnel en France est un scandale. Cette école en elle même est un scandale. La République française est la seule à financer deux systèmes concurrents et en période d'économies, 12 milliards, ce  que l'Etat consacre à financer cet enseignement , pourraient éviter des prélèvements devenus très lourds chez des citoyens qui ont à peine les moyens de survivre.La différence a un coût et un prix. Ceux qui souhaitent ne pas se mixer socialement, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la Raison, devraient en acquitter le coût. Mais derrière tout ce système de lobbying, car cela en est un, nous avons des politiques irresponsables et peu soucieux des finances publiques, qui font de l'électoralisme et s'en servent ensuite à des fins électorales, ce qui est peu glorieux. J'ai personnellement connu deux écoles dans ma commune, deux écoles représentant chacune un camp politique et au bout du compte des jeunes, qui ont fait les frais de la division en s'ignorant, ne se parlant pas, ne se mixant pas. Si l'économie est à la mode, qu'apporte l'école catholique en termes de plus value au système, aux élèves? En tout cas pas les valeurs morales dont ils se réclament car j'ai trop souvent constaté, dans mes fonctions, des manipulations de chiffres sur la population scolaire pour percevoir les aides de l''Etat, des trucages d'évaluations nationales pour se servir de résultats "améliorés" pour communiquer sur "la valeur" de l'établissement en question....... Le tout dénoncé et couvert par le silence de la hiérarchie et des politiques. Pas de vagues. Beaucoup de connivences pour la "raison d'Etat". Que diable, les parents sont des électeurs! Alors, de grâce, de la modestie (une vertu prônée par les Evangiles), de l'humilité, de la discrétion. On assiste à une volonté de prise de pouvoir décisionnel avec la volonté d'influer ou de peser  au plus haut niveau. C'est un peu le monde à l'envers. Mais en mathématiques on est pas à une révolution près: quand on représente 1/5 de l'enseignement on ne devrait pas exiger de vouloir imposer 100% des décisions.

De : calehou2
Publié : mercredi 2 octobre 2013 05:26
Objet : Vive l'école catholaïque !

Modifié : 14/10/2013 10:24 par fjarraud
Je voulais juste préciser que les écoles privées catholiques accueillent les confessions et n'impose pas la catéchèse (et donc la lecture de l'évangile) mais la propose. A noter également que la bible fait partie des oeuvres fondatrices de notre société, que ce ne serait pas une catastrophe si nos jeunes la connaissaient pour mieux comprendre les références en littérature. Sans compter le fait que cet ouvrage fait partie de nombreuses religions.

Mais on a le choix entre ignorer toutes les religions (le laïcisme) ou reconnaître leurs existences dans leur pluralité avec respect et tolérance. C'est peut être par le savoir qu'on comprendra mieux l'autre.

D'autre part, même si l'état le voulait, il ne pourrait assumer les frais supplémentaires liés aux élèves scolarisés dans l'enseignement privé qui s'occupent tout de même 16.9% des élèves scolarisés.(2012, source)

Ensuite, statutairement, il y a tout de même des différences (et même niveau salaire)... alors bon...

Ce sont deux écoles complémentaires et il serait peut être bien de cesser d'attiser l'antipathie entre des collègues qui pratiquent le même métier.



De : fjarraud
Publié : vendredi 4 octobre 2013 12:37
Objet : Vive l'école catholaïque !


Ancienne cadre du système, j'ai mis un point d'honneur à inspecter les établissements confessionnels et ce que j'ai pu observer est souvent loin de ce que le nouveau secrétaire général de l'enseignement catholique veut laisser paraître de cet enseignement concurrent. Si les contrats sont signés, voire ordonnés par les Préfets, contre l'avis même des IEN qui ont des informations à faire remonter sur le respect des programmes par exemple, contre l'accord des communes que l'on met dans l'obligation de financer deux écoles concurrentes, sans se poser la question de leurs moyens, dans la réalité, les établissements confessionnels font ce qu'ils veulent. Exemple: aménagement des vacances scolaires, ils ont ou prennent la souplesse  de faire et rattraper les ponts, là où le public ne peut rien décider. Mon coup de "gueule" à la lecture de la position du secrétaire général de l'enseignement confessionnel est de voir la surenchère à laquelle cette congrégation se livre. On veut bien prendre les subsides de l'Etat et ensuite contourner les obligations qui y réfèrent. Accepter d'être sous contrat c'est accepter les règles qui s'y réfèrent, c'est accepter tous les élèves sans discrimination de couleur, d'origine sociale.... Dans la réalité, que voit-on, des établissements ségrégataires dès qu'ils peuvent l'être et qui affichent sans honte leur taux de réussite. 00% de reçus par exemple au bac en sélectionnant sont public est moins glorieux que 95% de reçus dans les établissements publics de mon département accueillant tous publics. Vouloir par conséquent que l'évangile figure au côté de la maxime républicaine est non seulement une provocation mais encore un signe ostentatoire de la ségrégation de l'école catholique et une dénégation de la loi de 1905. Accueillerez- vous des élèves d'autres confessions  qui chaque jour seront confrontés à des passages de l'évangile.? Où est donc le respect de la laïcité et du culte de chacun. Accepter les conditions de plus en plus pressantes de la part des responsables de l'enseignement confessionnel en France est un scandale. Cette école en elle même est un scandale. La République française est la seule à financer deux systèmes concurrents et en période d'économies, 12 milliards, ce  que l'Etat consacre à financer cet enseignement , pourraient éviter des prélèvements devenus très lourds chez des citoyens qui ont à peine les moyens de survivre.La différence a un coût et un prix. Ceux qui souhaitent ne pas se mixer socialement, pour des raisons qui n'ont rien à voir avec la Raison, devraient en acquitter le coût. Mais derrière tout ce système de lobbying, car cela en est un, nous avons des politiques irresponsables et peu soucieux des finances publiques, qui font de l'électoralisme et s'en servent ensuite à des fins électorales, ce qui est peu glorieux. J'ai personnellement connu deux écoles dans ma commune, deux écoles représentant chacune un camp politique et au bout du compte des jeunes, qui ont fait les frais de la division en s'ignorant, ne se parlant pas, ne se mixant pas. Si l'économie est à la mode, qu'apporte l'école catholique en termes de plus value au système, aux élèves? En tout cas pas les valeurs morales dont ils se réclament car j'ai trop souvent constaté, dans mes fonctions, des manipulations de chiffres sur la population scolaire pour percevoir les aides de l''Etat, des trucages d'évaluations nationales pour se servir de résultats "améliorés" pour communiquer sur "la valeur" de l'établissement en question....... Le tout dénoncé et couvert par le silence de la hiérarchie et des politiques. Pas de vagues. Beaucoup de connivences pour la "raison d'Etat". Que diable, les parents sont des électeurs! Alors, de grâce, de la modestie (une vertu prônée par les Evangiles), de l'humilité, de la discrétion. On assiste à une volonté de prise de pouvoir décisionnel avec la volonté d'influer ou de peser  au plus haut niveau. C'est un peu le monde à l'envers. Mais en mathématiques on est pas à une révolution près: quand on représente 1/5 de l'enseignement on ne devrait pas exiger de vouloir imposer 100% des décisions.

De : calehou2
Publié : mercredi 2 octobre 2013 05:26
Objet : Vive l'école catholaïque !

Modifié : 14/10/2013 10:26 par fjarraud
"La construction d'un monde plus juste a toujours constitué un objectif pour l'enseignement catholique... Nous avons la volonté d'épouser les populations les moins favorisées". Belle litote à destination des familles scolarisées. L'enseignement catholique ferait bien de balayer devant sa porte en donnant aux nombreux personnels qu'elle emploie des protections sociales, des garanties d'évolution de carrière et un revenu  décent afin de construire un monde plus équitable a défaut d'être plus juste.

De : Pierrick777
Publié : mercredi 2 octobre 2013 05:26
Objet : Vive l'école catholaïque !

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