Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
A quoi sert la formation professionnelle continue ?
ÉDITORIAL
L'enseignement des sciences face à un tournant ?
LE SYSTÈME
Carte scolaire :les droits et les moyens. l Le cahier des charges de la formation des personnels de direction l Les partenaire de l'éducation nationale l Universités :la France au 12ème rang l Suisse : les cantons harmonisent leurs systèmes éducatifs.
L’ÉLÈVE
L'artisanat ouvre un site d'information pour les jeunes l L'Europe en poche
LA CLASSE
L'EEDD en podcasts l Le conseil de classe
CITOYENNETE
Les mineurs face à la révision de la majorité pénale
LES DISCIPLINES
Documentation : un CDI à Amiens l EEDD : Un rapport alarmant sur les estuaires américains l Arts : stage FGFEN à Toulouse en août
A quoi sert la formation professionnelle continue ?
"Le débat public relatif à la formation professionnelle continue prend aujourd’hui en France un tour paradoxal. Jamais les attentes à son égard n’ont semblé aussi fortes : elle est tout à la fois censée protéger les personnes en rendant leurs parcours professionnels plus sûrs, procurer aux entreprises les bénéfices d’un véritable investissement productif, jouer pour la collectivité comme un facteur clé d’attractivité des territoires et de compétitivité globale. Pourtant, les critiques à l’égard du système se font toujours plus sévères, jusqu’à remettre en cause les fondements d’une architecture qui a récemment été réformée par l’accord unanime des partenaires sociaux (accord interprofessionnel de 2003 repris par la loi du 4 mai 2004)". La note de veille du Centre d'analyse stratégique, un organisme gouvernemental, se penche sur la formation professionnelle continue.
C'est pour en souligner les faiblesses. A commencer par l'inégalité d'accès aux formations. "L’analyse traditionnelle des effets de la FPC en termes de capital humain aboutit à des conclusions sévères. Au regard du rendement salarial substantiel de la formation initiale, le rendement des actions individuelles de formation continue apparaît bien maigre, aussi bien pour les salariés en place (salaire, carrière) que pour les chômeurs (retour à l’emploi). Quand les résultats sont meilleurs, ils sont incertains, laissant soupçonner d’importants « biais de sélection » qui empêchent de décider si c’est la formation continue qui améliore salaires, promotions et performance d’entreprise, ou à l’inverse le niveau de ces derniers qui détermine l’intensité de l’effort de formation".
Le CAS propose de renforcer l'articulation entre la formation et l'emploi et de miser sur le droit individuel à la formation et le congé individuel de formation, celui-ci étant soutenu par des fonds publics.
http://www.strategie.gouv.fr/IMG/pdf/NoteVeille62.pdf
Sur le Café : Sécuriser les parcours professionnels ?
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L'enseignement des sciences face à un tournant ?
"Ces dernières années, de nombreuses études ont souligné le déclin alarmant de l'intérêt pour les sciences et les maths chez les jeunes… Si rien n'est fait, la capacité de l'Europe à innover et la qualité de sa recherche vont décliner". C'est le tocsin que sonne le rapport Rocard sur l'enseignement des sciences réalisé pour la Commission européenne.
C'est que le déclin des études scientifiques touche presque tous les pays européens. Ainsi, en France, le nombre d'étudiants en sciences fondamentales est passé de 196 000 en 2000 à 169 000 en 2005, en SVT de 82 000 à 72 000. Seule l'Angleterre semble avoir renoué avec la croissance dans ces domaines.
Pour le rapport Rocard, c'est l'enseignement des sciences qui doit changer. Des expériences menées aussi bien au primaire qu'au secondaire montrent qu'il faut passer d'une démarche déductive à une méthode basée sur le questionnement, l'Inquiry based science education (IBSE). Le rapport évoque l'expérience de La main à la pâte, un programme français d'expérimentation au primaire ou encore les programmes Pollen et Sinus Transfer. Tous montrent qu'il est possible d'éveiller l'intérêt des élèves et par suite le taux de réussite. "Cette méthode est particulièrement efficace pour les étudiants qui témoignent de peu de confiance en eux et sont issus de milieu désavantagé" écrit le rapport. La méthode IBSE a un autre intérêt c'est d'ouvrir l'école sur son environnement et de responsabiliser les acteurs locaux dans l'objectif du relèvement.
Le rapport Rocard vient après bien d'autres textes. Ainsi récemment en France, le rapport du Hait conseil de la science et de la technologie, le rapport de l'inspection générale sur l'épreuve expérimentale de maths au bac , ou , encore, celui sur l'enseignement de la physique et de la chimie. On pourrait tout aussi évoquer les rapports, un peu plus anciens, Charvet ou Blandin Renard.
Cette succession de textes montre des résistances solides peut-être insurmontables. C'est que la démarche déductive a une histoire scolaire, qu'elle correspond à l'enseignement reçu en université et donc participe de l'identité disciplinaire. C'est qu'elle correspond à un type de rapport pédagogique. C'est qu'elle facilite la sélection or celle-ci en France se fait précisément par les maths. C'est que le recadrage de l'enseignement des sciences interroge fortement le découpage disciplinaire en ce qu'il incite à regrouper les disciplines au moins au collège. C'est enfin que cette entrée de l'Europe dans la prescription pédagogique interfère avec un monopole étatique et une conception fermée de l'Ecole.
Enfion d'autres facteurs jouent également dans l'intérêt des jeunes envers les sciences. Si l'Angleterre connaît un renouveau des vocations, c'est aussi parce que des incitations financières accompagnent les étudiants en sciences fondamentales.
Rapport Rocard
Rapport du Haut conseil de la science et de la technologie
Le rapport de l’Inspection Générale sur l’expérimentation de l’épreuve pratique
"L"image des sciences physiques et chimiques au lycée"
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Carte scolaire : Les droits et les moyens
" Envisagez-vous d'allouer plus de moyens aux établissements difficiles sur la base du profil sociologique des élèves qui les fréquentent, comme cela est expérimenté aux Pays-Bas ? X. Darcos. - Nous souhaitons surtout leur donner une plus grande marge de manoeuvre pour qu'ils aient les moyens d'adapter l'offre pédagogique aux particularités qu'ils rencontrent, qu'ils puissent définir le profil des postes de professeur dont ils ont besoin, qu'ils aient plus de latitude pour négocier avec les collectivités locales..." Cet échange entre Marie Duru-Bellat et le ministre de l'éducation nationale, dans Le Nouvel Observateur, illustre deux approches différentes de l'éducation prioritaire.
Article du Nouvel Obs.
Le cahier des charges de la formation des personnels de direction
La formation des personnels de direction est "un enjeu essentiel pour les préparer à l’exercice de fonctions complexes appelées à se diversifier dans un contexte général d’accroissement de l’autonomie des EPLE et de responsabilisation accrue des personnels d’encadrement" affirme le cahier des charges publié au B.O. du 14 juin.
IL définit une formation initiale articulée entre un stage en responsabilité et 70 à 80 jours de formation répartis sur deux ans. Celle-ci est composée de " regroupements académiques sous forme de conférences, d’ateliers d’apprentissage technique, d’échanges de pratiques, d’analyse des situations professionnelles, d’exploitation des stages extérieurs, etc.; deux regroupements nationaux d’une semaine, un par année, organisés par l’ESEN ; un stage obligatoire de deux semaines effectué dans une entreprise ; un second stage, en fonction des besoins, de durée variable effectué dans une collectivité territoriale, une administration, un établissement; des stages croisés de courte durée avec les personnels d’inspection du premier et du second degré et les cadres administratifs ; l’autoformation (lectures, utilisation des ressources en ligne de l’ESEN...) ; la rédaction d’un à deux brefs écrits professionnels".
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/23/MEND0701245X.htm
Les partenaires de l'Education nationale
Bouygues, PSA, la restauration collective, le syndicat des horlogers, le transport routier, les industries chimiques, la puissante Uimm etc. : tous ont passé une convention avec l'éducation nationale. Le B.O. spécial n°4 en publie les textes. Il y a même le Lion's Club…
http://www.education.gouv.fr/bo/2007/special4/default.htm
Ne dites plus portfolio…
Ne dites plus portfolio mais "portefeuille de compétences". Ainsi en a décidé l'Etat. Le Journal officiel du 16 juin publie une liste de termes du vocabulaire de l'éducation.
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=CTNX0710380K
Universités : La France au 12ème rang
Selon la nouvelle liste de Shanghaï, la France est au 12ème rang pour la valeur de ses universités, derrière Israël et… la Chine. Elle ne compterait que 9 universités classées dans le Top 100. Aucune n'apparaît dans le Top 20. Les Etats-unis en comptent 304, le Royaume-Uni 49,le Japon 20.
http://ed.sjtu.edu.cn/ARWU-FIELD.htm
Suisse : Les cantons harmonisent leurs systèmes éducatifs
Adopté par referendum en mai 2006, le plan d'harmonisation des systèmes éducatifs suisses franchit une nouvelle étape avec un accord entre cantons. Le "concordat de collaboration intercantonal" fixe les grands principes de cette harmonisation, précise Le Temps.
L'école suisse commencera partout à 4 ans. Le primaire durera 8 ans. Il sera suivi de 3 ans de secondaire obligatoire. Des contenus précis d'enseignement et des tests communs seront définis d'ici 2008. L'harmonisation complète sera terminée en 2014. Les cantons n'ont pas réussi à se mettre d'accord sur les langues étrangères étudiées entre partisans de l'anglais et des langues nationales suisses.
Article du Temps
http://www.letemps.ch/template/regions.asp?page=7&article=209468