Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Un Guide pratique pour la rentrée
ÉDITORIAL
La rentrée pour les parents : une addition peut en cacher une autre
LE SYSTEME
Syndicats et mouvements lancent une campagne d'explication l Les décrets Robien officiellement abrogés l La rentrée et ses problèmes selon P. Meirieu l Les maires ruraux contre le financement des écoles privées l Darcos écrase les prix l Mutation des personnels de direction l Mayotte : intégration des instituteurs
L’ÉLÈVE
Pour en finir avec les cartables lourds l Ecole et inégalités sociales en Ile-de-France
LA CLASSE
Enseigner aujourd'hui dans la voie professionnelles l Maths : Le test de Jacques Nimier
LA RECHERCHE
Ecole: les experts réagissent au rapport du HCE
LES DISCIPLINES
Primaire : Protocoles d'évaluation diagnostic l Primaire : Programmes de langues l Primaire : Programmes de langues l Primaire : Intégration prof des écoles l E.E.D.D. : L'Académie des sciences fait le point sur le changement climatique l Eco – Gestion : Thèmes d'étude au bac STG l S.E.S. : L'Apses donne tort à Darcos l Professionnel : Cap coiffure
TICE
Faille dans Yahoo Messenger l Mise à jour de Vista et XP début 2008
Un Guide pratique pour la rentrée
Le Café pédagogique fait sa rentrée avec le "Guide pratique de la rentrée 2007" Ce Guide, totalement gratuit, s'adresse aux enseignants et aux parents.
Les premiers y trouvent toutes les informations nécessaires pour la rentrée pour chaque discipline de l'école maternelle au lycée, qu'ils soient débutants ou expérimentés. Mais aussi des analyses sur l'état du système éducatif, les réformes envisagées et celles qui pourraient l'être. (336 pages). En exclusivité un entretien avec Nathalie Mons dont l'ouvrage "Les nouvelles politiques éducatives. La France fait-elle les bons choix ?" sortira cet automne aux PUF.
Le Guide des parents est axé sur la connaissance de l'Ecole (intervenir, se repérer, trouver des interlocuteurs etc.) et sur le développement personnel de l'enfant (aider son enfant à apprendre, l'orientation, comprendre son enfant etc.). (76 pages).
Enseignants, parents, élèves ont ceci en commun : chaque rentrée est un défi. Ce Guide ne vise rien d'autre qu'à vous aider à le relever.
Le Guide pratique de la rentrée 2007
Affichette du Guide des enseignants (à mettre en salle des profs)
Affichette du Guide des parents (pdf)
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La rentrée pour les parents : une addition peut en cacher une autre
Les associations de familles constatent d’année en année une augmentation du coût du caddie de rentrée. Une enquête de Familles de France relève une augmentation de 2,06 % de l'addition en 2007 par rapport à 2006. Pour un enfant entrant en 6e, la dépense serait de 206,68 euros pour les fournitures et l'achat d'un cartable. La Confédération Syndicale des Familles évalue le montant à 719 euros pour l’entrée en BEP. Rappelons que l'allocation de rentrée scolaire s'élève à 271 euros. Le poids de la rentrée pour le budget des familles a été fortement médiatisée. On a même vu Xavier Darcos, rencontrer les patrons des hypermarchés pour tenter de modérer la valse des étiquettes. Un peu tardivement d'ailleurs : fin août, beaucoup de familles ont déjà fait leurs emplettes pour bénéficier des offres promotionnelles et d'un choix plus large d'articles.
Et puis, les fournitures ne sont que la partie apparente des frais occasionnés par la rentrée. L'enquête de Familles de France estime que les parents déboursent pas moins de 430 euros pour les activités sportives, culturelles de leurs enfants, la coopérative. Tout au long de l'année, il faudra aussi payer la cantine, les transports scolaires, participer aux frais pour les sorties et les voyages. Ce sont près de 940 euros qui s'ajoutent, plus encore si on prend en compte les frais annexes : achat de vêtements, abonnements téléphoniques et Internet, argent de poche.
Bien sûr, on peut chipoter sur les éléments pris en compte dans l'étude. Mais il est indéniable que l'addition est beaucoup plus salée qu'il n'y paraît, avec une incidence sur les inégalités scolaires dans et hors les murs de l'école. La pratique sportive, à l'heure où l'obésité est devenue un problème de santé publique, est plus que nécessaire pour tous. Les coûts annexes ne grèvent pas seulement les budgets les plus modestes. Le marché lucratif du soutien scolaire développé par des officines privées surfe sur l’angoisse des parents quant à la réussite de leurs enfants. Au delà des questions de marketing, de consumérisme, de choix de la trousse avec ou sans héros de manga, la réalité des possibilités et des choix de consommation pour l'éducation est une question sociale.
La Fcpe dénonce le recul du principe de la gratuité de la scolarité dans un contexte où l’école s’ouvre à son environnement sans que les financements publics soient à la hauteur de cette ambition. Actions compensatoires ? Des collectivités locales développent des politiques en direction des familles : gratuité des manuels scolaires pour les lycéens en Pays de Loire par exemple, financement de l’équipement des lycéens professionnels en Poitou Charentes ou en Champagne Ardennes notamment. D’autres initiatives prêtent à polémique comme la gratuité pour tous de la cantine scolaire mise en œuvre dans deux communes de Seine-Saint-Denis.
Le portefeuille des parents ne s'ouvre pas uniquement à la rentrée pour combler leurs bambins de fournitures à la mode. Il illustre aussi les débats sur l'éducation aujourd'hui par des interrogations complémentaires : quels sont les territoires de l'apprentissage, quels moyens sont nécessaires pour apprendre, quelle politique et quelle solidarité pour que chaque enfant ait accès au savoir minimum pour s'épanouir?
Monique Royer
L’étude de Familles de France
La position de la Fcpe
L’analyse de la Csf
Quelques exemples de politiques des collectivités territoriales :
La région Poitou Charentes
Les Pays de Loire
Ile-de-France : la région et les aides de rentrée
Gratuité des cantines scolaires, la réaction de la Fcpe
Et celle de la Peep
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Syndicats et mouvements lancent une campagne d'explication
"Nous voulons une politique éducative ambitieuse faisant avancer notre Ecole publique en mettant au cœur la réussite de tous les jeunes. Nous voulons pour cela d’autres choix, un autre budget, une autre politique". Quinze organisations, syndicats, parents d'élèves de la Fcpe, lycéens et étudiants, mouvements pédagogiques (UNSA-Education - Cé - La ligue de l’enseignement GFEN FCPE CRAP Cahiers Pédagogiques FOEVEN - FAEN FERC-CGT FSU SGEN-CFDT UNL FIDL UNEF FNEC-FP FO), ont lancé le 30 août un appel commun qui fait suite à l'annonce de la suppression de 11 000 postes à la rentrée 2008.
La réaction est unitaire mais modérée. " Nos organisations s’engagent à mener en commun une campagne d’explication et de sensibilisation de l’opinion. Elles se retrouveront pour envisager la suite à donner à leur action autour d’une initiative d’ampleur nationale".
Communiqué
Les décrets Robien officiellement abrogés
Quel sens de la communication ! C'est à la veille de la rentrée des classes que paraît au Journal Officiel un texte attendu, abrogeant le décret Robien de février 2007 qui avait revu à la baisse les décharges horaires dont bénéficiaient certains enseignants et imposait la polyvalence pour les professeurs selon les besoins du service. Si l'annonce de cette abrogation avait déjà été faite, la publication du texte au J.O. du 1er septembre n'est pas le fruit du hasard…
Cette abrogation est une promesse du candidat Sarkozy. C'est aussi le résultat de la mobilisation des enseignants qui ont mené plusieurs journées d'action l'année dernière, largement suivies, contre une décision qui réduisait nettement leur niveau de vie et leur imposait des charges supplémentaires. C'est donc un motif de satisfaction pour les enseignants.
Il serait pourtant exagéré de chanter victoire pour au moins trois raisons. La première tient justement à la date de publication du texte. De fait l'abrogation a lieu alors que la rentrée s'effectue. Les établissements vont recevoir de nouveaux moyens horaires au moment où ils ont à gérer bien des difficultés et autre chose à faire qu'à modifier des tableaux de service. L'application concrète risque ici ou là de dépendre du niveau d'exigence du personnel. N'y aura-t-il pas tentation d'utiliser, au moins partiellement, ces moyens autrement ?
D'autre part, l'abrogation du décret ne restitue pas les postes supprimés. Elle se traduit en un volume d'heures supplémentaires et nous savons déjà que les postes perdus ne réapparaîtront pas. Sur ce terrain-là la continuité est totale avec Robien.
Car c'est là surtout que réside la limite de cette "victoire". La boussole de Darcos donne le même Nord que celle de Robien. La politique éducative donne la priorité à un objectif, qui pilote tout le reste : la réduction du budget, c'est-à-dire de la masse salariale. Il est donc fort probable, comme X. Darcos le proposait dans son rapport à N. Sarkozy de mars 2007, que la question des décharges refasse surface à propos de la redéfinition du service des enseignants. On sait que le ministre de l'éducation nationale a institué une commission pour faire des propositions sur ce point au printemps 2008. Rappelons que c'était déjà en usant de ce motif que Robien avait supprimé les décharges." Il est essentiel de reconnaître et de mieux valoriser la diversité des missions des enseignants aujourd'hui" disait Robien en novembre 2006. Ni les propos, ni les besoins, ni les objectifs budgétaires ne sont démodés.
Au Journal Officiel