Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
SES : L'Apses répond à Darcos
ÉDITORIAL
Transition de l'école à la vie active : les filières remises en cause ?
LE SYSTEME
Le ministre et l'histoire des arts. La ministre et les bacheliers STG
L’ÉLÈVE
Les parents savent-ils qu'ils ont de l'importance ?
LES DISCIPLINES
Primaire : L'université d'automne du Snuipp l EEDD :Le changement climatique et l'agriculture américaine l Français : Des mots pour voir 8ème édition l Philosophie :Penseurs de notre temps l St2s : Une licence pour les infirmières
TICE
Avis de recherche :TICE l TICE : Le nouveau plan de la Commission européenne l Sarkozy et les Tice
SES : L'Apses répond à Darcos
"Comme ses prédécesseurs, Xavier Darcos veut, légitimement, sauver la filière L. Le problème c’est qu’au lieu de mener une véritable réflexion sur les raisons de la désaffection des élèves envers la filière L et de s’interroger sur les causes d’une nouvelle demande sociale en matière d’orientation, le ministre pense visiblement que l’on peut dissuader les élèves et leurs parents de choisir la filière E.S. en tenant des propos inquiétants sur la filière". L'Apses (association des profs de SES) fait la leçon au ministre dont les propos commencent à mobiliser les profs de Ses.
"L'APSES est convaincue qu’il n’est pas nécessaire de dénigrer une filière pour en sauver une autre. C’est dans la diversité de l’offre de formation que la France fera accéder 80% d’une classe d’âge au baccalauréat et 50% au niveau licence". En tous cas, l'association répond aux accusations du ministre et publie des statistiques officielles sur les débouchés des élèves de la section ES. Un document à afficher dans votre lycée ?
Communiqué et dossier
|
N’hésitez pas à réagir sur les actualités qui vous interpellent, comme sur la plupart des articles du Café en vous rendant dans le forum correspondant (menu de droite).
Pour pouvoir réagir, il faut préalablement s’être inscrit sur le site et être identifié. À très vite ! |
Transition de l'école à la vie active : les filières remises en cause ?
En Suisse comme partout en Europe, la transition de l'école vers l'emploi est de plus en plus difficile. Sous la direction de Matthis Behrens, l'Institut de recherche et de documentation pédagogique de Neuchâtel (Suisse) publie une série d'études qui débordent du cadre suisse et ouvrent des pistes de réflexion pour les responsables éducatifs.
Elles mettent en évidence les difficultés de la transition et posent l'hypothèse de nouveaux comportements des familles et des jeunes.
Ainsi un travail sur les lycéens de Genève, montre que "la priorité des élèves après la scolarité obligatoire est de poursuivre une formation à l'école sans nécessairement avoir un réel projet d'avenir. L’étude montre même que l’existence de projets diminue dès lors que les élèves parviennent à occuper une position scolaire favorable" écrit M. Behrens. Finalement, contrairement à la vision classique, les meilleurs élèves sont ceux qui abandonnent tout projet professionnel ou plutôt, ce sont leurs bons résultats scolaires qui les amènent à abandonner un projet professionnel au profit d'une mise en attente. L'élève opte pour l'orientation qui retarde le plus possible le choix final et offre le maximum de réorientations. Cette observation il n'est pas rare de la faire en classe en France.
Cela amène Matthis Behrens à postuler une seconde hypothèse. Si les parcours scolaires ne sont plus considérés que pour leur capacité d'ouverture tardive, c'est qu'en eux-mêmes ils ont perdu de leur intérêt et de leur légitimité. "Il semble de plus en plus", écrit M. Behrens, "que le système propose des parcours dans lesquels les individus ne se retrouvent pas". Il faut alors s'interroger sur les parcours eux-mêmes.
On a pu relever dans le système éducatif français une double évolution du processus d'orientation tel qu'on observe au quotidien dans les classes. D'une part une forte pression pour ajuster davantage l'orientation au marché de l'emploi. On a vu récemment fleurir les études sur l'évolution de l'emploi d'ici 2015 et ces informations parviennent jusqu'aux élèves. On encourage les contacts avec les entreprises locales et les stages. Tout cela n'est pas inutile et doit être pris en compte, à condition de ne pas perdre de vue que l'orientation vise d'abord l'épanouissement et la liberté de l'élève. La seconde tendance c'est d'avancer l'orientation. On l'a vu de façon dramatique avec l'apprentissage à 14 ans. Mais la procédure d'"orientation active" en lycée, qui tend à limiter les choix après la terminale, donne du coup davantage de poids encore au choix fait en seconde.
Or ces deux tendances vont à l'opposé des comportements nouveaux des élèves et des familles. On a là sans doute un nouveau défi pour l'orientation.
La transition de l'école à la vie active ou le constat d'une problématique majeure. Sous la direction de Matthis Behrens. IRDP 2007.
L'étude
Revenir au sommaire
Le ministre et l'histoire des arts
"Je souhaite accroître la place réservée à l'histoire des arts dans notre système éducatif". X.Darcos avait évoqué ce projet lors de sa réunion de rentrée et confié une mission à E. Gross sur ce thème.
Comment faire ? Le ministre s'est confié aux journalistes de l'Afp. "Il faut construire une filière complète d'histoire des arts, pour que l'on forme les jeunes de la grande section de maternelle jusqu'en terminale… Il s'agit de rappeler aux enseignants que ça fera partie de leurs charges". Quant à savoir comment concilier de nouvelles charges et des horaires en baisse….
Dépêche AFP
La ministre et les bacheliers STG
"Il faut que les IUT s'ouvrent plus largement aux bacheliers technologiques. 30%, ce n'est pas suffisant à mes yeux". Valérie Pécresse a plaidé la cause des bacheliers technologiques devant les directeurs d'IUT. Quant à savoir comment concilier indépendance des universités et injonction ministérielle…
Dépêche AFP
Revenir au sommaire
Les parents savent-ils qu'ils ont de l'importance ?
Sous ce titre, Alma Harris et Janet Goodall, de l'Université de Warwick (R.-U.) publient les résultats d'une étude officielle sur l'impact du lien entre les parents et l'école.
Elles confirment que l'implication des parents est toujours liée à de meilleurs résultats aussi bien sur le terrain du niveau qu'en ce qui concerne le comportement. "L'engagement des parents est un levier puissant pour améliorer les résultats à l'école". Ajoutons qu'elle est liée au niveau scolaire et social des parents :les plus privilégiés s'investissent davantage dans les études de leurs enfants…
Pour autant cet engagement n'est pas sans ambiguïté. D'abord dans sa perception : alors que les parents pensent aider scolairement leur enfant, les professeurs attendent d'abord un moyen d'améliorer le comportement des élèves.
Surtout l'étude distingue deux types de soutien parental. Les parents sont le plus efficaces quand ils aident le travail scolaire à la maison. Ils le sont moins quand il soutiennent les activités faites à l'école.
L'étude
Revenir au sommaire
Primaire : L'université d'automne du Snuipp
C'st un événement attendu tant ses journées sont riches. Du 26 au 28 octobre, le Snuipp réunit son université d'automne à La Londe Les Maures (83). Le programme vient d'être rendu public. Impossible de citer tous les intervenants. Contentons-nous des noms, bien connus des lecteurs du Café, d'Elisabeth Bautier, Joël Briand, Line Audin, Berbard Devanne,André Giordan, Danièle Manesse etc.
Le programme
EEDD : Le changement climatique et l'agriculture américaine
" La plupart des agriculteurs ont des contrats avec les entreprises agro-alimentaires qui leur achètent une quantité avec une certaine qualité. La plupart des contrats ne prennent pas en compte les aléas naturels et chaque producteur doit trouver un juste équilibre entre les moyens qu’il utilise et le rendement qu’il obtient. Depuis quelques temps les conditions de récolte se dégradent (maladies, intempéries,…) mais les contrats restent les mêmes, si bien que la marge du producteur diminue progressivement. Les agriculteurs sont, pour l’instant, les seuls à devoir supporter le coup du changement climatique". Le changement climatique peut-il perturber l'agriculture américaine ? Le BE Etats-Unis publie un rapport (traduit) qui montre son impact , pas seulement sur les productions mais aussi sur les régions et l'organisation même du marché.
Article BE Etats-Unis
Français : Des mots pour voir, 8ème édition
"Des mots pour voir, histoires de l'Histoire de l'art" est concours international d'écriture pour les