L'Expresso du 12 Septembre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Darcos, les TICE et la France bilingue

ÉDITORIAL

Darcos et l'inconnue des TICE

LE SYSTEME

Le Snpden dénonce l'incohérence gouvernementale l Un franbçais sur trois juge l'échec scolaire acceptable l Angleterre : le gouvernement va favoriser les écoles religieuses

L’ÉLÈVE

Des enfants privés d'école à Romainville

LA CLASSE

Logiciels, TBI et baladeurs dans le 78 l La sanction l ouverture des inscriptions aux prix eLearrning

LA RECHERCHE

L'effet maître persiste

LES DISCIPLINES

Primaire : le plurilinguisme précoce à Sarrebruck l Français : des mots pour voir l Histoire-géo : à propos de G. Mocquet l Histoire-Géo : l'université d'automne des Clionautes se transporte à Nantes

 

Le fait du jour

 

Darcos, les TICE et la France bilingue

Les TICE ont peu figuré dans les préoccupations de rentrée du ministère de l’éducation nationale. C’est donc avec intérêt que nous avons suivi la visite du ministre à l’école Willy Brandt d’Elancourt et au collège Blaise Pascal de Plaisir, tous deux dans les Yvelines. Mais si les équipements TICE et les usages pédagogiques étaient bien au rendez-vous, le discours ministériel a été fort loin de traiter la question en profondeur.

 

Le ministre lui-même semblait beaucoup plus préoccupé de remplir la mission que lui a confiée le président de la République, faire de la France une nation bilingue, que de définir une politique d’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’enseignement.

Le compte-rendu complet

Voir aussi : Logiciels, TBI et baladeurs numériques dans le 78

 

 

 

N’hésitez pas à réagir sur les actualités qui vous interpellent, comme sur la plupart des articles du Café en vous rendant dans le forum correspondant (menu de droite).

Pour pouvoir réagir, il faut préalablement s’être inscrit sur le site et être identifié. À très vite !

 

 

Darcos et l'inconnue des TICE

Quelle déception ! Le 11 septembre le ministre avait annoncé un "déplacement sur le thème des TIC" et on pouvait s'attendre à la publication d'un  plan ministériel en ce domaine. On sait (cf ci-dessus) qu'il  n'en fut rien. X. Darcos a mis l'accent sur l'enseignement des langues beaucoup plus que sur les Tice.

 

Or, depuis l'arrivée de X. Darcos au ministère, le mot TICE a quasiment disparu des discours officiels. Les TICE n'apparaissent dans le discours de rentrée qu'une seule fois, à propos de l'enseignement des arts. La mention la plus longue se trouve dans la circulaire sur l'accompagnement éducatif, où on précise que celui-ci "doit favoriser l'accès aux TIC".

 

Ces mentions ne sont pas que rares. Elles sont toutes en lien avec l'externalisation. C'est vers les collectivités locales que le ministre se tourne quand il parle des tice.  La principale information de la journée du 11/9 c'est d'ailleurs l'annonce de la signature dans quelques mois d'une charte nationale avec les collectivités locales précisant les responsabilités de chacun. Elle pourrait officialiser le désengagement du ministère.

 

Ce désintérêt a sans doute à voir avec du conservatisme. On pourrait sans doute relier cet abandon étatique à la Lettre de N. Sarkozy qui affiche une méfiance réelle envers les TICE. Ou encore aux conceptions d'un ministre de formation classique et attaché aux traditions.

 

Mais c'est surtout une contradiction qui mérite réflexion. Alors que les Tice disparaissent des discours officiels, le ministre décide d'inclure le B2i dans le brevet des collèges ce qui aboutit à le rendre réellement obligatoire. La mesure est à haut risque. En effet la majorité des établissements secondaires n'a toujours pas intégré réellement le B2i. Pris entre la pression administrative et une certaine méfiance ministérielle envers les TICE, le B2i pourra-t-il continuer à s'affirmer ?  Décidément la contradiction et l'ambiguïté sont bien les marques du gouvernement Sarkozy.

 

 

Revenir au sommaire

 

 

Le SNPDEN dénonce l'incohérence gouvernementale

"Tous les engagements n'ont pas été tenus de la même manière". Le SNPDEN, principal syndicat de chef d'établissement, souligne l'incohérence de la politique gouvernementale. Pour le syndicat  il est difficile, comme le demande la lettre de mission de X Darcos, de prétendre assurer le libre choix d'établissement des familles et la mixité sociale et scolaire.

 

"La mixité sociale et scolaire, jusqu'ici, on ne la fait pas. Si l'enjeu n'est pas la liberté des parents mais la mixité sociale et scolaire, bon courage", a déclaré M. Guittet à l'AFP.

Dépêche AFP

 

Un français sur trois juge l'échec scolaire acceptable

Selon un sondage Sofres pour Le pèlerin, 33% des français jugent l'échec scolaire normal ou faible.  Un nombre à peu près équivalent (38%) le jugent inacceptable.

Dépêche AFP

 

Angleterre : Le gouvernement va favoriser les écoles religieuses

"Les écoles religieuses prennent très sérieusement à cœur leur mission d'aider les enfants de milieu défavorisé". C'est avec cet argument, selon BBC News, que le ministre des écoles, Ed Balls, a justifié un accord signé avec les représentants anglicans, catholiques, juifs, musulmans, orthodoxes et Sikhs pour ouvrir de nouvelles écoles religieuses. Celles-ci devront accepter tous les élèves. Des fonds d'Etat aideront à la construction des écoles, particulièrement les écoles musulmanes.

 

Le Guardian souligne la multiplication des écoles bi-religieuses. Ainsi plusieurs écoles anglicanes-catholiques ont ouvert et une école anglicane-musulmane pourrait voir le jour avec des fonds d'Etat dans le Lancashire.

Article BBC News

Artile du Guardian

 

Revenir au sommaire

 

 

Des enfants privés d'école à Romainville (93)

Selon l'association DEI France, plusieurs enfants de Romainville (93) n'ont pas été inscrits à l'école par la municipalité de Romainville parce qu'ils étaient logés à l'hôtel social. Cinq enfants resteraient encore ans école.

 

L'association rappelle que la Convention internationale sur les droits des enfants fait obligation à la mairie d'accepter tous les enfants sans discrimination. La municipalité de Romainville, contactée par le Café, ne s'est pas exprimée.

DEI France

 

Revenir au sommaire

 

La classe

 

Logiciels, TBI et baladeurs numériques dans le 78

"L’école du futur", c’est le projet très volontariste et partenarial que la ville d’Elancourt (78) développe depuis 4 ans pour ses écoles et qu’elle a présenté à Xavier Darcos à l’école Willy Brandt.

 

Divers outils innovants ont été mis à disposition des enseignants : logiciel « Mémosaure » conçu pour faciliter le développement de la mémoire et du vocabulaire, tableaux numériques interactifs, système de visio-conférence pour l’apprentissage des langues, classe mobile de 15 ordinateurs portables connectés à un chariot mobile. Les enseignants les utilisent sur la base du volontariat. C’est ainsi qu’une classe de CP utilise beaucoup le tableau numérique, en histoire et géographie, en grammaire, en mathématiques. Les élèves en sont ravis, même s’ils dépassent assez vite l’aspect ludique pour apprécier davantage les possibilités d’illustration multimedia et la mémorisation de leurs constructions. Dans la classe de CM2, une séance d’anglais sur trois est chaque semaine réalisée sous forme de visio-conférence avec un professeur britannique.

La suite du reportage de F. Solliec

 

La sanction

"Il s'agit de corriger les erreurs, pas l'enfant !" Cette citation orne le numéro de septembre de la "Lettre Eduquer à la non-violence et à la paix" qui est dédiée à la sanction.

 

"La sanction éducative est une contrainte non-violente qui vise à ce que le contrevenant assume concrètement sa responsabilité vis à vis d’autrui, vis à vis du groupe, et vis à vis de lui-même. Le but est que chacun s'en sorte bien. La sanction éducative ouvre vers l'avenir et sur un nouvel accord, qui prend mieux en compte les besoins et qui fixe pour une durée donnée, les engagements de chaque partie" précise Elisabeth Maheu dans ce numéro. Et pour faire passer cette idée, La Lettre publie des témoignages d'enseignants qui vont de l'école au lycée.

La Lettre