L'Expresso du 24 Septembre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Plus de cent enseignants volontaires pour des collèges expérimentaux

ÉDITORIAL

Félicitations !

LE SYSTEME

Fonction publique : Le Sgen et le Snes réagissent négativement au programme Sarkozy | Le parlement européeen invite les états à investir dans le préscolaire l Suisse : les enseignants romands ovationnent Meirieu

L’ÉLÈVE

Un enfant sur quatre s'est vu proposer un jeu dangereux l .Les jeunes et Internet à la 2de rencontre ECM l La Peep enterre le collège unique l La nocivité de l'Ecstasy est établie l Malbouffe : la résistance s'organise

LA CLASSE

Jeudi 27 c'es la grande lessive l Violence scolaire : la réponse communautaire l'emporte aux Etats-Unis

LA RECHERCHE

Les évaluations internationales au CIEP

CITOYENNETE

La loi sur l'immigration adoptée par l'Assemblée

LES DISCIPLINES

Maths :  les géomètres de la Grèce antique

LES TICE

Symposium Internet et réseaux de connaissances l

 

Le fait du jour

 

Plus de cent enseignants volontaires pour des collèges expérimentaux

Darcos au pied du mur ? En 48 heures, l'appel lancé par Gabriel Cohn-Bendit sur le site du Café le 21 septembre a déjà recueilli plus de 110 adhésions d'enseignants, c'est-à-dire de quoi ouvrir 3 ou 4 collèges. Rappelons l'idée de Gabriel : sur le modèle des lycées expérimentaux, là où la libéralisation de la carte scolaire déséquilibrera les établissements, ouvrir dès 2008 des collèges confiés à de véritables équipes pédagogiques bénéficiant d'une autonomie réelle.

 

Les professeurs participant à cette aventure pédagogique pourront garder  administrativement leur poste d'origine.

Cliquez ici pour participer au projet

L'appel de Gabriel Cohn-Bendit

La communauté virtuelle en construction

 

 

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Félicitations !

La formule nous arrive 30 fois par jour au Café : "Félicitations !" Rien à voir (hélas !) avec l'indice de satisfaction des lecteurs du Café. Les messages viennent de Côte d'Ivoire ou d'un autre pays lointain et annoncent une rapide fortune à condition d'abord de mettre un peu d'argent…  C'est exactement le sentiment que nous ressentons ce lundi matin alors que s'installe la commission sur le  métier d'enseignant.

 

Non pas que la profession n'ait besoin d'un bon dépoussiérage. Le métier d'enseignant a été défini il y a plus de 50 ans. A une époque où l'Ecole accueillait beaucoup moins d'élèves venus des milieux populaires, où ses évaluations avaient des conséquences sociales beaucoup plus faibles et où elle devait affronter des publics plus faciles et plus socialement homogènes. Le métier pouvait contenir intégralement dans la chaire professorale sans susciter le trouble.  La démocratisation a changé cela, amené des élèves nouveaux, avec des difficultés nouvelles. Du coup des dispositifs variés se sont multipliés pour adapter l'Ecole à ces élèves. Les enseignants ont dû devenir des spécialistes en pédagogie, encadrer les élèves différemment, faire de l'éducatif.

 

La commission qui s'installe ce matin est sans doute consciente de ces changements. Elle est appelée à étudier les missions enseignantes, les déroulements de carrière et la rémunération des enseignants. C'est ce dernier point qui éveille ce goût de déjà-vu. Car le président a déjà promis de donner plus aux profs qui travailleront plus, le ministre lui promet la revalorisation du métier. Mais on voit mal avec un budget de rigueur, dans un ministère où les salaires représentent 95% du budget,  comment concilier ces "bonnes nouvelles"… C'est là le point commun avec les messages de "félicitations"…

 

Le problème c'est aussi de faire face aux autres points de l'ordre de mission dans ce contexte. La "typologie des métiers d'enseignant" viserait à reconnaître les nouvelles formes d'exercice du métier, par exemple la gestion de réseaux pédagogiques, la formation, l'accompagnement scolaire etc. Mais quand on supprime 11 000 enseignants comment trouver les moyens pour prendre en charge les métiers nouveaux ?  La "reconnaissance du métier d'enseignant", dernier travail de la commission,  n'est pas sans rapport avec le sujet, c'est-à-dire la rémunération. Voilà qui motive notre scepticisme. Améliorer le système éducatif c'est l'adapter davantage aux besoins des élèves. C'est forcément davantage d'argent et davantage de temps pour changer les représentations professionnelles. Le gouvernement  a-t-il une seule de ces deux cartes ?

 

 

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Fonction publique : Le Sgen et le Snes réagissent négativement au programme Sarkozy

"Les propos du président de la République sonnent le tocsin d’une fonction Publique au service de l’intérêt général". Le Snes condamne la réforme de la fonction publique annoncée par N. Sarkozy. La baisse des effectifs, le salaire au mérite,la privatisation partielle des emplois font réagir le Snes. "Le  dynamitage du statut, la substitution de l’individualisme et de la concurrence aux valeurs d’égalité, de solidarité inscrites dans le statut et à la transparence de gestion conquise par les personnels grâce au paritarisme s’attaquent directement aux garanties apportées aux citoyens par le statut de la Fonction Publique… La revalorisation des carrières telle que la propose le président fait porter des risques majeurs à la cohérence des équipes en valorisant l’individualisation des rémunérations et en prétendant la fonder sur la performance. L’enseignant soucieux de faire progresser des élèves en difficulté se verra –t-il sanctionner financièrement, parce que les progrès de ceux-ci seront moins rapides que ceux d’autres enfants ?"

 

L'accueil n'est pas plus favorable au Sgen Cfdt. "La fonte des effectifs engagée avec le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite pénalise déjà les usagers et dégrade les conditions de travail des agents. L’instauration d’une aide au départ sous forme de pécule ne pourra qu’aggraver cette situation. Que dire du droit d’option offert aux nouveaux agents qui auraient à choisir entre statut et contrat de droit privé ? N’est-ce pas là une remise en cause de la spécificité des missions de la fonction publique, doublée d’une fallacieuse prétention à la souplesse et à la liberté ?"

Communiqué Snes

Communiqué Sgen

 

Le Parlement européen invite les états à investir dans le préscolaire

"Le rapporteur propose que davantage de ressources financières soient investies dans l'éducation préscolaire dont les retombées sont les plus grandes. Il estime d'autre part qu'un aiguillage précoce des élèves a une influence négative sur l'efficacité et l'équité dans les systèmes éducatifs et qu'au contraire, la différenciation est efficace au niveau de l'école secondaire. Il soutient les efforts de modernisation des universités afin que l'enseignement supérieur devienne compétitif". La Commission de la culture et de l'éducation du Parlement européen a remis le 19 septembre son rapport au Parlement.

 

Elle préconise le renforcement de l'éducation préélémentaire , très inégalement développée en Europe. Elle s'oppose également à l'orientation précoce. Elle recommande "d'introduire une culture de l'évaluation dans les systèmes d'éducation". Elle insiste sur " la nécessité d'élaborer, dès la phase préscolaire, des actions visant à favoriser l'intégration des enfants venus de pays tiers" et recommande la mixité sociale dans les établissements.

Le rapport

 

Suisse : Les enseignants romands ovationnent Meirieu

"La pédagogie, que la rumeur et certains courants de pensée chargent de tous les maux, était à l’honneur". Les représentants des enseignants des 7 cantons romands suisses (Vaud, Genève, Valais, Jura etc.) réunis lors du congrès quadriennal du SER (syndicat des enseignants romands) à Genève le 22 septembre, ont appelé à "l'action pédagogique". Malgré le retour du traditionalisme dans certains cantons, comme Genève, le SER invite ses adhérents à travailler en équipe et à "mettre en oeuvre leur génie ordinaire".

 

Le congrès a accueilli favorablement Philippe Meirieu. Il s'est aussi inquiété du "tourisme scolaire". "L’école doit contribuer à la réduction des inégalités et à l’intégration de tous. Elle est aujourd’hui confrontée à de nouvelles problématiques, notamment le recul de la mixité sociale, la gestion de l’hétérogénéité grandissante des élèves, les phénomènes de violence, l’augmentation des aspirations individuelles ou (et) identitaires" estime le SER. "Dans ce contexte, c’est un leurre de laisser croire aux familles qu’elles pourraient choisir l’école de leurs enfants. Le SER s’oppose à tout tourisme scolaire, à tout « bon éducatif », tout ranking des bâtiments scolaires, qui conduiraient à la concentration d’élèves issus des mêmes classes sociales, ou au regroupement communautaire".

Le congrès

Sur Genève

 

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Un enfant sur quatre s'est vu proposer un jeu dangereux

Jeu dit du foulard, jeu du pendu, jeu du bouc émissaire, jeu de la canette, jeu de Beyrouth, jeu du petit pont massacreur, jeu de la tomate etc. , les jeux dangereux ont une centaine de noms. Selon un sondage réalisé pour l'association SOS Benjamin, 26% des 7-17 ans s'est vu proposer un des jeux dangereux, 12% y ont participé. Le lieu de jeu le plus fréquent est la cour de récréation de l'école, devant la rue. Quatre jeunes sur cinq savent que ces jeux sont dangereux.

 

On se rappelle qu'au printemps dernier, le ministère avait officiellement attiré l'attention des enseignants sur ces jeux dangereux.

Association Sos Benjamin

Brochure ministérielle sur ces jeux

 

Les jeunes et Internet à la 2de Rencontre ECM

Organisées par le Ministère de la culture, la Rencontre réunit les animateurs des Espaces Culture Multimédia et de nombreux spécialistes du secteur, professe