L'Expresso du 5 Octobre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Primaire : Darcos enterre la semaine unique de 4 jours

ÉDITORIAL

Lycée : Récupérer le mois de juin ou changer le système ?

LE SYSTEME

Primaire : Base élèves ce n'est peut-être pas fini l Commission sur le métier :le poids du budget selon Snes – Snep

L’ÉLÈVE

Darcos lance une concertation lycéenne l Orientation et formation professionnelle dans Vie pédagogique l Des préservatifs dans les lycées

LA CLASSE

Réussir la passage de la 3ème à la 2de l Concours général

CITOYENNETE

Le Sénat adopte les tests ADN mais en réduit la portée

LES DISCIPLINES

Primaire : de nouveaux programmes l Primaire :le Parlement des enfants l Primaire : Colloque de l'Astep | Géographie : le monde change l Langues régionales au collège

LES TICE

Baldr le logiciel anti-plagiat

 

Le fait du jour

 

Primaire : Darcos enterre la semaine unique de 4 jours

"Il n'y a pas de pression du gouvernement pour que la semaine de 4 jours soit obligatoire partout". Selon l'AFP, c'est au Sénat que Xavier Darcos a précisé ou rectifié sa réforme des rythmes scolaires. Certains maires, au sein même de la majorité, s'étaient émus de voir l'Etat imposer un système unique là où des accords locaux existent ainsi que de nouvelles charges.

Dépêche AFP

Sur le Café : Une semaine incohérente et défavorable

Lire la tribune de P. Frackowiak

 

 

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Lycée : Récupérer le mois de juin ou changer le système ?

"L'année scolaire commence au début du mois de septembre et devrait se terminer à la fin du mois de juin. Or, dans les lycées et parfois même dans certaines cités scolaires où se déroulent des épreuves du baccalauréat, ce temps scolaire n'est pas respecté et les conseils de classe, qui scellent l'avenir des élèves, se tiennent bien souvent à la fin du mois de mai. Cette situation entraîne, pour les lycéens, la perte d'un mois de scolarité par an". Xavier Darcos entend y remédier pour que les élèves aient tous la même durée d'enseignement et pour aider les enseignants à finir les programmes…

 

Comment faire ? Il entend jouer sur deux leviers. D'abord trouver de nouveaux locaux pour le bac, " le but étant de conserver les locaux (scolaires) pour accueillir les classes qui ont encore cours". Ensuite "employer de la manière la plus efficace les équipes d'enseignants afin qu'elles restent disponibles pour dispenser les cours aux lycéens qui ne passent pas d'examen". X. Darcos annonce qu'il expérimentera ces mesures dès cette année dans 5 académies (Rouen, Amiens, Dijon, Besançon et le département du Vaucluse). On ne sait pas si le calendrier des examens sera modifié dans ces académies.

 

L'intention est louable et répond à la demande de parents qui ne savent pas quoi faire de leurs enfants en juin. Mais elle risque de compliquer sérieusement l'organisation du baccalauréat et de nuire à la sérénité des épreuves. Ce n'est pas par hasard que les épreuves ont lieu dans les établissements scolaires. L'examen nécessite des locaux calmes, éclairés et ventilés, du mobilier scolaire, la présence d'un secrétariat efficace et bien installé, une liaison Internet…

 

Alors pourquoi prendre ce risque ? C'est que cette réorganisation n'est pas sans rapport avec la redéfinition du métier d'enseignant et les  recommandations de l'audit sur le lycée et du "rapport sur les décharges statutaires des enseignants du second degré".  Tous deux demandent  l'allongement des services (jusqu'à 36 semaines de cours) de façon à maintenir  un certain volume horaire de cours dans un lycée où les horaires hebdomadaires seraient nettement amputés. Moins d'heures hebdomadaires,  permettant d'avoir moins d'enseignants, mais un nombre de semaines plus important peuvent assurer un bagage minimum aux lycéens tout en réduisant sensiblement le budget. Un autre axe était envisagé par les audits : la réduction du nombre d'épreuves finales à l'examen de façon à en simplifier et écourter le déroulement, la plupart des disciplines se passant en contrôle continu.

 

Cette expérimentation préfigure donc peut-être les décisions de la Commission sur le métier d'enseignant. On y surveillera d'éventuelles adaptations du calendrier d'examen et du type d'épreuves.

Communiqué Darcos

Dans le Café : L'audit sur les lycées

Dans le Café : rapport sur les décharges

 

 

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Primaire : Base élèves : Ce n'est peut-être pas fini…

"La FCPE rappelle son exigence concernant la sécurisation des fichiers informatiques ainsi constitués. Elle exige une totale garantie du fait que ces données ne pourront être utilisées par quiconque en dehors de l’institution scolaire, notamment pour des visées politiques ou commerciales. Elle n’acceptera pas que les maires, d’autres administrations que l’Education nationale ou des sociétés commerciales aient accès à ces informations". Alors que les syndicats manifestaient leur satisfaction devant le retrait, annoncé hier, des informations les plus litigieuses du fichier national des écoliers, la Fcpe, première association de parents d'élèves, vient mettre le doigt où ça fait mal.

 

Car elle soulève deux problèmes bien réels et qui, effectivement, ne sont pas réglés. Le premier concerne la sécurité du fichier. Il a été démontré que le fichier pouvait être pénétré facilement. Le second est encore plus difficile à résoudre : c'est celui du partage des informations. Si les maires doivent avoir accès à certaines informations pour organiser l'accompagnement scolaire ou le fonctionnement des Rased (comme le souligne la Fcpe), l'accès aux autres informations peut être source de litiges. Sur ces points, le ministre serait bien  inspiré de déminer le terrain avant qu'à nouveau le conflit ne revienne.

Communiqué Fcpe

 

Commission sur le métier : le poids du budget selon le Snes

"La volonté de promouvoir la bivalence des enseignants en collège, de renforcer une autonomie des établissements autorisant des déréglementations ne serait-elle qu’un moyen d’adapter le système éducatif aux milliers de suppressions de postes annoncées et de réduire les ambitions éducatives ?" interrogent le Snes et le Snep au sortir de leur audition avec la Commission sur le métier d'enseignant.

 

Selon eux, "l’approche induite par les questions des membres de la Commission a évacué les problématiques posées, notamment celle des objectifs communs pour tous les élèves, pour se centrer sur les questions d’organisation du système éducatif indépendamment du reste". Les deux syndicats sont sortis inquiets.

Communiqué

 

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Darcos lance une concertation lycéenne

Consultation ? Non, "concertation" lycéenne. Le ministre veut que les Conseils académiques de la vie lycéenne organisent d'ici la fin de l'année des débats sur "les thèmes de préoccupation des lycéens : orientation, équilibre des filières, valorisation de la voie professionnelle".

 

Orientation et formation professionnelle dans Vie pédagogique

Le numéro d'octobre de la revue québécoise Vie pédagogique est totalement dédié à l'orientation. Au Québec comme en France, l'enseignement professionnel est  mal perçu. La revue montre comment il peut être délicat d'y entrer alors que tout le monde pousse vers les filières "nobles"…

 

Alors les enseignants québécois ont développé de nouveaux outils. Le Projet personnel d'orientation (PPO) est proposé dès la 4ème. Les enseignants travaillent maintenant à un "carnet de réflexion" mis à la disposition de chaque élève.

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Des préservatifs dans les lycées

Selon l'AFP, X. Darcos a décidé d'équiper chaque lycée de deux distributeurs de préservatifs. L'opération coûtera près de 2 millions d'euros. Actuellement seulement un lycée sur trois dispose d'un distributeur.

Dépêche AFP

 

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La classe

 

Réussir le passage de la troisième à la seconde

Il est des livres qui ouvrent des portes. Cet ouvrage en fait partie. Anne-Elisabeth Laroche nous offre un livre rare car elle arrive à nous faire percevoir le passage de la troisième à la seconde tel que les élèves le vivent. C'est sans doute la grande force de cet ouvrage,fruit d'une longue expérience et d'années d'observations, que de mettre ainsi en perspective les témoignages de lycéens avec des analyses de sociologues de l'éducation. Ainsi arrive-t-on à une nouvelle lecture, très efficace, des difficul