Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
L'orientation au Salon de l'Education
ÉDITORIAL
Darcos : Vers une réforme de l'inspection ?
LE SYSTEME
Formation des maîtres quelles priorités ? l Pourquoi l'anti-pédagogie ? l L'E.N. zone de non-droit à La réunion ?
L’ÉLÈVE
Le changement climatique frappera durement les enfants l La langue des signes entre au bac l La rousseur a au moins 45 000 ans l Finlande : un tireur fou tue 7 élèves
LA CLASSE
Ecole : Droit de réponses" reçoit le Prix Louis Cros
LA RECHERCHE
Enfants turbulents : le colloque de Pas de zéro de conduite
CITOYENNETE
Sos Racisme contre les statistiques ethniques l Belgique : Le BHV met le bazar…
LES DISCIPLINES
Documentation : Le commentaire critique au capes externe l Primaire : L'ICEM contre le pilotage par l'évaluation l Français : l'AFEF "écoutée " au ministère l EDD : Avec Sos 21 jouez en ligne au développement durable l Sciences : Programme en séries ES et L l Sciences : Olympiades des géosciences l SES : Le bac ES mène à tout… l Bac : dispenses d'épreuves l STG : épreuve orale d'histoire-géo l ST2S : Les épreuves du bac l Professionnel : Cap métiers de l'enseigne
LES TICE
Quand l'éducation nationale teste le PC à 100 dollars l Droit de réponse sur Internet l Faille dans Quick Time
L'orientation au Salon de l'Education
Du 22 au 25 novembre, le Salon de l'éducation est l'occasion unique de s'informer et d'être conseillé sur son orientation. Trois espaces attendent les jeunes :
Le Salon de l'Etudiant qui regroupe au sein d'un même espace la globalité de l’offre en matière d’enseignement supérieur et de formation professionnelle. Cet espace est spécialement conçu pour aider les jeunes à construire leur projet d'orientation (choix d'études et de métiers) et consolider leur parcours professionnel (recherche d’un métier, premier emploi, formation continue).
L’Aventure des métiers : organisations professionnelles, entreprises et ministères se sont mobilisés pour présenter aux jeunes la richesse de leur secteur d’activité et les sensibiliser à la grande diversité des métiers et des carrières qu'ils offrent.
L'Onisep, ses conférences et ses conseillers d'orientation donnent la possibilité d'être conseillé et guidé dans le choix de ses études et de s'informer sur les métiers.
Le Salon
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Darcos : Vers une réforme de l'inspection ?
Va-t-on vers une réforme de l'inspection ? "Je fais confiance aux enseignants tant que les résultats sont là. Peu importent les moyens." Sur France Culture, le ministre de l'éducation nationale a annoncé son intention de "remettre complètement à plat le système d'évaluation des enseignants ou plutôt des résultats des élèves… Nous sommes trop obsédés par l'inspection individuelle des professeurs" a-t-il ajouté. On trouve dans les propos du ministre deux influences qui pourraient effectivement changer la donne.
L'inspection à l'anglaise ? X. Darcos a fait allusion au Royaume-Uni, un pays où on pratique des inspections d'établissement. Les enseignants y sont évalués par les chefs d'établissement. Mais des inspecteurs indépendants observent longuement les cours dispensés (au moins une centaine) et les résultats des élèves avant de communiquer les conclusions de ce qui est un véritable audit d'une quarantaine de pages. Il est accessible aux parents sur Internet et une version spéciale est rédigée à destination des élèves. Un récent rapport de l'Ofsted, l'organisme responsable des inspections, notait d'ailleurs que "presque tous les élèves ont accès aux lettres des inspecteurs et la plupart les lisent". L'inspection contribue ainsi à créer un climat de confiance dans l'équipe éducative et au-delà entre profs, parents et élèves, un ingrédient indispensable au progrès de tous. En France, certaines académies testent actuellement des dispositifs de ce genre. Le Café a rendu compte récemment des inspections d'établissement menées à Nantes.
L'évaluation à l'américaine ? L'autre courant dont peut se réclamer Darcos, c'est l'accountability, la culture de l'évaluation qui s'est installée aux Etats-Unis. Le versement des subventions fédérales y est lié aux résultats obtenus par les établissements. Et pour les évaluer, des batteries de tests ont été mises au point. Par ce biais, l'ensemble du système a pris l'habitude de multiplier les outils d'évaluation et d'intégrer cette démarche jusque dans le quotidien de la classe. Finalement, les tests y jouent le rôle pilote que peut avoir le bac dans l'enseignement secondaire français. C'est en fonction des tests que sont fixés les points réellement abordés en classe et les compétences exigées des élèves. Le bilan est-il positif ? Certaines études ont montré une hausse du niveau scolaire et une réduction des écarts entre groupes ethniques. Mais d'autres travaux ont souligné les failles du système. L'accountability amène à délaisser les disciplines qui ne sont pas testées (comme les arts par exemple), à réduire les compétences à l'entraînement aux tests. Une proportion non négligeable d'établissements a été prise en flagrant délit de tricherie. L'idée sous-jacente à ces évaluations, la concurrence entre les établissements sera bénéfique aux plus défavorisés, est elle-même critiquée. Bien d'autres moyens peuvent obtenir des résultats dans la lutte pour "l'égalité des chances".
X. Darcos est-il capable de faire évoluer l'inspection ? Car on aurait tort de croire que les systèmes anglais et américains soient isolés. C'est plutôt l'inspection à la française qui fait figure d'exception en Europe. Avant X. Darcos, des voix se sont élevées en France pour modifier le système d'évaluation. Ainsi, en 2003, un rapport réalisé pour le Haut conseil de l'évaluation de l'école par Yves Chassard et Christian Jeanbrau, dénonçait un système "injuste, incohérent et inefficace" et préconisait une inspection de l'équipe éducative. "Nous sommes parvenus à la conclusion qu'une réforme de l'appréciation des enseignants devrait chercher à satisfaire deux objectifs prioritaires : dépasser le cadre étroit de l'inspection individuelle pour les aider, par un conseil et un soutien pédagogique judicieux, dans l'exercice de leur métier, leur ménager davantage de possibilités de mobilité en cours de carrière; et n'y parviendrait qu'en en poursuivant un troisième : renforcer l'encadrement intermédiaire de l'école". Plus récemment le rapport annuel 2005 de l'Inspection générale s'attachait à montrer l'intérêt d'une approche territoriale de l'évaluation. " Pour qui souhaite évaluer le fonctionnement du système, la prise en compte du niveau infra-académique et même infra-départemental apparaît comme une nécessité".
Attachons-nous alors à estimer ce que peuvent être les obstacles à une nouvelle forme d'évaluation. Il y a bien sûr la tradition administrative centralisée. Il y a la maigreur des corps d'inspection et des corps intermédiaires dans leur ensemble. Mais, plus fort que cela, il y a un changement de nature du métier d'enseignant qui ne se limiterait plus à un simple face à face disciplinaire avec les élèves mais qui situerait le professeur comme un acteur d'une communauté éducative ayant une mission d'éducation. Demander une autre forme d'inspection, ce n'est pas poser la seule question du rôle de l'Etat. C'est surtout formuler celle de la place du professeur dans l'Ecole. Justement un autre chantier ministériel.
Dépêche AFP
Sur le Café : Nantes teste l'inspection globale
Le rapport Chassard
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Formation des maîtres : quelles priorités ?
"Les écoles, et sans aucun doute les collèges qui ont été victimes du choix de la généralisation du petit lycée napoléonien à la totalité des enfants entrant en 6ème en opposition à une école fondamentale couvrant toute la scolarité obligatoire, attendent des enseignants ayant un haut niveau de formation dans le domaine des apprentissages (Comment un enfant apprend-il?), capables de travailler en équipe, d'assurer continuité et transversalité des apprentissages, de prendre en compte l'hétérogénéité des élèves, de réduire le temps d'enseignement collectif frontal (la transmission), de permettre aux élèves de se fabriquer des outils mentaux (et si l'Ecole se donnait comme objectif de développer l'intelligence?), de gérer les conflits entre élèves et avec les parents, d'ouvrir l'école sur la vie, de donner du sens aux apprentissages en les reliant aux savoirs non scolaires, de se mobiliser sur les projets… parfois de survivre dans des milieux où l'école n'est plus respectée…" Dans un article donné au Café, Pierre Frackowiak, I.E.N., réagit à la lecture de la revue interne de l'IUFM du Nord-Pas-De-Calais…. Comment les "nouveaux IUFM", qui se mettent en place au sein universités, formeront-ils les futurs maîtres ?
L'article de P. Frackowiak
Pourquoi l'anti-pédagogie ?
"La France semblait avoir le monopole de la dénonciation de la pédagogie" écrit Philippe Meirieu. "Or, depuis quelques mois, d’autres pays nous ont rejoint : l’an dernier, le mouvement a provoqué, dans le canton de Genève, une « votation » contre les réformes pédagogiques et entraîné la suppression des cycles et la réintroduction des notes. Aujourd’hui, c’est le Québec qui prend la même voie". Pourquoi cette évolution ? P. Meirieu évoque Neil Postman. Mais aussi l'état général de la société française.
Tribune de P. Meirieu
L'E.N. zone de non-droit à La Réunion ?
"L’Académie de La Réunion n’a pas respecté le Code du travail au regard des périodes d’employabilité des personnes actuellement en postes sur contrat aidé. De surcroît, d’autres dispositions légales du Code du travail n’ont pas non plus été respectées". L'accusation est portée par le syndicat réunionnais Sgpen-Cgtr dans les colonnes du journal Témoignages. Pour le syndicat, l'éducation nationale est devenue "une zone de non-droit".
En effet,le rectorat de l'ile emploie près de 1 200 contrats aidés. 300 arrivent à expiration en 2008. Or dans de nombreux cas, selon le syndicat, ils ont été employés au-delà des délais légaux (certains depuis 7 ans, parfois 15 ans !). Les droits au bilan et à la formation professionnelle n'auraient pas non plus été respectés.
Article de témoignages
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Le changement climatique frappera durement les enfants
Les pédiatres américains poussent un cri d'alarme. Selon l'American Academy of