L'Expresso du 27 Novembre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

Bac pro en 3 ans : L'opposition s'accentue

ÉDITORIAL

Confusion scolaire

LE SYSTEME

Métier enseignant : Les propositions du Snuipp l Jeunes enseignants : A propos du sondage Snuipp l L'Assemblée étudie à nouveau l'article 89

L’ÉLÈVE

L'orientation tri ou sélection ?  l La Journée mondiale de lutte contre le sida

LA CLASSE

Samedi matin : Le risque de la marginalisation l Evaluation : La méthode Antibi

LES DISCIPLINES

Documentation : Le défi des collèges de Labenne et Casablanca l Primaire : La maternelle a de l'avenir l E.P.S. : Laporte promet la 4ème heure l E.D.D. : 4ème Conférence internationale sur l'éducation à l'environnement l E.D.D. : Nouveau changement dans l'océan arctique l Allemand : Préparer la Journée du 22 janvier

 

 

Le fait du jour

 

Bac pro en 3 ans : L'opposition s'accentue

Chaque syndicat le fait dans son style. Mais le 26 novembre, le Se-Unsa et le Snetaa, particulièrement important dans l'enseignement professionnel, ont pris nettement position contre le projet ministériel de généralisation du bac pro en 3 ans.

 

Le SE-UNSA dénonce "une approche comptable cynique de la « revalorisation » de la voie professionnelle". Il rappelle les rapports officiels de ces dernières années qui allaient contre la généralisation. "Le SE-UNSA ne peut accepter que les élèves les plus fragilisés ne trouvent plus de parcours de réussite dans le service public d’éducation. Il soutient une diversification des parcours vers le bac pro mais s’oppose résolument à une généralisation motivée par les économies budgétaires ! Le parcours en 4 ans doit rester possible".

 

Pour le Snetaa, le Bac pro 3 ans est un dispositif "voulu par le patronat dans le but d’affaiblir tout l’édifice des diplômes nationaux et des conventions collectives". Le syndicat dénonce "un véritable coup de force porté à l’Ecole de la République".

 

A ces critiques, X. Darcos répond par le développement du bac pro. "Ce cursus d'une durée de quatre ans limite aujourd'hui le nombre d'élèves de la filière professionnelle susceptible d'atteindre le niveau du baccalauréat". Le ministre reprend ici un argument du rapport d'audit sur l'enseignement professionnel qui déplorait le gaspillage de places en enseignement professionnel. "Pour 100 places de formation financées, seulement 50 à 70% des élèves seront in fine diplômés compte-tenu de l’abandon, des échecs et du non-remplissage des classes" écrit le rapport. "Le rapport coût/efficacité n’est donc pas satisfaisant". C'est qu'en effet le taux d'abandon est de 12 à 13% en Cap, 8% en Bep et 11% en bac pro.

 

En attendant le mouvement gagne de nouveaux lycées. A la veille d'une journée d'action annoncée par l'UNL, 70 lycées étaient perturbés.

Communiqué Snetaa

Communiqué Se-Unsa

Communiqué Darcos

Sur le Café : éditorial

Sur le Café :l'audit sur l'enseignement  professionnel

 

 

 

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Confusion scolaire

De retour du Salon de l’éducation, comme après les manifestations du 20 novembre, la question demeure : que va-t-il se passer pour l’enseignement professionnel et l’enseignement agricole à la rentrée prochaine ?

 

Côté enseignement professionnel, le bruit de la disparition du Bep n’en finit plus de se propager. Un bruit ? Plus vraiment puisque le Bac Pro en 3 ans a été officiellement annoncé par Xavier Darcos lors de son discours de Chalons sur l’enseignement professionnel. Le Bac Pro en 3 ans gommerait la succession Bep/Bac Pro étalée sur quatre années. Trois années là où quatre années ne suffisaient pas toujours. Que deviendront les élèves qui par choix ou plus souvent par nécessité, se dirigeaient directement après la troisième vers la voie professionnelle. Certains s’arrêtaient au Bep, d’autres poursuivaient au delà du Bac Pro, vers le Bts et rarement mais cela arrive, vers la licence professionnelle. La revalorisation du Bac Professionnel est tout à fait recevable, sauf que là, elle risque de se faire au détriment de jeunes pour qui la voie générale est souvent barrée directement après le collège. Quelle alternative à la seconde existera pour eux, avec quelle passerelle vers des niveaux supérieurs de formation ?

 

Dans l’enseignement agricole, c’est une note de service préparatoire à la rentrée qui sème le trouble dans les établissements. Parmi les orientations déclinées, on trouve des fermetures de classe de 4e, 3e ou encore des filières S, jusque là dispensées aussi dans les lycées agricoles en réponse à des besoins locaux. On perçoit également des velléités de regroupement de sections fragiles, ou en sous-effectifs, d’établissements. Bref, la logique comptable met encore un peu plus à mal les particularités de l’enseignement agricole, touché également par les menaces qui pèsent sur le Bep.

 

Cette impression d’insécurité sur l’avenir de l’enseignement professionnel, qu’il soit de l’éducation nationale ou de l’enseignement agricole, se ressent aussi du côté des parents et des élèves. Comment choisir une orientation lorsque l’avenir de filières de formation semble perturbé ? Certains se dirigeront sans doute pour plus de sécurité vers la voie générale, sans excès de motivation, enfin ceux qui le pourront. Et les autres iront vers le Bep, un diplôme que l’on dit désormais sans valeur et sans avenir. Comme voie de réussite, on fait décidément mieux !

 

Monique Royer

 

La réforme de l’enseignement professionnel :

Le malaise dans l’enseignement agricole

 

 

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Métier enseignant : Les propositions du Snuipp

Le Snuipp, premier syndicat du primaire, publie les propositions qu'il a portées devant la Commission Pochard sur le métier d'enseignant. Le syndicat demande "la reconnaissance de (l') empilement des tâches" et "l'abaissement (du temps de travail ) à 24h dans une première étape ainsi que la création d’une bonification ou d’une prime de suivi des élèves pour les enseignants des écoles comme c’est le cas dans le second degré". Actuellement l'horaire hebdomadaire est de 27 heures.

Article Snuipp

 

Jeunes enseignants : A propos du sondage Snuipp

Quelles sont les valeurs des jeunes enseignants ? Durant le Salon de l’Education, le SNUipp et l’institut CSA ont diffusé l’enquête réalisée auprès de 2000 jeunes enseignants, portant sur leur perception du métier.

Lire l'article de P. Picard

 

L'Assemblée étudie à nouveau l'article 89

Mardi 27 novembre, l'Assemblée va-t-elle abroger l'article 89 de la loi du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales ? Cet article impose aux communes la prise en charge des frais de scolarité des enfants scolarisés hors de la commune dans un établissement privé.

 

Il soulève l'opposition de maires ruraux qui ont lancé une pétition ( 5800 signatures). Le rapporteur pour l'Assemblée, Jean Glavany,  juge le texte anticonstitutionnel et trop onéreux (60 millions).

Rapport à l'Assemblée

Pétition

 

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L'orientation tri ou sélection ?

La question titre du débat proposé le 25 novembre au Salon de l’éducation était sans doute provocatrice à tort, puisqu’elle n’a pas été réellement abordée sous cette forme, ni par les invités à la table ronde, ni par le public assistant au débat. Dans la salle, l’un des participants a d’ailleurs proposé en conclusion le titre "orientation : choix ou compromis ?" Pourtant le thème mobilise en ce moment les lycéens qui crient à la sélection…

Sur le Café Lire le compte-rendu de la table-ronde

Surla Café : Orientation active ou sélection sociale ?

 

La Journée mondiale de lutte contre le sida

Qui fait quoi le 1er décembre ? A l'occasion de la Journée mondiale de lute contre le sida, près de 400 manifestations ont lieu en France. Certaines concernent lepublic scolaire comme une conférence de prévention dans les collèges de Taverny ou un concours d'affiche à Aubervilliers.

Les actions

 

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