Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Les lycéens en tête du mouvement anti-LRU
ÉDITORIAL
Une école maternelle brûle
LE SYSTEME
La FCPE demande une concertation sur le bac pro en 3 ans l Les IUFM au plus bas l L'article 89 est maintenu l Le Snalc quitte la commission Pochard.
L’ÉLÈVE
Eux et nous : questions d'ados, paroles d'adultes l Découvrez les centres de loisirs parisiens l La Journée mondiale de lutte contre le sida en Ile-de-France
LA CLASSE
Pistes bibliographiques pour les TPE
CITOYENNETE
La régression judiciaire freinée par le Conseil d'Etat
LES DISCIPLINES
Primaire : Trois concours de Primlangues l Primaire : Le fichier national des élèves retardé en Angleterre l EDD : Bois et carbone dans Géoconfluences
LES TICE
Faille dans Firefox
Les lycéens en tête du mouvement anti-LRU
"Si les avancées obtenues par les étudiants aujourd’hui représentent un point positif les lycéens demandent toujours à être reconnus comme interlocuteurs et à ce que leurs revendications soient entendues". L'UNL, première organisation lycéenne, se félicite du succès de la journée d'action du 27 novembre. Selon elle, 30 000 lycéens auraient participé aux manifestations, plus de 150 lycées auraient été perturbés. L'UNL appelle à une nouvelle journée d'action jeudi 29 novembre. Elle y retrouvera la Fidl qui dénonce la sélection opérée par l'orientation active. "Le caractère désormais obligatoire de la préinscription a un but très clair : orienter les étudiants indépendamment de leur goût et choix dans des filières où « ils auraient les meilleures chances de réussite » donc cette préinscription remet en cause un principe fort du l’université : la liberté d’inscription dans la filière de son choix".
Un point sur lequel l'Unef affirme avoir obtenu des avancées. "Concernant la sélection des étudiants, Valérie Pécresse s’est engagée à élaborer en concertation avec les acteurs concernés un texte réglementaire garantissant que l’orientation active n’entraînerait pas de sélection à l’entrée de l’université". L'Unef annonce aussi un effort financier de l'Etat en faveur des universités. "Valérie Pécresse a confirmée la formalisation de l’augmentation de 15 milliards d’euros en 5 ans du budget de l’enseignement supérieur, par un engagement écrit du gouvernement auprès des universités. La Ministre a affirmé sa volonté de porter à 10.500 euros contre 7.000 actuellement la dépense par étudiant pour parvenir au niveau des classes préparatoires". Une mesure qui pourrait avoir un impact sur le budget de l'éducation nationale…
Communiqué Unl
Site Fidl
Communiqué Unef
Surle Café : Orientation active ou sélection sociale ?
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Une école maternelle brûle
« L'école maternelle Louis-Jouvet de Villiers-le-Bel (Val-d'Oise) a été incendiée dans la nuit du lundi 26 au mardi 27 novembre 2007 », voila ce que nous apprend hier une dépêche de l’Agence Education Formation. La dénonciation d’un tel acte est légitime – et c’est ce qu’a fait le ministre de l’Education nationale - mais nous ramène deux ans en arrière, lorsque son prédécesseur gardait le silence, avant de se rallier à la solution avancée par le futur président de la République, celle de l’apprentissage junior.
Pourquoi viser justement une école maternelle ? Il est toujours délicat, face à un évènement si récent d’imaginer des causes au choix de la cible. Une première série de raisons relève d’une démarche intentionnelle : puisque les médias nous mobilisent sur le registre de l’émotion, l’évocation de l’adjectif « maternelle » touchera forcément beaucoup de personnes. Une deuxième série de raisons pourrait relever de l’irrationnel, de l’inconscient – ce qui, répétons-le, n’excuse pas l’acte commis – il s’agit justement d’attirer l’attention sur soi et notamment sur ce « moment », peut-être décisif, de l’entrée à l’école : l’éloignement du milieu familial, et son corollaire de socialisation. Questions éternelles sans doute, qui ne justifient toujours pas l’acte. Mais l’école n’a pas tenu ses promesses ou plutôt les promesses que la société lui assigne : le sentiment d’avoir une place ou un chemin de réussite…
Quelle est la responsabilité de l’école maternelle dans cette promesse confiée à l’école ? Mardi, le syndicat Snuipp organisait un colloque : « L’école maternelle a-t-elle de l’avenir ? ». On pouvait y entendre des choses maintes fois constatées. Ainsi l’Inspectrice Générale Viviane Bouysse n’hésitait-elle pas à affirmer que l’école maternelle a trop bien réussi depuis vingt ans… pour certains élèves qui sont outillés pour entrer dans la lecture dès le mois de septembre du CP, mais que les écarts se sont creusés ! Elle pointe également le fait qu’en matière de langage, l’enjeu ne portait pas tant sur le nombre de mots connus, mais sur ce qui est scolairement payant, à savoir l’utilisation distanciée du langage (capacité à évoquer, questionner, expliquer…) et que cela engageait des gestes professionnels beaucoup plus fins et complexes que les démarches « didactisables » qu’on retrouve en CM2…
De son côté, Mireille Brigaudiot, en observant les échanges menés par les enseignants, constatait qu’ils partaient de questions ouvertes et donc de savoirs non partagés… ou alors par un petit nombre d’enfants. L’aboutissement du dialogue étant généralement celui de l’expression… des émotions et non la production d’un savoir. On retrouve là la critique d’une approche constructiviste mal maîtrisée qui produit une « injonction à parler » que la posture de l’enseignant impose à l’enfant avant même qu’il ne devienne élève.
Bien sûr, reconnaître la spécificité de l’école maternelle et notamment la formation de ses enseignants ne permettra pas d’éteindre tous les incendies qui couvent. Mais il ne suffira pas de construire ou de réhabiliter des bâtiments, qu’il s’agisse de bibliothèques ou de logements. Ce sont les relations humaines qui doivent être au cœur des politiques publiques, si l’on veut réduire les fractures sociales qui commencent de plus en plus tôt.
Olivier Masson
Secteur Education de la Ligue de l’Enseignement
Retrouvez tous les mercredis la tribune de la Ligue de l'enseignement
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La FCPE demande une concertation sur le bac pro en 3 ans
"Le nouveau format du bac pro en 3 ans pourra permettre à des jeunes d’aspirer légitimement à un cursus de formation professionnelle sur une durée compatible avec une insertion professionnelle. L’accès à des formations de niveau bac +2 voire des licences professionnelles sera facilité. Les lycéens en bac professionnel seront enfin mis sur un pied d’égalité avec ceux des filières technologiques et générales" relève la Fcpe qui estime positive la mesure de généralisation du bac pro en 3 ans.
Mais la Fcpe estime aussi que "le maintien du BEP est nécessaire, car tous les jeunes ne disposent pas des acquis nécessaires leur permettant d’accéder directement au niveau d’exigence du baccalauréat professionnel".
Communiqué Fcpe
Les IUFM au plus bas
De 82 003 en 2005-2006, le nombre d'inscrits en IUFM est tombé à 74 656 en 2006-2007, nous apprend une publication de la DEPP (ministère). C'est la plus forte baisse depuis leur création en 1991. Elle affecte les deux années de formation en IUFM : "le nombre d’étudiants préparant un concours d’enseignement diminue à nouveau (- 4%) et la baisse du nombre de stagiaires de seconde année s’accentue (- 17 %)".
Etude
L'article 89 est maintenu
Mardi 27 novembre, l'Assemblée nationale n'a pas adopté la proposition de loi qui visait à abroger l'article 89 de la loi du 13 août 2004. Cet article impose le financement des écoliers inscrits dans une école privée hors de la commune de résidence.
Document A.N.
Le Snalc quitte la commission Pochard
"Le SNALC et le SNE notent que la commission semble ne vouloir prendre en compte que le discours de spécialistes auto-proclamés ou de personnalités individuelles sans représentativité, choisies pour leur totale allégeance à la doxa pédagogiste". Le Snalc, syndicat conservateur, estime qu'il n'est pas assez entendu par la commission Pochard chargée de rédiger un rapport sur le métier d'enseignant. Il claque la porte.
Communiqué
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Eux et nous : questions d'ados,paroles d'adultes
"Peut-on comprendre les adolescents ? Et d'abord le faut-il ? On peut en douter, en effet.. vouloir comprendre ce serait vouloir inclure,incorporer, intégrer". Pourtant Jean P. François nous invite à découvrir la psychologue des adolescents.
Ancien prof de lettres, directeur de centre de vacances, formateur, il a rassemblé des devoirs, des lettres venant de centaines d'adolescents. C'est en s'appuyant sur ce trésor, souvent émouvant, qu'il nous invite à découvrir les caractéristiques de la psychologie adolescente. Ainsi sont abordés le désir d'opposition, la peur de grandir, la sexualité etc., toutes questions difficiles.
Jean P. François, Eux et nous : questions d'ados,paroles d'adultes, Paris Erès, Cemea, 2007, 256 pages.
Présentation