Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
PIRLS : Une enquête qui reflète une formation pédagogique insuffisante selon le Snuipp
ÉDITORIAL
Pisa : la morale et les inégalités
LE SYSTEME
Le Snes minimise Pisa l Belgique : PISA et les fractures entre les communautés l L'enseignement agricole monte à Paris l Mobilisation à Créteil pour le bac pro en 4 ans l L'éducation multilingue en Afrique
L’ÉLÈVE
Des fruits à l'école l Blocage / déblocage : Le Snpden prend position l Devenez jeune journaliste avec le concours des journaux scolaires l Responsabiliser les parents pour lutter contre la délinquance ? l
LA CLASSE
On dirait que… l Discriminations. A l'éducation nationale ? l Ateliers pluridisciplinaires en LP
LA RECHERCHE
La formation TIC des futurs profs américains l La politique de la Ville l Education et stratégies territoriales
LES DISCIPLINES
Primaire : Le rapport Bentolila communiqué mardi l Primaire : Les acquis des élèves en langues l SES : Stage mondialisation
LES TICE
Faille dans Avast !
PIRLS : Une enquête qui reflète une formation pédagogique insuffisante selon le Snuipp
Pour le Snuipp, " les difficultés de l'enseignement de la lecture sont réelles". Réagissant à la publication de l'enquête internationale PIRLS, qui a mis en évidence des résultats décevants pour l'école française, Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp, effectue, pour les lecteurs du Café, une lecture savante qui l'amène à interroger l'Ecole sur ses difficultés.
Ainsi G. Moindrot relève que l'enseignement français fonctionne davantage par classe entière, que les élèves y sont davantage dans le doute sur leurs capacités, qu'ils lisent moins à voix haute et même que " les stratégies de décodage, comme l'anticipation, la généralisation, la déduction d'inférences et la description de la structure des textes sont moins enseignées qu'ailleurs".
De ce tableau il tire trois questions que le syndicat va poser au ministre. Comment rendre confiance en eux aux élèves français ? Comment améliorer le climat des écoles et l'indice de satisfaction des enseignants ? Comment travailler autrement qu'en classe entière et proposer des remédiations aux élèves dès l'apparition de leurs difficultés ?
Sur le Café, lire l'article de G. Moindrot
Sur le Café, le dossier Pirls
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Pisa : la morale et les inégalités
On a certainement pas fini de parler de Pisa et de chercher les facteurs qui expliquent les mauvais résultats français à cette enquête internationale. Pour le moment les explications médiatiques oscillent entre la morale et le bris de thermomètre.
Internet est-il responsable de la baisse des résultats ? C'est ce qu'affirme le physicien Edouard Brézin dans Le Monde, qui déplore "l'abus de l'usage des ordinateurs " accusé de développer la paresse chez les élèves. Or les données publiées jusque là par Pisa 2006 ne permettent pas d'apprécier cet usage. En attendant les bons chiffres, il faut rappeler que Pisa 2000 avait montré que les jeunes Français étaient au dernier rang de toute l'Europe pour l'utilisation des ordinateurs en classe. 60% des élèves ne l'utilisaient "jamais ou presque jamais", seulement 5% plusieurs fois par semaine. On ne voit pas trop ce qui aurait pu induire un changement massif depuis 2000. Et quand on étudie les résultats en lecture publiés dans PIRLS, on voit que les enseignants français sont caractérisés par une faible pratique des outils multimédias par rapport à leurs collègues d'autres pays.
Ce que permettent les statistiques publiées c'est d'apprécier le poids des facteurs sociaux dans ce recul français. Sur ce terrain, les chiffres sont parlants : l'école française crée des écarts de niveaux énormes selon l'origine sociale et ethnique. Ainsi les scores en sciences,maths et lecture sont très différents selon que vos parents sont cols bleus ou blancs. Il y après de 100 points d'écart ,par exemple dans les connaissances en maths entre les enfants de parents ouvriers et cadres.
Mais l'inégalité est aussi ethnique. Les résultats en sciences varient de 505 pour les français "de souche" à 456 pour les enfants de la seconde génération et 438 pour la première génération. Comme la baisse des résultats s'est produite principalement chez les plus faibles des élèves, on peut probablement affirmer que les inégalités sociales expliquent pour une bonne part ces résultats.
Faut-il alors totalement écarter les facteurs pédagogiques ? Les résultats publiés jusque là par Pisa apportent peu d'information sur les pratiques des enseignants. Gilles Moindrot, dans un article publié par le Café, relève plusieurs indices tirés de Pirls. Tout au plus peut-on affirmer que ce n'est pas par d'un excès d''innovation dont souffre l'école française.
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Le Snes minimise Pisa
"Pour nos élèves, ce type d’évaluation est assez inhabituel. Poursuivant des objectifs plus variés, le système éducatif français ne prépare pas spécifiquement à PISA comme peuvent le faire d’autres systèmes éducatifs" écrit le Snes. Pour le syndicat, Pisa "ne donne qu'une image partielle des systèmes éducatifs" et ne recoupe pas les programmes français.
Le syndicat met donc en garde contre toute tentative d'utiliser les résultats de l'enquête internationale. "En aucun cas PISA ne peut être un élément de pilotage du système éducatif dont l’objectif ne peut se réduire à améliorer les scores à un classement international".
Communiqué
Belgique : PISA et les fractures entre les communautés
"Alors que la Communauté flamande obtient un score de 529 et la Communauté germanophone une note de 516 en matière de connaissances scientifiques, les élèves francophones récoltent en moyenne un score de 486 points". Pisa participe donc de la fracture belge comme le relève cet article du Vif.
Le système scolaire de la Communauté française reste trop inégalitaire, avec de forts écarts entre établissement et entre groupes ethniques avec un net retard des enfants issus de l'immigration.
Article du Vif
L'enseignement agricole monte à Paris
Pour protester contre les "fermeture orchestrées de classes préfigurant des fermetures de sites et d’établissements", les licenciements "honteux" des non-titulaires et contre le bac pro en 3 ans, l'intersyndicale SNETAP-FSU, le SFOERTA, le SYAC-CGT et SUD-Rural appelle les professeurs de l'enseignement agricole à m manifester à Paris le 14 décembre.
Communiqué
Mobilisation à Créteil pour le bac pro en 4 ans
Cgt, FO, Sgen, Snes, Snuep, Snetaaa, Sud, Sncl, Cgc, Se-Unsa :à Créteil tous les syndicats appellent à un rassemblement le 15 janvier pour protester contre le développement du bac pro en 3 ans.
Ils craignent que la nouvelle filière soit inadaptée à certains élèves, quele diplôme de Bep soit dévalué et que la mesure entraîne la suppression d'un poste sur 4 avec, dans cette académie,le licenciement d'auxiliaires.
Communiqué
L'éducation multilingue en Afrique
" Je suis convaincu que si l’on souhaite parvenir à une éducation plus juste en Afrique, il faut développer une éducation multilingue fondée sur la langue maternelle, une éducation dans les langues africaines de l’apprenant, en partenariat avec les langues européennes et internationales qui servent aujourd'hui de langues officielles dans la très grande majorité des États africains ; une éducation qui jette des passerelles entre la scolarisation initiale du secteur formel et l’alphabétisation de ceux qui ont dépassé l’âge d’entrer dans la filière scolaire". Dans le Courrier de l'Unesco, Adama Samassekou, président de l'académie africaine des langues, défend l'idée de l'alphabétisation en langue locale.
Une idée qui fait son chemin. Le Soleil annonce que le Jalunka devient la 19ème langue codifiée au Sénégal. Les manuels d'écriture et de grammaire sont prêts.
Article du Courrier
Article du Soliel
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Des fruits à l'école
Pour augmenter la consommation de fruits et légumes, insuffisante selon l'Inra chez les jeunes et les personnes défavorisées,le ministère de l'agriculture envisage à la rentrée 2008 de distribuer des fruits à l'école. Des distributeurs automatiques devraient être installés dans les lycées agricoles.
communiqué
Blocage / déblocage : Le Snpden prend position
"Il est quand même curieux de parler de "droit des lycéens" alors que quelques-uns ôtent à d'autres le droit d'entrer dans leur établisse