L'Expresso du 14 Décembre 2007 
 

Par François Jarraud

 

LE FAIT DU JOUR

L'Université tente de s'adapter aux étudiants

ÉDITORIAL

Bac pro : Darcos peut-il calmer le jeu ?

LE SYSTEME

CSE : 20 organisations dénoncent l'absence de dialogue l Formation des personnels d'encadrement l Les risques d'Internet au programme des collèges ?

L’ÉLÈVE

Les relations parents – enseignants l Les inégalités scolaires se creusent avant 7 ans selon une étude anglaise

LA CLASSE

B. Devanne : Premier trimestre en grande section  l Redoublement : Pourquoi faire ?  l PPRE : Les aides de Nancy-Metz l Prix René Cassin 2008 l TPE : La famille Jeanneney

LES DISCIPLINES

Primaire : Réunion sur le temps scolaire  l Français : Des mots partagés l EDD : Dossier énergie sur Cartographier le présent l L'art contemporain en Pays de la Loire

LES TICE

Le ministère crée un B2i adulte

 

 

Le fait du jour

 

L'Université tente de s'adapter aux étudiants

C'est une réforme d'envergure qui a été présentée en conseil des ministres le 13 décembre. Le "Plan licence" prévoit une refonte complète des trois premières années en université. Il marque une rupture puisqu'il demande aux universités, pour lutter contre l'échec, d'adapter leur cursus aux difficultés des étudiants.

 

Les horaires d'enseignement seront augmentés : cinq heures seront ajoutées au cursus actuel sous forme de monitorat, de tutorat ou d'enseignement. La première année de licence sera, dès la rentrée 2008, pluridisciplinaire de façon à faciliter la réorientation des étudiants. Elle comportera obligatoirement au moins deux heures d'anglais, une heure d'informatique, des heures de méthodologie. 80% des cours auront lieu en classes et 20% seulement en amphithéâtre. Enfin les étudiants bénéficieront d'un "enseignant référent". La spécialisation ne commencera qu'en seconde année. L'année de licence, l'étudiant devra effectuer un stage d'au moins 3 mois.

 

La réforme touche également les BTS et les IUT qui verront leur budget dépendre de leur capacité à accueillir des bacheliers technologiques et professionnels : s'ils dépassent 32% de l'effectif, l'établissement bénéficiera d'une subvention supplémentaire. Les bacheliers technologiques et professionnels titulaires d'une mention bien continueront à bénéficier d'une priorité.

 

Pour assurer cette réforme, le gouvernement a prévu d'y consacrer 730 millions sur 5 ans.

 

L'Unef accueille favorablement la réforme : elle estime que "plus de la moitié de (ses) revendications ont été reprises". Le Sgen parle "d'orientation positive". Mais ces organisations demandent au gouvernement d'embaucher les personnels nécessaires à la réforme.  

Communiqué gouvernemental

Sgen

Unef

 

 

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Bac pro : Darcos peut-il calmer le jeu ?

Mardi 11, le ministre de l'éducation nationale a semé le chaud et le froid. Le froid parce qu'il a confirmé sa volonté d'imposer le bac pro en 3 ans. Le chaud car il a justifié la mesure en promettant que son seul souci était d'améliorer l'accès au bac et il a admis que le dispositif en 4 ans pourrait demeurer "dans certaines filières". C'est que le même jour le ministre recevait les sommations d'une intersyndicale lui demandant de négocier cette réforme.

 

Parallèlement un mouvement se dessine dans les LP. Les lycéens ont ouvert la voie par des manifestations parfois violentes. L'UNL reconnaît que "la possibilité d'un Bac Pro en 3 ans peut être intéressante" mais est contre la généralisation. "Qu'en sera-t-il des élèves pour lesquels une formation en 4 ans sans redoublement est nécessaire pour arriver au Bac pro ?... Sera-t-il encore possible de préparer un BEP d'une filière et de s'orienter vers un Bac pro d'une autre filière ? … Pouvons-nous espérer qu'avec votre réforme tous les titulaires de ce diplôme souhaitant continuer leurs études le pourront ?."

 

Maintenant, les lycéens sont en passe d'être rejoints par des enseignants.  Entre le 18 et le 20 décembre, plusieurs académies annoncent des mouvements. Ainsi,par exemple, à Lille, le 20, la Cgt, la Fsu, FO, le Snetaa, Sud, et la CNT appellent à la grève. Ils dénoncent "le coup de force ministériel" et craignent "le renforcement du pouvoir décisionnel de la région". Pour mieux  comprendre ce mouvement , le Café a demandé à trois professeurs de lycée professionnel d'expliquer leur opposition. "Il n'y a aucune réflexion par exemple sur le devenir de ces élèves post Bac, ni sur les programmes, ni sur l'évaluation, ni sur une approche pédagogique innovante et le soupçon de vouloir faire des économies est très probable. Aucune consultation des gens de terrain (nous !). Bref tout est bâclé… Etc ... car c'est urgent !" nous disent-ils.

 

Alors Darcos peut-il répondre positivement aux critiques ? Deux revendications semblent émerger. La première concerne l'impréparation des programmes : la réforme est lancée avant même que des programmes soient prêts. Déjà en2005, l'inspecteur général Didier Prat avait souligné que cette impréparation était cause d'échec. Le ministère répond  à cette critique en mettant en circulation un projet de programmes. Il n'apporte pas de réponses  à l'autre interrogation qui taraude les lycées : celle du devenir des élèves trop faibles en  2de professionnelle pour espérer atteindre le bac sur trois ans. Cette exigence de justice mérite pourtant réponse.  

Lire les réponses des enseignants sur le Café

Communiqué UNL

Pour suivre le mouvement des LP

Le dossier de presse du ministère

 

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CSE : 20 organisations dénoncent l'absence de dialogue

Vingt organisations siégeant au CSE (FCPE, Ligue de l?Enseignement, UNEL, UNEF, Sgen-Cfdt, FEP-Cfdt, CFDT, Unsa-Education, Se-Unsa, SIEN, AI, SNPDEN, FSU, SNES, SNUipp, SNUEP, SNEP, SNESUP, SGPN-Cgt, CGT), dénoncent l'absence de concertation avec X. Darcos. Elles  ont quitté la séance. Le Snes dénonce par exemple l'absence de concertation sur le temps scolaire. " Le SNES s’étonne d’apprendre ainsi, alors qu’un dialogue semblait s’amorcer sur l’organisation du baccalauréat, que la décision de reculer d’une semaine les épreuves écrites soit déjà prise sans attendre les résultats de l’expérimentation prévue dans 13 départements pour juin 2008. Pourtant les conséquences pratiques (temps de correction, organisation des oraux obligatoires et de rattrapage, possibilité de concilier matériellement pour les enseignants la correction des copies de bac ou les interrogations orales avec maintien de leurs cours dans les autres niveaux…) mériteraient pour le moins une concertation. Il en va de même pour le recul d’environ deux semaines du calendrier des conseils de classe de seconde".

Communiqué

Communiqué Snes

 

Formation des personnels d'encadrement

Le B.O. du 13 décembre définit le programme de formation des personnels de direction et des inspecteurs.

Au B.O.

 

Les risques d'Internet au programme des collèges ?

Le député François Vannson a déposé deux propositions de loi visant à  intégrer dans les enseignements obligatoires l'éducation aux risques d'Internet et à enseigner de bonnes pratiques de santé alimentaire.

AuJO

Au J.O.

 

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Les relations parents – enseignants

"Le but de cet ouvrage est de faire réfléchir les professeurs des écoles aux sources de malentendus et aux démarches susceptibles de développer des relations école-familles efficaces". 

 

Car l'ouvrage se veut, et est, très concret. On y apprend à gérer une réunion de parents ou un entretien, même difficile.

 

L'ouvrage décrit aussi longuement le rôle des associations externes à l'école qui interviennent pour aider les enfants.

JL Auduc, Les relations parents – enseignants àl'école primaire,Créteil, 2007.

Le sommaire

 

Les inégalités scolaires se creusent avant 7 ans selon une étude anglaise

Tout se passe avant 7 ans. Selon une étude du Sutton Trust, les résultats des élèves faibles mais de famille favorisée progressent rapidement de 3 à 5 ans ; alors que ceux des familles pauvres baissent. Le contexte familial est donc bien le premier facteur d'inégalité scolaire.

Etude en pdf

 

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