Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
La FSU appelle à une manifestation nationale le 17 mai
ÉDITORIAL
Après le 17
LE SYSTEME
Primaire : Le ministère impose la consultation le mercredi ou le samedi l Ambition réussite : Darcos, l'innovateur… l Le Sgen Cfdt contre l'immobilisme l Les lycéens en tête dans le mouvement francilien l Le projet de loi sur la mobilité en juin devant le Parlement.
L’ÉLÈVE
Ni claque ni fessée avec Non-violence Actualité
LA CLASSE
Tertiaire : Finales des trophées du commerce interentreprises l Troisièmes Rencontres Tice 35
LA RECHERCHE
La Revue internationale d'éducation de Sèvres récompensée
LES DISCIPLINES
E.D.D. : La Niña fait verdir l'est australien l Histoire : Le manuel franco-allemand disponible en 1ère l Histoire : Images et sons de Mai 68 l SES – Géo : L'Insee cartographie ses indicateurs l Technologie : L'Assetec s'inquiète des programmes l Philosophie : Un dossier de Sciences Humaines
La FSU appelle à une manifestation nationale le 17 mai
"Pour protester contre la politique éducative du gouvernement", la FSU appelle à une journée nationale de manifestations le 17 mai à Paris, Lyon, Marseille, Toulouse et Rennes. "Il s'agit de contester la politique éducative du gouvernement et pas seulement les suppressions de poste" a déclaré G. Aschieri à l'AFP.
Dépêche AFP
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Après le 17
La défaite de la droite aux élections cantonales et municipales du 17 mars est-elle en mesure d'influer sur la politique éducative gouvernementale ?
Il faut rappeler les pouvoirs que la loi de décentralisation a accordé aux collectivités locales. On sait que pendant longtemps il s'est agi principalement "de la plomberie et du chauffage", c'est-à-dire l'entretien des locaux. Un domaine où elles ont excellé, améliorant grandement, pour les collèges et les lycées, un parc immobilier que l'Etat entretenait chichement.
Mais aujourd'hui les collectivités territoriales ont largement étendu leurs compétences. Elles sont devenues des partenaires incontournables du ministre de l'éducation nationale.
On peut citer en exemple quelques domaines où leur action s'impose à l'éducation nationale. C'est le cas des Tice. De Robien à Darcos, les manifestations d'intérêt en faveur des tice viennent régulièrement buter sur la réalité des intérêts locaux. Acheteuses du matériel, les collectivités locales en assurent également la maintenance en accord avec les rectorats. Certaines vont plus loin en prêtant des portables à des milliers d'élèves ou en développant des ENT. Dans ces deux cas elles influent sur les pratiques pédagogiques.
Plus important encore est le plan régional des formations. L'effondrement du nombre de postes, qui va maintenant être connu de façon précise localement, va forcément impacter cette prérogative régionale. On se souvient comment le refus des régions suffit à faire annuler le dispositif "apprentissage junior' lancé par Gilles de Robien
On pourrait tout aussi bien évoquer les CEL, l'accompagnement scolaire ou encore l'orientation, trois domaines où la collaboration avec l'Etat est indispensable. Aujourd'hui davantage encore qu'hier, la capacité de changement est à chercher chez les acteurs locaux.
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Primaire : Le ministère impose la consultation le mercredi ou le samedi
"On devait se réunir vendredi après-midi. Un mail mardi soir nous informe que la réunion de consultation sur les programmes ne peut en aucun cas conduire à faire vaquer les élèves". Cette situation se répète en ce moment même dans les écoles, modifiant en catastrophe les emplois du temps des enseignants, des élèves et des parents.
Dans une note en date du 18 mars adressée aux recteurs et inspecteurs d'académie, le ministère rappelle que "les consultations doivent impérativement se dérouler les samedis matin ou les mercredis matin". Le directeur de cabinet ajoute que "elles peuvent si nécessaire être compensées sur le calendrier des conférences pédagogiques".
Cette lettre tardive vient perturber le déroulement prévu pour les consultations sur les nouveaux programmes du primaire dans de nombreuses écoles. Après la précipitation dans l'organisation de la consultation, qui devait avoir lieu avant la fin du mois, voilà une nouvelle pression. Le Se-Unsa invite les maîtres à refuser "d’organiser un conseil des maîtres extraordinaire supplémentaire qui alourdit davantage leur travail et complique considérablement leurs tâches" et s'indigne de ce retournement. " Nous exigeons ainsi que l’administration fournisse aux écoles un document expliquant l’annulation de cette ½ journée, afin celles-ci transmettent cette information aux familles. Ce n’est pas aux enseignants d’assumer la responsabilité de cette modification".
Communiqué Se-Unsa
Ambition réussite : Darcos, l'innovateur…
"Les réseaux « ambition réussite » constituent le fer de lance du système éducatif du point de vue de l’innovation pédagogique… Je vous invite donc à le renforcer et à encourager chacune des initiatives originales dès lors qu’elle vous semblera profitable à la réussite des élèves. L’article 34 de la loi sur l’école de mai 2005 a ouvert des possibilités formidables en matière d’innovation pédagogique, je vous demande de vous en emparer et d’inciter l’ensemble des acteurs des réseaux « ambition réussite » à en faire de même". S'exprimant lors du séminaire national des réseaux Ambition réussite, X. Darcos a invité les établissements à être innovants.
"Je souhaite que cette avant-garde que sont les réseaux « ambition réussite » puissent montrer la voie à l’Education nationale tout entière" a-t-il déclaré. Le ministre s'est gardé de définir ce qu'il entendait par innovation.
Le discours
Le Sgen Cfdt contre l'immobilisme
Position difficile : le Sgen-Cfdt, qui réunit demain ses jeunes militants, s'oppose aux projets rétrogrades du ministre mais refuse l'immobilisme. "L'immobilisme n'est plus possible. Les chantiers sur l'organisation de la semaine en primaire, ou sur la rénovation de la voie professionnelle ont ouvert la voie, encore étroite et chaotique d'un dialogue social. Le Sgen-CFDT souhaite poursuivre ces chantiers qui doivent concilier l'amélioration du système éducatif, la réussite des élèves et l'amélioration des conditions de travail des personnels. Il attend notamment la remise à plat du dossier des programmes pour le primaire, dont la présentation et le contenu constituent pour l'instant le parfait contre-exemple du dialogue social. Il attend du livre blanc, issu des travaux de la commission Pochard, de réelles perspectives de transformation du système éducatif. Il attend surtout que la politique éducative ne soit pas façonnée par la politique de restriction budgétaire".
Communiqué
Les lycéens en tête dans le mouvement francilien
L'AFP signale plusieurs manifestations lycéennes en Ile-de-France contre les suppressions de postes. Plusieurs centaines d'élèves ont manifesté à Chennevières et Champigny (94). Une manifestation est prévue aujourd'hui, dans le même département, à Vitry et Créteil. A Mantes (78) la manifestation lycéenne a dégénérée en pillages et affrontements avec la police.
Dépêche AFP
Dépêche AFP
Le projet de loi sur la mobilité en juin devant le Parlement
"La mobilité est désormais un droit pour les agents qui verront leur parcours professionnel sécurisé par des dispositifs pérennes d’accompagnement. Ce projet de loi introduit donc une flexi-sécurité inédite en France". Le projet de loi sur la mobilité a été adopté le 18 mars par le Conseil supérieur de la fonction publique annonce le gouvernement.
Celui-ci estime que " s’il existe encore des points de désaccord", des avancées ont eu lieu par exemple sur la "réorientation professionnelle" où le délai de deux ans (avant d'être mis en disponibilité), est retiré.
Les syndicats restent hostiles au projet. Ils l'accusent de détruire le statut des fonctionnaires. " Seuls les représentants de l’administration ont approuvé le projet de loi, FSU, CGT, FO, UNSA, Solidaires et CFTC ont voté contre, CFDT et CGC se sont abstenus" précise la FSU sur son site. Le texte arrivera en juin devant le Parlement.
Communiqué gouvernement
Communiqué FSU
Sur le Café, L'Expresso du 19 mars
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Ni claque ni fessée avec Non-violence Actualité
Alors que 75% des parents français admettent frapper leurs enfants, Non Violence Actualité de mars 2008 entreprend de les faire changer d'avis.
Et d'abord par l'argumentation. NVA donne la parole à des psychologues qui montrent les dégâts générés par les brutalités subies dans la petite enfance. D'où l'idée de les interdire. NVA réfléchit à un projet de loi interdisant les violences sur enfants.
NVA