Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Rencontres nationales sur l'Accompagnement
ÉDITORIAL
RGPP : Un cocktail inquiétant
LE SYSTEME
Plus de 20 000 signatures contre les programmes du primaire l Quand Darcos démontre l'errance des programmes du primaire en maths l La RGPP n'oublie pas l'éducation… l Darcos au pied du mur pour P. Frackowiak l Secondaire : Lycéens et syndicats appellent à deux journées d'action le 8 et le 10 l Les assistants d'éducation et l'accompagnement éducatif l Base-élèves suscite toujours l'inquiétude.
L’ÉLÈVE
Forum de l'alternance à Paris
LA CLASSE
Les situations problèmes
CITOYENNETE
Des tombes musulmanes profanées
LES DISCIPLINES
Primaire : Quoi de neuf dans les nouveaux programmes de français ? l E.D.D. : Citoyen de la terre le 9 avril l S.E.S. : L'Apses lance une pétition l Musique : Le colloque Didier Musique
LES TICE
Failles dans Opera et Quick Time
Rencontres nationales sur l'Accompagnement
Pour une première, ce fut une belle réussite... Il a même fallu refuser du monde, à Saint-Denis, les 5 et 6 avril, bien que l'événement ait été monté en quelques semaines seulement. Sur les mêmes bancs de l'amphi, ou dans les nombreux ateliers, accompagnateurs bénévoles, cadres associatifs, parents, élus ou enseignants se sont côtoyés, ont travaillé ensemble pendant tout un week-end.
Les premiers comptes-rendus du Café :
Jacques Bernardin (GFEN) et gérard Chauveau dessinent le cadre et les enjeux
Des ateliers pour vivre le défi de l'apprentissage d'une autre manière
Les attentes envers les élèves, tout un programme...
Jean-Yves Rochex : " se mettre en règle avec l'école, ou apprendre à se mobiliser intellectuellement ?"
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RGPP : Un cocktail inquiétant
C'est un signal très inquiétant qui a été donné vendredi 4 par le gouvernement lors du séminaire sur la Révision générale des politiques publiques. Censée dégager 5 milliards d'économie dans le budget de l'Etat, la RGPP a lié dans un étrange cocktail impératif budgétaire, conservatisme éducatif et précipitation. Sous prétexte d'efficacité, le gouvernement a officiellement lié les réformes de structure qu'il envisage (organisation des enseignements et des filières, métier d'enseignant) à la défense d'un programme pédagogique traditionaliste (le recentrage de l’école sur les apprentissages fondamentaux) et à un calendrier serré (mai 2008).
L'association de ces trois éléments dans le programme gouvernemental est un phénomène nouveau et très inquiétant. Beaucoup pensaient que la nécessité de dégager des économies allait enfin amener de la raison et imposer des réformes de structure attendues depuis longtemps. La crise budgétaire pose les questions de l'efficacité de l'Ecole, celle d'un empilement de connaissances le long de semaines extraordinairement chargées, de la multiplication de disciplines jamais coordonnées. D'une nécessaire refonte des programmes, des filières et des horaires, on pouvait espérer que le ministre saurait dégager des moyens pour se doter des outils d'encadrement et d'animation proches du terrain qui font défaut dans le système français. Enfin la même crise pouvait pousser à redéfinir le métier d'enseignant en lui redonnant toute sa dimension éducatrice et formatrice. Elle devait inciter à encourager l'expérimentation pédagogique et la recherche mutualisée de "bonnes pratiques" capables de dégager de l'efficacité dans le cadre du socle commun.
C'est cette perspective que vient de clore le séminaire gouvernemental du 4 avril. Restrictions budgétaires il y aura bien. Mais elles se feront sans concertation, de façon précipitée et dans un cadre pédagogique traditionaliste qui renie la loi Fillon et le socle commun. A qui fera-t-on croire que le maintien de l'école traditionnelle avec moins de moyens puisse améliorer la performance de l'Ecole ? Qui croira qu'une telle réforme puisse être promulguée dans la précipitation imposée par la trésorerie sans chercher l'adhésion des personnels ?
De toutes les règles de trois que le ministre a tant de mal à résoudre, celle qui a été proclamée le 4 avril pourrait bien rester insoluble pour nos petits écoliers. Les enfants du mariage de la calculette et de la blouse grise sont déjà prévisibles : le désordre dans l'Ecole, un échec scolaire renforcé. En choisissant d'entendre les milieux les plus conservateurs le gouvernement vient de faire le choix de l'échec scolaire.
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Plus de 20 000 signatures contre les programmes du primaire
En une semaine, la pétition lancée par "les 19" associations et mouvements contre les programmes du primaire a déjà recueilli plus de 20 000 signatures validées.
Un succès réel mais encore naissant : "les 19" regroupent association de parents (Fcpe), mouvements pédagogiques et syndicats.
Signer la pétition
Sur le Café sur les programmes du primaire
Quand Darcos démontre l'errance des programmes du primaire en maths
"Lorsque l’école fait apprendre aux élèves, par la seule répétition, des techniques qu’ils ne comprennent pas et dont ils ne maîtrisent pas l’usage, elle les rend inaptes à aborder des questions qui peuvent être traitées en utilisant les connaissances acquises et en faisant appel à l’imagination et au raisonnement". Co-responsable du groupe de recherche Ermel, co-auteur des programmes de 2002, Roland Charnay est particulièrement bien placé pour analyser les futurs programmes du primaire. Il a trouvé dans la prestation du ministre de l'éducation nationale sur Canal + quelques arguments pour remettre en question ses choix mathématiques…
"Avec ce projet de nouveaux programmes, c’est bien là que se trouve le nœud du débat. Veut-on former des individus qui peuvent affronter des situations diverses et parfois nouvelles, en mobilisant des concepts et des techniques qu’ils maîtrisent parce qu’ils les ont compris et en faisant appel aux capacités d’initiative et de réflexion qu’on les a aidés à développer ? Ou veut-on formater des automates seulement capables de répéter et de reproduire ce qui leur a été enseigné ? Avec ce projet, on semble avoir fait le deuxième choix. S’il devait advenir qu’il soit effectivement retenu et mis en œuvre, les conséquences en seraient lourdes pour nos enfants et pour notre pays".
Sur le Café, l'article de R. Charnay
La RGPP n'oublie pas l'éducation…
Annoncé vendredi 4 avril, le programme de Révision générale des politiques publiques (RGPP) vise à dégager 10 milliards d'économie en 2009 dont 5 sur le budget de l'Etat. Les 166 mesures choisies par le président et le gouvernement ciblent prioritairement les dépenses sociales (sécurité sociale, insertion sociale, logement etc.).
Mais la RGPP s'intéresse aussi de près à l'éducation. " La refonte du système éducatif passe par un recentrage de l’école sur les apprentissages fondamentaux" confirme le programme gouvernemental. "La refonte du système repose sur l’engagement des enseignants qui sont à l’origine de la réussite des élèves. La rénovation de leurs conditions de travail et la diversification de leurs missions permettra l’augmentation de leur pouvoir d’achat. L’autonomie des établissements sera développée afin que ceux-ci disposent de leviers plus importants pour mieux adapter l’offre aux besoins".
Le document annonce donc la révision du métier d'enseignant, " une réflexion sur l’offre éducative au lycée et l’équilibre entre les différentes filières". Le calendrier est accéléré : "Les travaux de la révision générale des politiques publiques se poursuivent jusqu’au prochain Conseil de modernisation des politiques publiques, prévu en mai 2008".
L'ensemble de la réforme éducative est donc officiellement liée à un objectif budgétaire.
La RGPP
Darcos au pied du mur pour P. Frackowiak
"La marge de manœuvre du ministre est étroite. Le climat est déjà fortement dégradé dans et autour des écoles. Les résistances et les crispations s'exacerbent. Fin connaisseur du système, compétent, il ne peut pas ne pas être troublé par la déception qui s'exprime massivement et par les risques qu'encourt cette école dont on peut penser qu'il l'aime… quand même". Pour Pierre Frackowiak, IEN, le ministre est au pied du mur. Il explique pourquoi.
Sur le Café, l'article de P. Frackowiak
Secondaire : Lycéens et syndicats appellent à deux journées d'action le 8 et le 10
Deux nouvelles journées d'action pourraient décider de l'avenir du mouvement. Alors que samedi quelques centaines de personnes seulement, majoritairement des parents, ont participé à des rassemblements locaux pour protester contre les suppressions de postes, les lycéens de l'UNL et de la FIDL annoncent une nouvelle manifestation mardi 8 avril à Paris. Le Snes et le Snep appellent les enseignants à se joindre aux cortèges.
Mais c'est le 10 qui doit voir la convergence des lycéens, des enseignants ( à l'appel du Snes, Snep, Cgt, Fo, Sud, Cnt) et des parents de la Fcpe dans une journée nationale d'action. Lancée alors que les congés scolaires ont commencé et sans unité syndicale, la journée réussira-t-elle une véritable mobilisation en Ile-de-France et un début de mobilisation en dehors de cette région ?
Appel Snes
Les assistants d'éducation et l'accompagnement éducatif
Un décret publié au Journal Officiel du 6 avril modifie leurs fonctions de façon à leur confier des missions d'accompagnement scolaire et à rapprocher leur rôle de celui des répétiteurs de jadis. Ainsi le décret autorise les assistants à participer "à toute activité éducative, sportive, sociale, artistique ou culturelle complémentaire aux enseignements" y compris "la participation à l'aide aux devoirs et aux leçons".
Pour cela les assistants pourront bénéficier d'un temps de préparation. "Le se