Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
B. Devanne : Chronique d'une grande section
ÉDITORIAL
Flamme
LE SYSTEME
Le Sgen prêt à rejoindre le mouvement l Les lycéens dans la rue aujourd'hui l Midi-Pyrénées dénonce les réductions de postes.
L’ÉLÈVE
Carte scolaire : Les nouvelles règles
LA CLASSE
Un colloque à Toulouse contre "la constante macabre" l L'Ile de France lance un appel d'offre pour créer son ENT l La diversité culturelle et l'Ecole
LA RECHERCHE
Alsic : MP3 et scénarios pour l'apprentissage des langues
CITOYENNETE
Réforme constitutionnelle en juillet
LES DISCIPLINES
Primaire : Une pétition pour les classes uniques l E.D.D : Dans le sillage de Tara l Histoire : La Révolution vue de Rennes l Arts : Goya et Daumier à Paris
LES TICE
Un musée de l'informatique à Paris
B. Devanne : Chronique d'une grande section
"Dans le contexte d’une refonte des programmes dont nous connaissons sans doute, à quelques virgules près, le texte définitif, cette publication prend une autre signification : les principes ici mis en oeuvre dans une logique d'apprentissages culturels – et les résultats que j'observe – montrent combien le retour à un enseignement mécaniste de la langue peut s’avérer catastrophique". Bernard Devanne continue pour nous sa chronique sur l'apprentissage de la lecture et de l'écriture en grande section de maternelle commencée il y a maintenant presque deux ans.
Dans une langue claire et avec beaucoup de conviction, il nous mène cette fois encore dans la classe et nous confronte aux progrès et aux difficultés des enfants. Ce qui ressort de cet épisode c'est l'absurdité des nouveaux programmes. " J'organise le présent développement autour des trois points suivants :
- loin de toute « leçon de mots », comment les multiples questionnements liés, dans cet exemple, à la classification des animaux alimentent, en même temps que des savoirs sur le monde, des apprentissages langagiers ;
- loin de tout enseignement de la combinatoire, comment progressent les questionnements relatifs au code de l'écrit ;
- en absence de toute séance dite de « phonologie », comment se comporte, fin mars, chacun de ces enfants à partir d'un questionnement « phonémique / graphémique".
Sur le Café lire l'article de B. Devanne
La chronique de B. Devanne
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Flamme
Drôle de mois d’avril : il a neigé sur Paris et la flamme olympique s’est éteinte, s’est rallumée escortée par un cortège de policiers. Des photos circulent sur des drapeaux tibétains arrachés, des manifestants mis à terre, drôle d’ambiance.
Aujourd’hui, ce sera au tour des lycéens de manifester à nouveau. Qui et combien sont ils ? Quels sont les lycées participant au mouvement ? Pourquoi la province semble plus lente à réagir ? Ces questions on aimerait beaucoup qu’elles soient traitées visiblement dans les médias et dans l’arène politique, pour satisfaire notre curiosité mais surtout pour qu’une écoute émerge de l’indifférence. Jusqu’où les lycéens devront ils défiler pour être pris au sérieux ? La moindre des choses serait de prêter une oreille attentive à leurs demandes et de répondre, affirmativement, négativement mais de répondre distinctement.
Les seules réponses susurrées par le gouvernement paraissent hors sujet : un appel à la responsabilité des enseignants et des parents comme si les jeunes étaient tous des écervelés manipulables qu’il faut protéger ; et une leçon de non calcul comme si l’éducation était soudainement et après coup hermétique à toute règle comptable.
Dialogue de sourds, impossible communication entre les générations ? En pleine célébration de mai 68, les nostalgiques se prennent à rêver. Mais vraiment, nous sommes à une autre époque, une autre pyramide des âges. Et puis, des parents, des enseignants sont présents. Parce qu’au delà d’une question de sureffectifs et de suppressions d’options, les restrictions budgétaires mettent à mal un équilibre social et culturel sur des territoires.
Mais côté gouvernement ? Est ce qu’on attend un endormissement avec les vacances, ou un pourrissement, les plus impatients, les plus incontrôlables discréditant l’ensemble des actions ? Non, là, ce serait du pur cynisme. Xavier Darcos reçoit les syndicats de lycéens vendredi 11. Espérons que d’ici là il discernera les raisons objectives des manifestations et évitera de transformer la flamme de révolte qui couve en incontrôlable brasier.
Monique Royer
Sur le site du Café : le mouvement est aussi celui des parents
Article de Libération :
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Le Sgen prêt à rejoindre le mouvement
"Pour dénoncer les conditions de la rentrée 2008, alerter sur les suppressions de postes programmées à l'avenir et obtenir une politique éducative porteuse d'une véritable ambition, le Sgen-CFDT agira dans la période pour toutes les initiatives visant à bâtir une action unitaire sur la base de ces revendications et dans le respect des convictions de tous les partenaires".
Autant que les revendications professionnelles, c'est l'absence de perspective pédagogique qui amène le Sgen à envisager de rejoindre le mouvement de manifestations. "Les conséquences désastreuses du mauvais budget 2008 pour l'Éducation Nationale se font maintenant sentir sur le terrain : suppressions de postes, initiatives innovantes mises à mal, aggravation de la charge de travail, dégradation des conditions d'enseignement et inquiétudes chez les jeunes" écrit le Sgen. "Dans le même temps, l'entêtement du ministère à maintenir dans le premier degré des programmes rétrogrades et déconnectés du réel traduit une vision étroite des objectifs de l'École".
Cette décision isole encore davantage le ministre qui semble maintenant bien prêt de réussir ce que seul Robien avait obtenu : avoir contre soi la totalité des organisations professionnelles.
Le Sgen
Les lycéens dans la rue aujourd'hui
L'Unl et la Fidl appellent les lycéens à manifester à nouveau aujourd'hui. Le Snes et le Snep invitent les enseignants à les accompagner en attendant la journée d'action nationale du 10 avril. Jeudi, outre le Snes, Sud, FO, la CGT, les organisations lycéennes et la FCPE, l'Unef vient d'annoncer qu'elle participerait au mouvement.
Dépêche
Midi-Pyrénées dénonce les réductions de postes
"La croissance du nombre d'élèves a amené le conseil régional à créer neuf lycées en dix ans et mettre à disposition 10.000 places nouvelles par la création de nouveaux établissements ou l'extension d'autres lycées" a rappelé le 7 avril le Conseil régional de Midi-Pyrénées. Or le gouvernement supprime 183 postes (dont 138 transformés en heures supplémentaires). Le conseil juge l'attitude du gouvernement "incohérente".
Dépêche AFP
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Carte scolaire : Les nouvelles règles
Selon l'AFP, Xavier Darcos a indiqué aux recteurs, lundi 7 avril, les critères de priorité pour les dérogations demandées par les parents dans les établissements où le nombre de demandes excède le nombre de places : "élèves handicapés, élèves boursiers au mérite ou sur critères sociaux, élèves nécessitant une prise en charge médicale importante, parcours scolaire particulier, rapprochement de fratries, élèves dont le domicile est situé en limite de secteur et proche de l'établissement souhaité".
Le ministre a également annoncé que les sites académiques allaient publier très prochainement des fiches signalétiques des établissements secondaires " présentant, pour chaque collège et chaque lycée, sa structure pédagogique, ses taux de réussite aux examens sur cinq ans, les points forts de son projet d'établissement et les priorités de sa politique éducative".
Dépêche AFP
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Un colloque à Toulouse contre "la constante macabre"
Le Mouvement contre la constante macabre organise à Toulouse les 16 et 17 mai un colloque international sur l'évaluation par contrat de confiance (EPCC). Cette nouvelle pratique pédagogique gagne du terrain puisque son initiate