Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Les organisations de l'enseignement confirment l'appel à manifester samedi 24
ÉDITORIAL
La mixité futur combat ?
LE SYSTEME
Le CSE vote la "suspension" des programmes du primaire l Primaire : une synthèse exemplaire de la consultation sur les programmes l Trois syndicats écrivent à Sarkozy l Signature aujourd'hui d'un accord sur la rénovation de la voie professionnelle l 700 000 manifestants le 22 mai.
L’ÉLÈVE
Le langage Texto ne perturbe pas l'orthographe l Et si l'éducation changeait le monde ? l La ministre veut bloquer les sites pédo-pornographiques
LA CLASSE
Dialogue dans le noir l Devenir professeur des écoles
CITOYENNETE
Doublement des saisies de la Halde en 2007
LES DISCIPLINES
Culture informationnelle : quels enjeux ? l La philo arrive au primaire l E.D.D. : La loi sur les OGM adoptée
LES TICE
Negroponte annonce un PC pour 75$
Les organisations de l'enseignement confirment l'appel à manifester samedi 24
Se "félicitant du succès du développement de l’ensemble des mobilisations, notamment de la journée de grève du 15 mai", les mouvements pédagogiques et éducatifs (CEMEA, JPA, Ligue de l’Enseignement), les syndicats (FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, SUD Education, UNSA Education), les parents de la FCPE, les lycéens de l'UNL et la FIDL, appellent à manifester le 24 mai.
Ils dénoncent "l'annonce d'un projet de loi imposant un service d’accueil des élèves le jour de grève" et rappellent "leur opposition aux milliers de suppressions de postes, à la multiplication des heures supplémentaires et au développement de la précarité".
Enfin les organisations jugent le projet de programmes pour le premier degré "passéiste et rétrograde". "Les organisations rappellent leur exigence d'une réforme des lycées concertée… permettant le maintien et l'amélioration des voies générales, technologiques et professionnelles, à l'opposé des logiques purement comptables portées par le gouvernement".
L'appel
Les manifestations du 24 mai
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La mixité futur combat ?
"Loin des bruyantes réformes, l'histoire de cet alinéa ressemble à un coup en douce" écrit Libération. C'est que le Sénat a adopté le 9 avril un projet de loi sur les discriminations qui précise que n'est pas discriminatoire "l’organisation d’enseignements par regroupement des élèves en fonction de leur sexe".
Depuis le gouvernement est soupçonné des pires choses. "On peut attendre des demandes pour des séances séparées de piscine - notamment de communautés religieuses intégristes; certains peuvent aussi réclamer des cours de maths séparés car les garçons sont déconcentrés par les filles" déclare la sénatrice communiste Annie David.
La suppression de la mixité va-t-elle (re)devenir un cheval de bataille de la droite ? On se rappelle à quel point celle-ci avait été hostile au développement de l'enseignement secondaire des filles sous la IIIème République. Surtout la mixité pose bien problème et son maintien est contesté dans la plupart des pays développés.
Ainsi, dans une tribune donnée au café, JL Auduc relevait un écart croissant entre filles et garçons face à l'échec scolaire. "Un garçon sur cinq se trouve dans cette situation de sortir du système éducatif sans CAP, ni BEP, ni Baccalauréat, alors que cela ne concerne qu’une fille sur sept" écrivait-il. "Toutes ces statistiques montrent que la « fracture sexuée » a atteint de tels écarts (entre 10 et 14 points) pour certains indicateurs (compétences en lecture, % d’une classe d’âge réussissant le baccalauréat) qu’elle apparaît pour ces items aussi, voire plus importante que la fracture sociale. Ainsi, les filles issues de catégories sociales classées comme défavorisées réussissent nationalement aussi bien ou mieux en lecture ou au baccalauréat que des garçons issus de catégories sociales caractérisées comme favorisées".
Mais, relevait JL Auduc, "toutes les études menées dans les pays anglo-saxons concernant les classes séparées garçons–filles pour l’ensemble des apprentissages scolaires montrent qu’elles n’améliorent en rien les résultats scolaires des garçons et ne diminue pas leur décrochage scolaire. Ces classes séparées renforcent les stéréotypes sexuels, encouragent l’ignorance et le préjudice envers l’autre sexe, accentuent les différences dans l’éducation… Gérer la mixité, ce n’est pas seulement mettre des garçons et des filles ensemble, mais réfléchir aux stratégies appropriées pour mieux faire réussir et vivre ensemble filles et garçons".
Devant cette difficulté et face à l'attirance pour l'école la plus rétrograde, la tentation pourrait croître sur les bancs de la majorité d'instaurer l'apartheid des genres dans le système éducatif. Au ministère on s'efforce de désamorcer l'affaire. "Le principe organisateur de l'enseignement dans les établissements publics reste donc naturellement celui de la mixité" affirme X. Darcos.
Projet de loi
Tribune de JL Auduc
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Le CSE vote la "suspension" des programmes du primaire
Jeudi 22 mai, le Conseil supérieur de l'éducation, qui réunit les organisations de l'enseignement, a adopté par 40 voix (Fsu, Sge, Unsa, Fcpe, Ligue de l'enseignement, Unl, Unef) contre 9 (Snalc) la suspension des nouveaux programmes du primaire. Le Cse n'a qu'un rôle consultatif.
Dépêche Afp
Primaire : une synthèse exemplaire de la consultation sur les programmes
Sur le site de l’Inspection Académique de la Loire Atlantique, une synthèse départementale des remontées de la consultation nationale sur les programmes est disponible. C’est suffisamment rare en soi pour être signalé, puisque les consignes ministérielles invitaient à remonter les remarques directement de la circonscription d’IEN au ministère, qui a mis en ligne les très indigestes compilations dans d’énormes documents de 27 à 180 MégasOctets…
Mais ce qui frappe dans la synthèse nantaise, c’est la manière dont on met en mots les récits des 428 écoles qui ont participé : on retrouve l’essentiel de ce qui a été écrit par nombre d’observateurs (dont le Café) dans une langue claire et mesurée. Le document se conclut en relatant une parole forte : « à vouloir tout contrôler, tout surveiller, tout cadrer... on veut construire une école... où le formatage prime sur le développement de la personne et de son intelligence ».
La synthèse départementale sur le site de l’IA de Loire-Atlantique
La synthèse ministérielle sur le site du ministère
La synthèse du Café dans le dossier « Programmes du primaire »
Trois syndicats écrivent à Sarkozy
"Nous tenons à vous dire, Monsieur le Président, que les enseignants du 1er degré sont choqués et atteints dans leur dignité, quand on laisse croire qu'ils se désintéressent des problèmes des familles…. Pour autant, nous sommes totalement opposés à une obligation administrative de déclaration 48h avant la grève auprès du supérieur hiérarchique. Ce d'autant plus que rien n'est dit des obligations de l'Etat employeur, notamment l'obligation de négocier en cas de dépôt de préavis de grève. Obligation qui, une fois de plus, n'a pas été respectée avant le 15 mai... Nous souhaitons, Monsieur le Président, que les conflits dans l'Education nationale soient résolus de façon plus satisfaisante... Nous vous demandons, avec solennité, de renoncer au projet de loi annoncé et attendons de réelles réponses aux inquiétudes exprimées par les enseignants et la communauté éducative le 15 mai". Trois syndicats (Se-Unsa, Sgen Cfdt, Snuipp-Fsu) ont écrit au président de la République pour demander "de renoncer au projet de loi" sur le service minimum.
Signature aujourd'hui d'un accord sur la rénovation de la voie professionnelle
Le Snetaa Eil, majoritaire en L.P., le Snpden Unsa (chefs d'établissement) et l'Id-Faen signent avec Xavier Darcos le 23 mai un protocole d'accord sur la rénovation de la voie professionnelle, annonce le ministère.
Ce texte survient après des semaines de manifestations contre le bac pro en 3 ans. L'accord prévoit des modules de soutien pour les élèves en difficulté et rappelle le maintien du BEP. Il crée une séance de rattrapage au bac pro.
700 000 manifestants le 22 mai
30 à 70 000 à Paris, 10 à 60 000 à Marseille, 10 à 25 000 à Nantes, Toulouse et Bordeaux, au total de 300 à 700 000 manifestants ont protesté contre l'allongement de l'âge de départ en retraite.
Article de Libération
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Le langage Texto ne perturbe pas l'orthographe