Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Sarkozy reçoit aujourd'hui les recteurs
ÉDITORIAL
Quels profs pour quel lycée ?
LE SYSTEME
Lycée professionnel : la rénovation ? l Formation des enseignants : Le Snes, le Snep et le Snuep pour la masterisation l Formation : "Une catastrophe annoncée et confirmée" affirme Pierre Frackowiak l Meirieu : L'école des marchands l Le Se-Unsa ne signe pas l'accord sur la rénovation du bac pro l Défiscalisation : Les enseignants oubliés ? l Tensions dans le primaire à Paris l Guyane : Soutien du Snuipp l TOS : Le décret de transfert aux collectivités locales est annulé.
L’ÉLÈVE
Carte scolaire : Rien n'a changé… l Le privé bénéficiera aussi du soutien scolaire l Quatre collégiens faisaient la bombe…
LA CLASSE
Le Meilleur journal de classe élu le 4 juin
LA RECHERCHE
Comment lutter contre le décrochage ?
LES DISCIPLINES
Documentation : Le métier de documentaliste vu par Odile Rascle l Sciences : Les programmes du collège adaptés à ceux du primaire l 68 au Cinéma l E.D.D. : Rencontre OCDE sur le changement climatique
LES TICE
Les Assises du numérique concernent aussi l'Ecole
Sarkozy reçoit aujourd'hui les recteurs
C'est une première. Nicolas Sarkozy reçoit lui-même les recteurs, les inspecteurs d'académie, les inspecteurs généraux et les présidents d'université à l'Elysée aujourd'hui. Entre une visite aux footballeurs à Clairefontaine et la réception d'un chef d'Etat africain, le président de la République devrait fixer les objectifs de sa politique éducative pour les prochaines années. Il marque ainsi sa détermination à aller au bout des changements entrepris et manifeste aussi que l'éducation est devenu un objet du jeu politique. Xavier Darcos assistera à la réunion.
Selon l'AFP, N. Sarkozy devrait annoncer la disparition des IUFM ainsi que la réforme du lycée accompagnée d'un nouveau bac en 2012.
L'agenda de l'Elysée
Dépêche AFP
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Quels profs pour quel lycée ?
S'exprimant vendredi devant les parents de l'APEL, l'association de parents d'élèves de l'enseignement privé, Xavier Darcos est revenu sur son projet de réforme du lycée. Il a décrit un lycée qui "sera plus modulaire", avec "un meilleur équilibre entre les cours, le temps d'études et celui consacré au travail personnel".Un lycée "qui laissera davantage d'autonomie aux élèves pour leur permettre d'exprimer leurs talents et d'élaborer des projets".
Un temps de cours réduit, des modules choisis par des lycéens plus autonomes, des projets : le "lycée de l'avenir" que X. Darcos souhaite instaurer dès 2009 pouvait séduire les parents de l'APEL.
Mais on voit mal comment concilier ce modèle avec la réforme de la formation des enseignants annoncée au même moment par le même ministre. Ce modèle de lycée d'accompagnement nécessite des enseignants ayant une formation spécifique à la pédagogie de projet, soucieux d'une approche positive des jeunes et peut-être même d'une présentation agréable de leur discipline (éventuellement devenue objet modulaire).
Or ce que propose la réforme de la formation, c'est justement la disparition de la formation pédagogique pure au bénéfice d'une formation universitaire dont on voit mal qu'elle puisse être autre chose qu'étroitement disciplinaire. Après la suppression du mémoire professionnel, enclenchée par la réforme précédente encore en cours d'application, il semble bien que l'on veuille aller plus loin dans la négation des sciences de l'éducation. Comme si aujourd'hui, pour enseigner, la simple maîtrise d'un savoir disciplinaire suffisait.
Entre le discours d'épanouissement de l'élève et d'éducation à l'autonomie et celui du retour à l'instruction la plus étroitement transmissive telle qu'elle est prônée dans les programmes du primaire, la contradiction sera-t-elle levée par le discours du président de la République aujourd'hui ?
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Lycée professionnel : la rénovation ?
"Les profs de LP… souffrent d'une absence chronique de reconnaissance. Personne dans l'éducation nationale, et à fortiori dans la société française, ne connaît vraiment le fonctionnement des LP (pas même au ministère !), et la seule image qui en est véhiculée, c'est celle de l'échec scolaire et de la violence". Vincent Troger analyse la crise des lycées professionnels pour le Dossier mensuel de juin (n°94) du Café pédagogique.
Au moment où s'opère une rénovation des bacs professionnels, ce dossier présente les caractéristiques d'un enseignement méconnu et donne à voir des expériences pédagogiques intéressantes.
Découvrir le sommaire du Dossier n°94
Formation des enseignants : Le Snes, le Snep et le Snuep pour la masterisation
"L’élévation du niveau de recrutement des enseignants est une nécessité au regard des évolutions des connaissances et des métiers de l’enseignement" estiment les trois syndicats Snes, Snep et Snuep de la Fsu. Ils en espèrent "une revalorisation sociale et salariale des personnels d’enseignement et d’éducation".
Pour eux "la formation est un processus long qui doit être validé par un master liant connaissances scientifiques et professionnelles, avec un ancrage disciplinaire fort et s’appuyant sur la recherche. La formation disciplinaire actuelle doit s’enrichir de modules d’épistémologie, d’histoire de la discipline, de didactique... pour mieux répondre aux défis de la réussite de tous".
Ces trois syndicats FSU prennent une position divergente par rapport à celle du Snuipp, le syndicat du primaire Fsu, qui a "déploré cette décision". Pour le Snuipp "c'est l'existence d'une formation initiale professionnelle de qualité qui est essentielle". Ils s'opposent aussi au Sgen et au se-Unsa qui dénoncent la réduction de la formation professionnelle.
Communiqué Snes
Sur le Café, la masterisation
Sur le Café, l'avis du Se-Unsa et du Sgen
Formation : "Une catastrophe annoncée et confirmée" affirme Pierre Frackowiak
"Les nouveaux vieux programmes, la réduction du temps scolaire et la mise en place du soutien et des stages de remise à niveau pendant les vacances, la réduction drastique de la formation continue des enseignants du premier degré, la disparition annoncée de la formation professionnelle et des IUFM, le projet d’agence de remplacement avec des personnels non fonctionnaires, tout va dans le même sens de manière très cohérente". Pour Pierre Frackowiak, avec la réforme de la formation des enseignants, la droite achève un programme cohérent de destruction de l'éducation nationale.
Sur le Café, tribune de P. Frackowiak
Meirieu : L'école des marchands
"« Maintenir le cap des réformes » fonctionne ainsi aujourd’hui comme une formule magique, permettant de donner aux Français le sentiment qu’on s’occupe de leur École. Certes, on s’en occupe, et de manière systématique. Mais comment ? En inscrivant cette École dans la logique marchande dont il faut tenter de comprendre le fonctionnement." C'est cette logique, basée sur la concurrence entre établissements et la responsabilité personnelle des acteurs, que Philippe Meirieu dénonce.
"Face à cette logique d’une extrême cohérence, il convient, plus que jamais de travailler à une alternative crédible. Il nous faut une École où l’État garantisse que les missions de service public de tous les établissements sont bien assurées."
Sur le site de P. Meirieu
Le Se-Unsa ne signe pas l'accord sur la rénovation du bac pro
"Dans un contexte de restrictions budgétaires et d'annonce de suppressions d'emplois, la crainte est forte que les nouvelles dispositions pédagogiques ne se traduisent par un alourdissement de la charge de travail des professeurs" estime le Se-Unsa. "Quant aux moyens nécessaires pour la mise en place des dispositifs pédagogiques pour les élèves les plus en difficultés, ils ne sont pas davantage assurés". L'accord a été signé par le Sgen, le Snetaa, le Snpden Unsa et l'ID Faen.
Les arguments du Se-Unsa
Sur le Café, le protocole d'accord
Sur le Café, le protocole d'accord
Défiscalisation : Les enseignants oubliés ?
Au moment de remplir leur feuille d'impôt, dans plusieurs régions, les enseignants étaient incapables de distinguer les heures défiscalisées des autres. Bien qu'on assure que les services fiscaux seront capables de déduire ces sommes, dans certaines régions on demande, souvent trop tard, de compléter les déclarations.
Tensions dans le primaire à Paris
Selon Le Parisien, 6 écoles sont occupées par des parents dans les quartiers populaires des 18ème et 20ème arrondissements. Ils dénoncent les suppressions de postes et les nouveaux programmes. Parallèlement, le quotidien électronique Rue 89 dénonçait les pressions exercées contre une directrice d'école à qui on reprocherait de s'être exprimée dans Rue 89.
Le Parisien