Par François Jarraud
LE FAIT DU JOUR
Des chercheurs appellent à des Etats généraux de la formation
ÉDITORIAL
Le bac professionnel
LE SYSTEME
Le Se-Unsa et la FCPE demeurent hostiles au SMA l Education et Devenir : oui à une nouvelle mission des enseignants, non aux économies sèches l Guyane : Journée décisive l Etats-Unis : Un enseignant créationniste licencié.
L’ÉLÈVE
Les 3emes entretiens de la petite enfance l Nice : Le Jardin des sciences
LA CLASSE
Le coin des enseignants du Conseil de l'Europe l L'éducation sexuelle est prise au sérieux en Angleterre
CITOYENNETE
Faut-il fermer les établissements pénitentiaires pour mineurs ? l Agression antisémite à Paris l Le vote bientôt obligatoire ?
LES DISCIPLINES
E.D.D. : Les toits solaires obligatoires en Allemagne l Philosophie : Des profs réagissent aux propos de L. Ferry l Sciences : Le Palais de la découverte gratuit du 27 au 29 juin
LES TICE
La loi création et Internet
Des chercheurs appellent à des Etats généraux de la formation
"Le processus de « mastérisation » annoncé doit se traduire par une élévation du niveau de qualification et non l’inverse !" Lancé à l'initiative de cinq spécialistes des sciences de l'éducation (P. Meirieu, Y. Jean, F. Poirier, M. Lauton, C. Pontais), cet appel demande des Etats généraux de la formation pour dessiner une formation ouverte à tous les groupes sociaux, ce que le master rend difficile, et accordant toute sa place à la formation professionnelle.
Il estime que "enseigner est une profession à haute responsabilité…, un métier complexe qui nécessite la mise en œuvre de compétences de haut-niveau" et par suite une formation de grande qualité. "La formation exige un véritable travail en alternance, permettant d’articuler modèles théoriques et prises de décisions pratiques… Les IUFM, récemment intégrés aux universités, doivent avoir les moyens de d’élaborer des masters, préparer aux concours de recrutement et d'améliorer la formation en relation étroite avec les autres composantes de l’Université ainsi qu’avec les partenaires de l’Education Nationale (maîtres formateurs, établissements, inspecteurs...). Supprimer cette structure, la diluer dans l’ensemble de l’Université ou l’étrangler faute de moyens fléchés serait une remise en cause de la spécificité et l’efficacité de la formation des enseignants".
Mais les chercheurs montrent aussi la pauvreté sociale de la réforme envisagée. "L’Ecole doit être en phase avec la société. Pour cela l’ensemble des couches sociales doivent avoir accès aux recrutements des enseignants que seuls des aides et des pré-recrutements peuvent garantir". On se rappelle par exemple les IPES qui avaient permis à des jeunes de milieu populaire de financer leurs études supérieures en échange d'un engagement à enseigner.
Les signataires demandent une réelle concertation avec des États généraux de la formation. On peut les rejoindre et signer le texte en ligne.
Le texte de l'Appel
Pour signer la pétition
Sur le Café, le dossier formation
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Le bac professionnel
"Patrick Rotman et moi avions été traumatisés par ce que nous avions vu des anciens LEP, véritables parkings à chômeurs, lieux sinistres et sinistrés. Dans nombre de cas, une fois sortis de ces bâtiments délabrés où régnaient le machisme, la défiance entre enseignement général et professionnel et où l’on travaillait sur des machines obsolètes et dangereuses, nous ne voyions qu’une seule solution : fermer. Mais, contrairement à ce qui se dit, le mammouth éducatif est capable d’évolution. Il peut être réactif et inventif. À cet égard, la confrontation avec la réalité est confondante : l’enseignement professionnel a évolué de manière spectaculaire !" Hervé Hamon pensait qu'un élément décisif de cette mue c'était la création du bac pro et les espoirs qu'il pouvait entretenir. Alors que s'est ouvert lundi la session 2008 de ce bac, on peut souligner sa croissance rapide : des 20 000 candidats de 1990 on est passé à 122 000 cette année. Un autre aspect de ce succès c'est le débat qui est né cette année autour du bac en 3 ans et de la quasi disparition programmée du Bep.
Pourtant la filière professionnelle accumule les difficultés. Elle est très marquée socialement (6% d'enfants de cadre, 35% d'ouvriers). Elle souffre encore d'une ségrégation par le genre. Et on sait aussi qu'on n'est pas loin de la ségrégation ethnique dans certaines branches, voire certaines structures. L'orientation dans la filière se fait encore largement par l'échec scolaire. On y retrouve donc une très grande hétérogénéité d'élèves. Enfin, l'enseignement professionnel est devenu un des réservoirs où le ministère prend des postes au détriment d'élèves qui ont vraiment besoin d'être encadrés. Il faut tout le savoir-faire, qui est très grand, des collègues du professionnel pour construire à partir de cette situation.
La filière est pourtant soumise à un énorme défi, celui de la qualification. L'enseignement professionnel est en train de gagner la bataille de l'accès à l'enseignement supérieur. Le bac pro pourra ouvrir aux jeunes des milieux défavorisés de nouvelles pistes de promotion sociale. Mais la filière est aussi aux premières loges pour affronter le risque de décrochage.
Hervé Hamon disait "Paradoxalement, sa chance a peut-être été de ne pas être au cœur des préoccupations politiques et syndicales et de pouvoir se transformer sans que personne n’y trouve rien à y redire". Peut-être mériterait-il mieux ?
Le dossier du Café sur l'enseignement professionnel
Rapport Séré Doriath
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Le Se-Unsa et la FCPE demeurent hostiles au SMA
"Sur un sujet socialement, juridiquement et démocratiquement aussi délicat, il appelle les parlementaires à faire preuve de prudence. Le risque serait grand en effet que, sous couvert d’apaisement des conflits, cette loi n’aboutisse qu’à tendre le climat entre l’école et les communes, entre les salariés de toutes catégories et leurs employeurs". Pour le Se-Unsa, l'article 2 du projet de loi sur le service minimum d'accueil (SMA) "étendrait le service d’accueil à toute situation de rupture d’enseignement… L’Education nationale n’aurait donc plus qu’à accueillir et non à affecter un enseignant remplaçant". Enfin, "le projet de loi encadrerait beaucoup plus étroitement l’exercice du droit de grève des 330 000 enseignants du premier degré public". Ces deux points sont également soulevés par la FCPE : " La FCPE n’acceptera pas que l’école se transforme en garderie !"
On sait que le 20 juin, le Sgen Cfdt avait pris acte positivement d'un courrier du ministre signifiant que le projet de loi écarterait le principe de la déclaration individuelle de chaque enseignant avant de faire grève.
Communiqué Se-Unsa
Communique Fcpe
Sur le Café, SMA un accord ?
Sur le Café, sur le point sur le SMA
Education et Devenir : oui à un nouvelle mission des enseignants, non aux économies sèches
"Admettons qu'une baisse des effectifs enseignants soit pensable : alors il faudrait véritablement négocier avec tous les partenaires un redéploiement en faveur des établissements en difficulté, en définissant clairement les buts attendus, fixant des postes à profil … La logique simplement comptable, privée de sens pédagogique et éducatif, est vouée à l'échec. Donner aux établissements des espaces de liberté à partir de volants d’heures (HSE) destinés à assurer des tâches adaptées au terrain spécifique c’est ouvrir la voie à une réforme de la mission des enseignants" estime Education & Devenir dans l'éditorial de son Courrier de mai-juin 2008.
"Les vrais leviers d’un changement en profondeur du système scolaire sont, répétons-le, une redéfinition de la mission des enseignants et une véritable autonomie des établissements construite sur la base de véritables projets" plaide l'association. Avant d'ajouter : "La convergence d’une diminution des moyens et de la mise en œuvre de projets qui trouvent plus leur fondement dans la volonté de faire des économies que de remettre en question les pratiques pédagogiques est porteuse d’inquiétude et de crispation. Elle est un frein à toute saine autonomie."
E & D
Guyane : Journée décisive
Pour le moment, compte tenu du décalage horaire, pas d'information sur la rencontre entre le secrétaire d'Etat à l'outremer, Yves Jégo, et les syndicats d'enseignants guyanais. Il doit tenter de mettre fin au mouvement qui dure depuis 2 mois.
Le blog du mouvement guyanais
Etats-Unis : Un enseignant créationniste licencié
Les responsables du district scolaire de Mount Vernon, Ohio, ont licencié un professeur de science au motif qu'il évoquait devant les élèves ses conceptions créationnistes et n'enseignait pas la théorie de l'évolution inscrite au programme.
Dépêche UPI
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Les 3emes entretiens de la petite enfance
L'Observatoire de l'Enfance irrigue les grandes villes de France d'interventions de qualité sur les thématiques de la prise en charge des jeunes enfants. Après Paris et Lyon, c'est à Nantes que l'envoyée du Café a suivi l'événement.
Les Entretiens s'ouvraient sur l'affirmation : « petite enfance, toujours une affaire de femme ». Deux femmes vont déconstruire cette assertion : Chantal Zaouche-Gaudron, prof de psychologie du développement à l'Université de Toulouse, et Agnès Florin prof de psychologie à l'Université de Nantes et fondatrice du Labo Éducation Cognition Développe