La FSU veut "un nouveau pacte éducatif" mais fixe ses exigences 

"Nous ne somme spas sur le statu quo. Nous demandons un nouveau pacte éducatif", a déclaré Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu, à l'AFP le 5 septembre. Après le Snes, très critique sur la refondation, et le Snuipp, plus engagé, la FSU, qui réunit tous les syndicats de la fédération, prend une position exigeante sur la refonte du système éducatif. Elle met particulièrement l'accent sur l'éducation prioritaire.

 

"Si on ne change pas les manières d'enseigner à l'école on ne permettra pas à tous les jeunes de s'approprier ces savoirs". B. Groison attend de la loi d'orientation une redéfinition des contenus enseignés et une refonte des rythmes scolaires qui permette "une amélioration du temps éducatif". Engagée dans la refondation, la FSU demande des temps de concertation dans les établissements, une perspective écartée par le ministère au profit de débats régionaux. Elle veut également une revalorisation financière des enseignants.

 

Relance de l'éducation prioritaire

 

La FSU exige l'abandon dispositif ECLAIR, "véritable  machine à déréglementer le service public d’éducation". La fédération exige "une véritable relance de l'éducation prioritaire. Pour la Fsu, cela passe par une nouvelle carte scolaire "visant à garantir la mixité dans tous les établissements, en lien avec une politique ambitieuse de casse des ghettos urbains". Elle veut aussi une augmentation de la part du budget de l’Éducation nationale consacrée à l’éducation prioritaire. Cela permettrait de "réduire significativement les effectifs par classe en imposant un maximum de 20 élèves en collège et dans les écoles, 25 élèves en lycée". Enfin elle défend la scolarisation des moins de 3 ans, particulièrement mise à mal dans les zones prioritaires.

 

Des chefs d'établissements mécontents de la réforme

 

Adoptés par le Snpden Unsa, principal syndicat des personnels de direction, les changements apportés par le décret du 4 août 2012 sont vivement critiqués par le Snupden Fsu. " L’indemnité de Fonctions, de Responsabilités et de Résultats (ancienne PFR) introduit de fait une concurrence malsaine entre nous, une inégalité de traitement et tend à réduire le pilotage des établissements à une course effrénée pour atteindre quelques résultats à cour terme", estime le syndicat. " La déconcentration vers les Rectorats de nos promotions avec la suppression du rôle de la Commission Paritaire Nationale renforcera de fait l’inégalité de nos carrières."

 

F. Jarraud

Liens :

FSU dossier de presse

 

Le 4 août des personnels de direction

 

Par fjarraud , le jeudi 06 septembre 2012.

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