Indispensables , les enseignants sont aussi les premières victimes de la crise rappellent à la fois l'Internationale (syndicale) de l'Education mais aussi Guy Ryder, directeur général de l'Organisation du travail à l'occasion de la 5ème Journée mondiale des enseignants, le 5 octobre.
"En ces temps de crise économico-financière.., en cas de coupes budgétaires, l’éducation constitue une cible privilégiée", déclare l'Internationale de l'éducation. "Dans la plupart des pays, la récession économique entraîne une réduction du budget de l’éducation, une augmentation de la taille des classes". Il est rejoint par Guy Ryder. "Tout cela s'est traduit par un déclin du statut des enseignants. C'est malheureusement une profession en état de siège".
Les enseignants français savent ce qu'il en est. Si une certaine revalorisation morale est en cours, la revalorisation financière semble exclue alors que la hausse des prélèvements fait baisser le salaire net.
Pourtant , dans le monde "près 60 millions d’enfants n’ont pas accès à l’enseignement primaire et ils sont au moins trois fois plus nombreux encore à ne pas bénéficier de l’enseignement secondaire", rappelle l'Internationale. En France, le taux de scolarisation diminue et près de 130 000 jeunes quittent le système éducatif sans qualification. Alors la France comme le monde a bien besoin de ses enseignants !
François Jarraud