Rythmes : Paris : Satisfecit du rectorat, manif du syndicat 

Deux visions continuent à s'opposer à Paris sur la réforme des rythmes. Alors que le rectorat réunissait le 11 octobre son comité de suivi des rythmes, le Snuipp appelait à une manifestation en fin de journée le 14 octobre.

 

Pour le recteur de Paris, F Weil, "il n'y a pas lieu de suspendre la réforme des rythmes". Le recteur a réuni le comité de suivi de la réforme des rythmes scolaires. Pour lui les tensions graves ne persistent  que dans 7% des 663 écoles parisiennes. Dans 40% des écoles la situation est très bonne. Dans 52% des établissements il y a des frictions en voie de règlement. Le rectorat préconise une charte pour faire face aux difficulté de la vie quotidienne entre enseignants et animateurs. Pourle recteur cela devrait régler les conflits d'usage qui peuvent exister entre le périscolaire et el scolaire.

 

Le Snuipp 75 ne partage pas cette analyse. Le syndicat évoque des "dysfonctionnements structurels" pour demander l'arrêt de la réforme, une option écartée par le recteur. Le syndicat appelle à manifester le 14 octobre mais après la classe.

 

Par fjarraud , le lundi 14 octobre 2013.

Commentaires

  • Kicekela75, le 14/10/2013 à 17:24
    Pardon, pardon, pour paraphraser un titre de livre dont je tairai le nom de l'auteur, mais qui a un site d'analyse de la crise en cours (ah non, c'est vrai: tout va bien là aussi...):
    "Les faits sont têtus"
    Pour l'autopersuasion, le mensonge, le déni, RDV avec l'Histoire: au mieux une petite égratignure qui laissera toutefois une petite cicatrice, au pire,... je n'ose pas même imaginer en fait, mais on devine que je parle de gros gros dégâts.
    Propagandistes, vous ne réussirez pas à masquer les "faits"! (Les faits invitent à mentionner des réussites à droite ou à gauche, mais trop marginales au regard des catastrophes provoquées. Encore une fois l'Histoire jugera. Pas joli joli tout ça!)
  • Viviane Micaud, le 14/10/2013 à 09:58
    Bravo à Peillon, d'avoir su imposer cette réforme indispensable pour augmenter le temps où un élève en difficulté peut avoir une forme attention.
    Dans 95% des cas, tout a bien fonctionné. Cela montre une bonne organisation sur un sujet, où l'organisation était difficile et le contexte difficile.
    D'ailleurs, le syndicat appelle à manifester "après la classe". Cela montre qu'il sait que une grève pendant la classe serait un fiasco. Bravo à ceux qui ont permis cette réussite.
    • emapi, le 14/10/2013 à 20:56
      Ce qui m'aurait paru indispensable, à moi, c'est de faire baisser le nombre d'élèves par classe, de recréer avec un peu plus d'ardeur des réseaux d'aide complets (maître E, psy sur moins de 10 écoles et psychomotricien); revoir un peu plus rapidement et énergiquement les programmes de 2008, ceux-là mêmes qui demandent à des enfants de 7 ans d'avoir la maturité linguistique d'un enfant de 12 ans; de s'interroger  sur les orientations à prendre en consultant par exemple, ne serait-ce qu'un court instant, tous ceux qui travaillent 6 heures par jour a minima avec ces enfants que tout le monde semble persuadé de si bien connaître...
      Pour travailler avec des enfants en difficultés pour la plupart justement, je crois hélas que la réforme des rythmes n'est pas ce qu'il y avait de mieux à leur offrir (surtout si, comme de nombreuses communes l'ont déjà laissé entendre, les activités péri-éducatives sont payantes, ou si, du fait du peu de moyens de leur commune ou de leur choix politiques, ils se retrouvent parqués en cour de récré pendant deux heures avec 3 cordes à sauter, un ballon en mousse et, soyons fous, une bonne dizaine de jeux de cartes...
      Alors bien sûr, je suis prof (jamais contente, toujours autour de son nombril à ce qu'il paraît): je vous invite donc à lire le témoignage de Joachim sur Rue 89: il est éducateur sportif, lui et ma foi, sa vision des choses est assez intéressante et bien loin du satisfecit rectoral (j'ose ce néologisme!) dont il est question dans cet article.
      http://www.rue89.com/2013/10/14/rythmes-scolaires-quel-manque-respect-les-animateurs-246500

  • heurtebise, le 14/10/2013 à 06:47
    Ils sont pénibles ces enseignants : recteurs, ministres, politiques, maires, président de la FCPE leur expliquent que tout va bien et ils persistent à constater le contraire... Allons, enseignants, soyez raisonnables, il n'y a pas de dysfonctionnement, quelques petites frictions tout au plus! Et puis quel exemple pour les villes qui passeront à 5 jours par semaine l''année prochaine où tout se réglera avec un peu plus de pognon...
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