Insertion : Une étude du Céreq montre le rôle croissant du diplôme 

Les jeunes sortis du système éducatif en 2010 n'ont pas eu de chance. Ils ont connu la crise financière de 2008 puis celle des dettes à partie de 2010 Le taux de chômage, trois ans après leur sortie, en 2013, est de 22%. C'est le plus haut niveau jamais observé dans els enquêtes  Céreq. Mais ce taux moyen cache la croissance des écarts entre jeunes diplômés et non diplômés.

 

"Malgré l’ampleur de la dégradation, la majorité des jeunes continue d’accéder rapidement à l’emploi, 62 % en moins de trois mois. Près de deux jeunes sur cinq passent même plus de 90 % de leur temps en emploi sur les trois premières années de vie active", note le Céreq. Mais "près d’un jeune actif non-diplômé sur deux se déclare en recherche d’emploi trois ans après la sortie du système éducatif, soit une hausse de 16 points par rapport à la Génération 2004. En moyenne, sur les trois ans, ils ont passé 14 mois au chômage, soit deux fois plus de temps que l’ensemble des jeunes tous niveaux confondus. Mécaniquement, le temps passé en emploi diminue (moins cinq mois par rapport à leurs ainés), avec un risque accru d’éloignement du marché du travail... Leurs conditions d’emploi se précarisent : l’accès à l’emploi à durée indéterminée se raréfie (seuls quatre jeunes en emploi sur dix sont en EDI trois ans après la sortie) et les emplois à temps partiel contraint se développent (de 14 % à 18 % de la Génération 2004 à 2010)".

 

Les titulaires de CAP et BEP restent certes moins mal lotis que les non-diplômés mais ils voient, eux aussi, leurs difficultés s’aggraver, avec un taux de chômage qui augmente de 15 points. Après trois ans de vie active, le taux de chômage des bacheliers professionnels et technologiques passés par l’apprentissage atteint 13 % alors qu’il n’était que de 6 % pour la Génération 2004.

 

Les diplômés de l’enseignement supérieur "connaissent des devenirs professionnels différenciés selon leur niveau de sortie et leur discipline. Les jeunes sortants avec un diplôme inférieur au master, appelés ici « diplômés du supérieur court », conservent des conditions d’accès à l’emploi et de salaire plus favorables que la moyenne mais, comme pour les moins diplômés, leur situation à trois ans est plus difficile que celle de leurs prédécesseurs. Les diplômés de BTS et DUT sont moins souvent en emploi que leurs homologues sortis en 2004. Les titulaires de licences générales sont pour leur part très pénalisés. En fin de période, par rapport à leurs ainés de 2004, leur taux d’emploi chute de 11 points et ils perdent du pouvoir d’achat".

 

"Pour les diplômés de l‘enseignement supérieur long (bac+5 et plus) plusieurs indicateurs indiquent une déterioration très limitée voire une légère amélioration des conditions d’emploi. L’accès rapide à un premier emploi est plus fréquent : 76 % des jeunes y accèdent en moins de trois mois. Sur leurs trois premières années de vie active, ils ne passent pas plus de temps au chômage que leurs prédecesseurs de la Génération 2004 (quatre mois). À l’issue de cette période, ils sont près de neuf sur dix en emploi et parmi eux, huit sont en EDI", note encore le Céreq.

 

Bref du Céreq


Par fjarraud , le lundi 14 avril 2014.

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