Forte montée du chômage chez les diplômés du professionnel annonce le Céreq 

Alors que des voix s'élèvent régulièrement pour inciter les jeunes à préparer des formations professionnelles et que le gouvernement vient d'ouvrir aux bacheliers généraux les avantages du droit au retour en formation, le Céreq remet les pendules à l'heure. L'insertion des diplômés professionnels se dégrade aussi.

 

Dans un nouveau Bref, le Céreq annonce des difficultés d'insertion accrues pour les titulaires du CA et du BEP et même pour certains bacs pro. " Pour la Génération sortie du système éducatif en 2010 comme pour les précédentes, mieux vaut toujours intégrer le marché du travail avec un diplôme de premier niveau que sans aucun diplôme du tout. Toutefois, les diplômés de CAP-BEP voient leur désavantage s’accroître par rapport aux bacheliers professionnels", écrit le Céreq.  "Le CAP demeure potentiellement un diplôme d’insertion dans les spécialités où il a joué un rôle historique, aux premiers rangs desquelles le bâtiment et la cuisine. Partout ailleurs, il souffre de la concurrence du niveau IV et de la crise".

 

Le Céreq donne des taux de chômage alarmants pour les titulaires du Cap. Le taux de chômage des titulaires d'un Cap industriel est passé de 15 à 32% de 2012 à 2013, de 20 à 31% pour un cap tertiaire. Il est de passé de 7 à 16 pour un bac pro industriel, de 14 à 21% en tertiaire. Le taux de chômage des diplômés du secondaire est de 24%.

 

On observe de fortes variations selon les spécialités. Les dégradations les plus fortes ont lieu en hôtellerie (5% de bacs pros chômeurs en 2007, 20% en 2013), électricité (7 et 26%), sanitaire et social (13 et 22%) et secrétariat (21 et 28%).

 

Le Bref

 

Par fjarraud , le jeudi 21 mai 2015.

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