Droits des enfants : Les rapports de l'Unicef et du Défenseur des droits pointent des dérapages communs 

Destinés au Comité des droits de l'enfant de l'ONU les deux rapports de l'Unicef et du Défenseur des droit pointent des dérapages communs dans la société française, même s'ils sont bien différents.

 

Le rapport de l'Unicef est plus global et met davantage l'accent sur la situation économique des enfants. Il rappelle les données déjà présentées dans le rapport Delahaye : 3 millions d'enfants pauvres en France, 600 000 mal logés, 30 000 enfants SDF, 10 000 en bidonville. L'Unicef demande une politique de lutte contre la pauvreté, une action vers les enfants "invisibles" pour qu'ils aient accès aux droits. Certaines recommandations concernent directement l'Ecole comme l'apprentissage de la Convention internationale des droits de l'enfant à l'école ou un effort réel pour scolariser les enfants des bidonvilles et les mineurs isolés.

 

Le rapport du Défenseur, une institution publique, est beaucoup plus tiède sur les aspects sociaux et scolaires. Mais trois points communs se dégagent des deux rapports. Il s'agit d'abord de la suppression des tribunaux correctionnels  pour mineurs. Pour les deux rapports il faut revenir à une justice spéciale des mineurs et ne pas traiter les 16-18 ans différemment des moins de 16 ans. Un autre point commun concerne les mineurs isolés étrangers : l'interdiction des tests osseux, une pratique dégradante et peu fondée médicalement qui aboutit à priver de droits ces jeunes. Le dernier point commun concerne la lutte contre le décrochage et l'école inclusive. Là aussi l'Etat est fortement interpellé.

 

Rapport Unicef

Rapport défenseur des droits

 

 

Par fjarraud , le mercredi 10 juin 2015.

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