Le bilan de la réforme du lycée reporté sine die 

" Concernant le bilan des réformes (lycées, évaluation par compétences…), celui sur les lycées est reporté sine die", annonce le Sgen Cfdt dans un compte rendu d'une réunion avec la Dgesco. Ce bilan de la réforme Chatel avait été promis par V Peillon, B Hamon puis N Vallaud-Belkacem. Il avait été annoncé pour le mois de mai. Il semble qu'il ne paraisse jamais.

 

Pourtant les objectifs de rééquilibrage entre les séries fixés à la réforme ne sont pas  atteints. Ce point, souligné dès 2012 dans un rapport de l'inspection générale, est confirmé par les faits. Les nouveaux dispositifs , comme l'accompagnement personnalisé, posent aussi problème. Son impact sur le décrochage ou l'orientation est nul. L'application sur le terrain est très inégale comme le pointe le rapport de 2012 et u rapport interne aux établissements catholiques.

 

Un bilan de cette réforme serait pourtant bienvenu au moment où la réforme du collège emprunte à celle du lycée des dispositifs comme, justement, l'accompagnement personnalisé.

 

Communiqué sgen

Un bilan dans l'enseignement privé

Rapport de 2012

 

Par fjarraud , le mercredi 10 juin 2015.

Commentaires

  • maria1958, le 10/06/2015 à 11:00
    Refuser de regarder en face la réalité c'est plus commode pour continuer à imposer des mesures, quand bien même l'expérience démontre qu'elles seront clairement néfastes.
    Tout le monde fait les mêmes constats aujourd'hui, avec le recul, sur le lycée - mais "reportons sine die" le bilan, au moment où l'accompagnement "personnalisé" est à nouveau un élément de com' pour "vendre" aux parents la réforme du collège…. après avoir déjà servi d'habillage à une réforme Chatel - qui sous des dehors ostensiblement "pédagogiques" a permis de solides économies par rationalisation, sur le dos des lycéens…. 

    Petit rappel pour la route: toutes les dégradations en lycée pointées avec raison ci-dessus (et quelques autres) avaient été annoncées par ceux qui ont résisté à la réforme Chatel, et c'était même à cause de ces risques qu'ils se sont battus contre, "conservateurs" et ringards qu'ils étaient (le SGEN était pour, lui).
    Aujourd'hui la réforme NVB du collège est la duplication de la réforme Chatel du lycée, et les mêmes causes auront les mêmes effets délétères  http://www.versailles.snes.edu/IMG/pdf/affiche_lycee_greve_11_juin.pdf
    Mais le SGEN est pour, lui. 
  • Delafontorse, le 10/06/2015 à 10:33
    On évalue tout, à l'EN, le moindre sou, le moindre "coût". On évalue tout, à l'EN.

    Sauf les réformes des ministres.

    Cherchez l'erreur.
  • Viviane Micaud, le 10/06/2015 à 08:43
    Le rééquilibrage des séries ne pouvaient pas être atteint, car la réforme s'est faite sur une erreur de diagnostic. Je l'ai écrit dès le premier jour. Les élèves vont en S, car il s'agit d'une filière généraliste qui laisse toutes les portes ouvertes après le bac. Il y a 25% d'élèves de S en hypokhagne, la plus sélective des filières littéraires, ce qui montrent que les compétences exigées en S sur l'expression littéraire sont identiques à celle de L. Par ailleurs, les concepts appris en maths de S sont plus nombreux qu'en ES et ne peuvent pas être rattrapé. Le tronc commun ne changeait rien aux possibilités de passage d'une filière à l'autre. 
    Il n'y a qu'une seule solution.
    Les élèves choisissent un parcours de matière littéraire, un parcours de maths, une dominante (qui correspond au matière de la filière).  Si on permet de faire les maths de S et un approfondissement littéraire de la filière L en même temps, il n'y aura plus d'élèves qui choisiront S à cause de son niveau d'exigence en math et français, alors qu'ils n'ont aucun intérêt pour la physique. 
    .
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