Amère fin de conflit à Bellefontaine 

Il aura fallu l'intervention de la médiatrice de l'Education nationale, Monique Sassier, pour mettre un terme au conflit opposant 5 enseignants du collège Bellefontaine de Toulouse a leur rectrice. C'est à son 26ème jour de grève de la faim que Laure Betbeder, hospitalisée, a appris que sa mutation disciplinaire était annulée.

 

Dans un communiqué du 18 juillet, M Sassier a annoncé les terme d'un accord entre la ministre, la rectrice et les 5 enseignants du collège Bellefontaine, pris "compte tenu d ela gravité de la situation". L'accord stipule que Laure Betbeder pourra choisir son affectation et rester au collège Bellefontaine si elle le souhaite. Pour ses collègues, les affectations "qui ne sont pas des mesures disciplinaires seront motivées sans ambiguïté". Ce point avait déjà été acquis par les syndicats toulousains  le 5 juillet. Un nouveau chef d'établissement est nommé au collège Bellefontaine. L'affectation de 2 enseignants est encore en suspens.

 

Cet accord laissera un gout amer aux enseignants de l'académie. Les mesures prises par la rectrice contre les 5 enseignants de Bellefontaine sanctionnaient des actions syndicales contre la nouvelle politique d'éducation prioritaire. Il aura fallu qu'une enseignante mette sa vie en danger pour que le droit syndical soit respecté dans l'académie.

 

Par fjarraud , le vendredi 24 juillet 2015.

Commentaires

  • jeromenicolas, le 30/07/2015 à 08:15
    Pour remercier la rectrice de sa gestion désastreuse du dossier, n'oublions pas que NVB l'a décorée d'une légion d'honneur au 15e jour jour de grève de la faim de Laure.

    Cette rectrice qui a porté son académie volontaire pour collège 2016, cette même rectrice qui avait déjà porté volontaire pour le LV2 en 5e cette année.  Parfaite petit serviteur,  on se demande ce que Madame la rectrice n'est pas prête à expérimenter pour se faire bien voir et quand les résultats sont mauvais, il suffit de faire des fausses déclarations comme l'ont révélé les profs de langues de Toulouse qui ont dû démentir les propos que Madame la rectrice et les inspections (aux ordres) leurs avaient fait tenir : 
    http://www.aplv-languesmodernes.org/spip.php?article5805

    Ah la conscience professionnelle...
  • jackd, le 24/07/2015 à 11:05
    Il aura fallu qu'une enseignante mette sa vie en danger pour que le droit syndical soit respecté dans l'académie.

    Présentation spécieuse de l'affaire.
    Il ne s'agit pas de droit syndical, qui s'est exercé largement, mais de réserve et de loyauté, obligations des agents du service public, qui n'auraient pas été observés par cinq enseignants.
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