La FSU cherche le dialogue avec la ministre 

"Il y a urgence à faire jouer le dialogue social". Evoquant la réforme du collège le 2 septembre, Bernadette Groison, secrétaire générale de la Fsu, a clairement appelé la ministre à rouvrir la négociation. La première fédération de l'éducation nationale, demande également des négociations sur la réforme du lycée et de l'éducation prioritaire ainsi que la publication des rapports réalisés par l'Inspection générale.

 

La réforme du collège

 

 "Il y a grève le 17 septembre. La FSU la soutient et appelle très fortement le gouvernement à reprendre la discussion sur le fond de cette réforme". Pour Bernadette Groison, secrétaire générale de la FSU, "il y a un débat que la ministre ne veut pas entendre" alors même que la FSU "veut réussir la réforme du collège mais pas cette réforme". Des propos relayés par Roland Hubert, co-secrétaire général du Snes. "La ministre a donné raison à un clan en contradiction avec la politique menée depuis 2012. Le fait d'avoir tranché de façon brutale crée le conflit. Il faut en sortir et mener le débat jusqu'au bout". La FSU estime que la formation proposée pour la réforme du collège "ne répond pas aux attentes des enseignants".

 

Et le lycée...

 

La FSU dénonce aussi le manque de transparence du ministère. A commencer par le rapport sur la réforme du lycée. "Le rapport existe mais on en voit pas la couleur, on se demande pourquoi", ironise B Groison. Pour R. Hubert, "il est important de voir ce que sont devenus l'autonomie des établissements et l'accompagnement personnalisé. Quels effets cela a produit réellement". Le bilan de la réforme du lycée professionnel est aussi attendu. "Depuis 2 ans le ministère a les données. On ne demande la publication". En attendant tout le monde peut voir que certains objectifs de la réforme ne sont pas atteints comme le rééquilibrage entre les séries.

 

La FSU attend aussi du ministère une revalorisation salariale. "On ne peut pas construire une revalorisation des métiers de l'éducation si on en s'attaque pas aux salaires". La fédération se prononcera les 15 et 16 septembre sur les propositions salariales de la Fonction publique.

 

Au primaire, Sébastien Sihr, secrétaire général du Snuipp, attend lui aussi un rapport : celui de l'Inspection sur les rythmes scolaires. Une réforme "appliquée dans sa mise en oeuvre mais qui laisse beaucoup d'amertume", selon lui. Il annonce une démarche conjointe avec le Se-Unsa pour demander une révision des règles du mouvement intradépartemental des professeurs des écoles.

 

A quelques jours de la manifestation du 17 septembre, la FSU fait effort pour une relance des négociations avec le ministère. Après le 17, il pourrait être trop tard pour l'un ou l'autre camp...

 

François Jarraud

 

 

Par fjarraud , le vendredi 04 septembre 2015.

Commentaires

  • Michel MATEAU, le 04/09/2015 à 16:11

    "Le rapport existe mais on en voit pas la couleur, on se demande pourquoi", ironise B Groison. ON EN voit pas la couleur.
    Il y a de quoi ironiser aussi sur la syntaxe approximative de Mme Groison. A moins que ce soit  pour faire « populo »


    Les rapports doivent être publiés en effet. Et analysés.
    Et pendant qu’on y est, on pourrait aussi faire un rapport sur la « co-gestion » des 30 dernière années et le bilan de ses apparatchiks.

    • Alain Chartier, le 04/09/2015 à 17:24
      les propos de B.Groison sont rapportés entre guillemets. Rien ne permet de savoir s'il s'agit d'un texte ou d'une interview.  La faute est réelle mais si c'est de l'oral, elle est de la responsabilité de celui qui transcrit les propos.
      C'est toujours intéressant les attaques sur la forme pour décrédibiliser le fond. J'espère que vous ne lisez pas de cette manière les textes de vos élèves.
      Peut-être pourriez-vous vous fendre d'une analyse plus développée pour déculotter votre pensée.
  • Delafontorse, le 04/09/2015 à 09:37
    Il n'est pas sûr que la grève du 17 soit très suivie : les enseignants, déjà affamés, n'ont pas de sous à perdre dans des mouvements ponctuels totalement inefficients et qui n'entravent en rien la dynamique ultralibérale qui préside à la succession des réformes scolaires et universitaires depuis des années.

    Mais que la Ministre ne se fasse aucune illusion : ce sont les enseignants qui appliquent ou non les "réformes" et qui décident de ne travailler que pour ce qu'ils sont payés. Ce sont aussi les enseignants qui vont voter et renvoyer le PS de Hollande au néant politique d'où il n'aurait jamais dû sortir.
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