Echec scolaire : L'AFEV pousse les alliances éducatives  

"L'Ecole ne peut pas tout. Les alliances éducatives sont une orientation essentielle". N Vallaud Belkacem a signé le 23 septembre, lors de la 8ème Journée du refus de l'échec scolaire organisée par l'Afev, une convention qui invite les membres de l'association *à intervenir dans le cadre de la "réserve citoyenne" dans les établissements. Elle a reconnu son rôle et celui de la société civile dans la lutte contre l'échec scolaire.

 

L'Afev intervient depuis 1992 dans les quartiers populaires. Près de 7000 étudiants donnent bénévolement 2 heures par semaine pour aider un jeune dans son travail scolaire. L'association implique aussi plusieurs centaines de jeunes en service civique dans les quartiers ou, maintenant, les établissements scolaires. L'association symbolise parfaitement l'importance de cet effort de la société pour l'Ecole que défend l'idée de l'alliance éducative.

 

Des alliances éducatives essentielles

 

Eric Debarbieux, ancien délégué ministériel chargé de la prévention et de la lutte contre les violences en milieu scolaire, et le cuisinier Thierry Marx étaient les deux parrains de la Journée du refis de l'échec scolaire organisée par l'Afev le 23 septembre. Pour Eric Debarbieux, le coeur de l'alliance c'est " l'alliance avec les familles, avec les jeunes eux-mêmes et avec les professionnels locaux. Je dirais avec les habitants". Pour lui le climat scolaire "n'est pas une notion qui enferme l'établissement sur lui-même. Le climat scolaire ce sont aussi les liens avec l'environnement, les habitants, les parents.. L'école n'est pas dans un contexte qu'elle subirait. Elle est une partie du contexte.. L'école quand elle se vit comme une forteresse qu'il s'agit de sanctuariser... est une école qui se prive de ses alliés".

 

"On a besoin de liens dans les établissements et c'est le sens de l'autonomie dans la réforme du collège, de liens dans la scolarité et c'est le sens de la refonte des programmes. De liens avec les parents et les familles... De liens avec les territoires", a expliqué N Vallaud-Belkacem.  "L'Ecole ne peut pas tout. Les alliances éducatives sont une orientation essentielle".

 

Sur le terrain

 

Les alliances éducatives sont aussi dans la salle. Ce sont ces liens que Geneviève Aubert coordinatrice Rep à Paris, est venue observer. "Tous les projets sont intéressants. On essaie de repérer les meilleurs", nous dit-elle. Elle apprécie le travail de l'Afev sur son secteur même si les places sont limitées et que, parfois, l'alchimie ne prend pas entre l'étudiant et son élève. Camille Duchossoir travaille à Montreuil dans le cadre du dispositif Acte qui accueille les collégiens exclus. Elle aussi travaille avec l'Afev et est venue pour connaitre d'autres projets.

 

François Jarraud

 

Rencontre avec Jessica volontaire AFev

 

 

 

Par fjarraud , le jeudi 24 septembre 2015.

Commentaires

  • maria1958, le 24/09/2015 à 10:52
    Depuis toujours des bénévoles associatifs ou informels s'investissent dans l'aide aux devoirs et l'accompagnement des enfants, dans le souci de leur réussite et de leur épanouissement à et par l'école. Si ce soutien n'a pas fait disparaître l'échec scolaire en général, il est l'occasion de rencontres qui peuvent redonner confiance aux élèves, et ce n'est pas rien.

    Mais quand, au nom d'"alliances éducatives", des associations se mettent à fournir à l'Education Nationale et dans les établissements scolaires, "plusieurs centaines de Volontaires du Service Civique", on change de braquet - et on passe à quelque chose qui ne relève plus "seulement" de la mobilisation bénévole....

    Qu'on le veuille ou non, quand des Volontaires associatifs s'intègrent au fonctionnement courant des écoles, des collèges ou des lycées, ils servent de béquille à l'Education nationale. 

    Et de béquille pas chère, puisqu'un(e) Volontaire coûte +/- 1€ de l'heure à l'organisme qui le recrute (106€ d'indemnité par mois pour 24h minimum de travail par semaine). Quand une association met ses Volontaires à disposition d'une école ou d'un établissement, cette main d'oeuvre est gratuite....

    Sur le papier il est formellement interdit qu'un(e) Volontaire se substitue à une ATSEM, à un surveillant AED, à un Conseiller d'Orientation, à un CPE ou à un prof. Mais il suffit de lire les "missions" proposées pour constater qu'il y a bien souvent substitution. 

    A un moment, il va falloir se poser les questions qui dérangent. 
    Le bénévolat c'est une chose, le travail à prix cassé (et hors du Code du Travail) organisé à grande échelle sous la houlette de la Ministre, c'en est une autre.
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