Le Snuipp critique sur les nouvelles ORS de Segpa, Ulis, Erea et Esms 

"Le ministère a soumis ses propositions sur les obligations de service et le régime indemnitaire des enseignants spécialisés de SEGPA, EREA, ULIS et ESMS. Pour l’heure, le compte n’y est pas", écrit le Snuipp. "Aux enseignants de SEGPA, d’EREA et d’ULIS, le ministère propose la suppression des heures de coordination-synthèse (HCS) et de leur attribuer l’ISOE : 1 199.16 €. Pour les collègues qui touchent 2 heures d’HCS, la perte serait de l’ordre de 540 €. Pour ceux qui réalisent 1 heure et demie d’HCS et qui représentent la majorité, la perte s’éleverait à 105 euros. Seuls ceux qui ne touchent qu’une heure d’HCS percevraient un gain de 329 €",écrit le syndicat.

 

Communiqué


Par fjarraud , le lundi 09 novembre 2015.

Commentaires

  • Amlouli, le 09/11/2015 à 11:45

    Les enseignants en EMS surtout exerçant en ITEP et IME accueillent des élèves les plus difficiles à gérer: déficiences multiples, troubles du comportement, élèves souvent psychotiques, névrosés...Les violences verbales y sont à longueur de journées (on n'en fait même plus attention) mais aussi des violences physiques très récurrentes (Ce n'est pas pour rien qu'il y a des psychologues et des psychiatres qui y exercent. En plus, l'âge des élèves accueillis dépassent largement celui des écoles ou des collèges. On les accueille et accompagne jusqu'à l'âge de 20 ans (amendement Creton) avec tout ce que cela nécessite comme accompagnement pédagogique et préprofessionnel.
    A cela s'ajoutent la confusion du statut: on est mis à disposition des établissements sans en faire partie (pas représentés au CE ni au CHSCT) et l'absence de conventions.
    Nous proposons aux décideurs de lire les écrits de Bouamar pour s'en rendre compte. Voici un extrait de son ouvrage "L'enfant et la peur d'apprendre" : "Après quinze jours de classe, je n'avais plus d'élèves, la plupart d'entre eux étaient dehors, occupés à jouer ou à me provoquer si j'avais l'outrecuidance de vouloir les faire rentrer. Quant aux autres, ceux qui restaient avec moi, il ne pouvait être question d'apprentissage, je devais me contenter de les distraire ou de les occuper sinon ils allaient grossir les rangs de ceux qui me narguaient sous les fenêtres..."
    Enfin, je me constate que les mots ne suffisent pas pour décrire ce que nous subissons.

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