Dérapages sur Twitter : Le Se Unsa porte plainte 

Le Se unsa "soutient la plainte" déposée par S de Vanssay, une permanente du syndicat en charge des réseaux sociaux, après un tweet violent qui appelait au meurtre et au viol. L'auteur du tweet, effacé depuis, envoyé sous le pseudonyme Kripure, se présentait comme "50a, agrégé des lettres, élitiste, rigolard voire paillard, allergique aux unsanités, sciences de l'éduc".

 

Pour le Se Unsa, "après des prises à partie récurrentes, la limite du supportable est franchie. Il n’est pas acceptable que, tapi derrière l’anonymat d’un pseudo, on puisse ainsi déverser des insanités et des appels à la violence envers des personnes avec lesquelles on a des différences d’analyse et d’appréciation".

 

Depuis des mois le ton est monté sur Twitter entre les partisans de la réforme du collège, ce qui est le cas des militants du Se Unsa, et ses adversaires. Les dérapages ont été nombreux et dans les deux sens. Il semble qu'un nouveau cap ait été franchi dans l'abjection. La plainte du Se Unsa, si elle aboutit, devrait au moins amener une désescalade dans une communication qui ne grandit pas les militants.

 

Communiqué

 

Par fjarraud , le mardi 05 juillet 2016.

Commentaires

  • semangat99, le 24/12/2019 à 08:15
  • kentel_eatice, le 05/07/2016 à 11:22

    Quand les profs deviennent les haters...
    Au-delà du comportement de cette personne, Kripule, il faut noter la liste des tweets et RT, et du hashtag  : d'autres enseignants pour la plupart anonymes ont encouragé, RT, et justifié cette violence verbale, et des commentaires d'un prétendu humour gras se sont ajoutés en couches de plus en plus puantes.
    Qu'un individu vulgaire et ignoble se cache derrière un pseudo pour balancer des insanités, c'est navrant, mais quand des dizaines d'autres personnes se disant enseignant(e)s lui emboîtent le pas, cela devient inquiétant.
    Comment prétendre se faire respecter dans sa fonction et sa personne, auprès de ses élèves, des parents et du reste de notre société, quand on cautionne et justifie le pire du Web : l'appel au viol.

    Comment se plaindre du comportement numérique des adolescents sur les réseaux sociaux envers les enseignants quand on démontre son incapacité à le faire soi-même...

    Atterrant.


    • Viviane Micaud, le 05/07/2016 à 17:15
      Les abus ne sont pas admissibles. Sur dans le cas cité, il y a véritablement un dérapage. 
      Je voudrais juste rajouter que j'ai toujours perçu Mme de Vanssay comme un soldat des adeptes de "la pensée magique", une personne totalement totalement sincère dans son engagement, mais aussi convaincue que ceux qui n'appliquaient "la classe inversée" refusaient d'aider les enfants. Ce fut le point de départ d'une agressivité réciproque sur laquelle s'est appuyé le dérapage inadmissible.
      Je rappelle que la pédagogie est une alchimie de pratiques diversifiées. L'enseignant doit être considéré comme un expert qui fait avancer sa classe en général et chaque enfant en particulier. Les gadgets pédagogiques, aussi inadaptés soient-ils, marchent toujours en situation d'expérimentation à cause de l'effet Hawthorne. Il faut autoriser l'expérimentation, mais aussi respecter ceux qui ont déjà des pratiques qui ont fait leurs preuves. 
      Je déplore que non seulement personne n'ait expliqué cela à Mme de Vanssay, mais qu'elle ait été encouragée dans sa croyance. 

      • kentel_eatice, le 05/07/2016 à 19:30
        Si ce commentaire est fort policé, on comprend que le fond du problème, pour vous, c'est Mme de Vanssay.
        Les tweets sont inexcusables - point. Et le "je voudrai juste (en) rajouter" est déplacé. Inutile de rajouter des commentaires sur la personne. La coupe est déjà pleine et elle a débordé. 
        Non, Stéphanie de Vanssay "ne l'a pas cherché" comme certain(e)s l'ont tweeté, ce que vous tenter d'excuser ou pour le moins, d'expliquer derrière quelques formules bien tournées.
        Il faut cesser de confondre les idées et ceux qui les expriment.
        Vous disqualifiez les siennes en les ramenant à des "croyances" : Je suis subjectif, vous l'êtes et Stéphanie de Vanssay aussi.  Sa pensée est magique, la votre est bien assurée. Moi je doute...
        Votre commentaire prétendant prolonger un débat pédagogique sous un article qui décrit des faits relevant du pénal n'a pas sa place ici. 
        Ne déplorez pas le silence des uns ou des autres et faites part vous-même de votre expertise, de vos opinions et de vos pratiques dans la bonne case : celle que l'on peut trouver dans bien d'autres articles du café pédagogique où le fond du sujet n'est pas un fait délictueux qui n'est ni plus ni moins qu'un appel au viol, applaudi par une populace qui a perdu le contrôle de ses nerfs, en croyant qu'un rideau numérique les cachera éternellement. Bel exemple pour leurs élèves... 
        Vous semblez si assurée de votre propre foi pédagogique que vous ne devriez pas avoir de mal à nous convaincre tous grâce au partage de vos pratiques expertes et de vos explications. Je suis preneur de tout ce qui nous fera avancer. Mais arrêtez de nous parler de Mme de Vanssay, mais de ses idées, en bien ou en mal, et alors on vous lira avec attention.
        Parcourez ce site, vous y trouverez bien des endroits pour commencer ou prolonger la discussion, la seule qui vaille la peine : comment faire réussir chaque élève.


        • Viviane Micaud, le 06/07/2016 à 15:13
          Absolument Pas. Le fond du problème est ceux qui ont instrumenté Mme de Vanssay. (Sachant que le dérapage est inadmissible et je soutiens Mme de Vanssay pour son action.)
          Il s'agit d'un petit jeu de pouvoir entre ceux qui sont adeptes de la "pensée magique" et ceux qui sont adeptes de la "vision systémique et du principe de la réalité".
          Les adeptes de la "pensée magique" pensent que l'on réformera grâce à une approche pédagogique miracle que les inspecteurs généraux et les pédagogues doivent définir et imposer aux enseignants, forcément de mauvaises volontés. Les méthodes qu'ils emploient pour convaincre sont proches des méthodes de sectes. Ceux qui sont capables d'avoir une représentation de ce que les enfants ressentent et apprennent, ressentent les arguments transmis par ces gens là comme une "passive agression" comme disent les Anglais. Cela crée une incompréhension entre les deux groupes. C'est le but du jeu des manipulateurs qui vendent "la pensée magique".
          En résumé, je pense que Mme de Vanssay dont l'engagement est totalement sincère, est un soldat d'n groupe qui organise des "passive agressions"(angliscisme) pour des raisons de pouvoir.
          En réalité, la pensée magique est inadaptée pour faire avancer l'école. C'est d'ailleurs le principale reproche que je fais à ceux qui ont organisé la refondation de l'école. Avoir laissé au plus haut de la hiérarchie de l'EN des gens qui géraient leur pouvoir en utilisant cette arme.
          Dans la réalité, tous les enfants sont différents, le contexte dans lequel vivent les enfants est différent, le contexte de l'établissement est différent, la seule solution est de considérer l'enseignant comme un expert de haut niveau et lui donner les outils pour faire avancer sa classe en général et chaque enfant en particulier et lui laisser la liberté de les appliquer comme il l'entend. Les solutions pour les enfants à besoin particulier sont trouvées par une discussion entre les enseignants de l'établissement, avec éventuellement l'aide de ressources au niveau du rectorat.
          La seule question qui vaille est comment faire progresser chaque élève et l'aider à trouver la manière dont il réussira sa vie d'adulte. Les moyens supplémentaires à la semaine minimum doivent être mis pour aider ceux qui ont le plus de difficultés.
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