FEI 16 : Intrigues scientifiques à Angström 

Comment mener un projet transmédia au collège ? Comment mêler reportage et expériences scientifiques ? A travers une enquête écrite au jour le jour, 4 classes de 4ème reçoivent de mystérieux messages et abordent les notions de chimie et de physique. Rachel Bucaille, enseignante de sciences physiques au collège saint François de Sales à Dijon participe au forum des enseignants innovants organisé par le Café Pédagogique. Elle présentera son projet original les 25 et 26 novembre prochains à Paris. Découvrez les enjeux de cet EPI.

 

Qu'est ce qu'un projet d’énigme transmédia ?

 

Le transmedia storytelling est une  fiction narrative multi médiatique sur un fond de notions et compétences scientifiques. Un scénario est établi : une jeune reporter issue de notre établissement accepte son premier poste dans une ville éloignée d’Angström. Au cours de sa mission d’un an, elle aura besoin d’un éclairage scientifique (pH, histoire des sciences, résolution de problèmes) car les notions scientifiques sont éloignées pour elle. Au fil des épisodes, elle pose des questions et sollicite l’aide des élèves. Pour transmettre ses demandes, elle enregistre des messages et envoie des mails aux élèves.

 

Pour lui répondre, les élèves postent des enveloppes. Les réponses demandent parfois d’utiliser une application sur smartphone (morse), une animation flash (formule chimique).

 

Comment s’est coordonnée la mise en place de l’EPI ? Quels sont les partenaires engagés ?

 

Notre EPI s’appelle « Reporter des sciences et des sports » ; nous le partageons avec les enseignants en EPS. Il consiste à étudier les métiers autour de la communication audiovisuelle dans un premier temps. Puis, dans un second temps, les élèves sont amenés à rédiger des articles, réaliser des expériences scientifiques, écrire des règles de jeu d’un sport, commenter un match, photographier des acrobaties ; le à l’aide d’outils numériques diversifiés.

 

Les productions sont mises sur une chaine Youtube dont les liens sont présentés sur le site du collège et le journal bimensuel. Comme notre héroïne est reporter, elle donne des conseils via une vidéo sur les techniques des prises de vues : paysage, arrière- plan, gros plan, changement de point de vue…

 

Pour le projet transmedia, j’ai engagé comme partenaire AtmosfAir, qui mesure la pollution de l’air sur Dijon. C’est aussi l’occasion pour eux de voir qu’il est  possible de faire le lien sciences et société.

 

Pouvez-vous nous décrire une de vos capsules ? Quels sont les contenus notionnels ?

 

Mes capsules sont réalisées sous la forme d’épisode. Elles sont créées avec Tellagami. Rébecca est un Avatar. Sur le fond d’une photo, elle raconte une partie de l’histoire et pose une question ou un problème à résoudre aux élèves. Les vidéos durent de 1 minutes à 1m30

La première capsule propose le contexte,  la 2eme présente la ville et son maire puis les suivantes ont des contenus sur des événements.

 

Les épisodes suivants portent sur les habitants mobilisés contre le maire à propos du débit de la station d’épuration, mais aussi les seuils de pollution de l’air sur la ville, l’évanouissement suspect du frère de Thomas au cours de la fête du village ou encore des problèmes de puissance électrique et les guirlandes du village

 

En quoi voyez-vous de la motivation de la part des élèves ? Et des parents ?

 

Les élèves sont très intéressés par le jeu sur une année. Ils attendent avec impatience le prochain mail qui débloque l’énigme suivante. Les enveloppes de réponse arrivent vite.

Le projet a été présenté aux parents en début d’année, ils ont adhéré L’idée d’un jeu sur l’année en lien sciences/société leur a semblé intéressant pour donner du sens aux apprentissages et à l’EPI

 

Entretien par Julien Cabioch

 

La chaîne YouTube du projet

 

 

 

Par fjarraud , le mardi 22 novembre 2016.

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