Quelle place pour l'Ecole dans le mouvement du 10 octobre ? 

La grève du 10 octobre devrait être majoritairement suivie dans le premier degré annonce le Snuipp. La mobilisation des enseignants dans le second degré est une des inconnues de la journée alors que l'avenir du PPCR se joue aussi dans cette journée. De nombreuses cantines et les services d'entretien des établissements seront aussi touchés.

 

Un professeur des écoles sur deux

 

Selon le syndicat, un professeur des écoles sur deux  est en grève le 10 octobre. Le Snuipp annonce des taux record de grévistes dans les Bouches d Rhône (75%) et les Pyrénées orientales (71%). Des taux importants sont aussi prévus dans le sud est (Alpes maritimes et Var), l'ouest (Finistère, Loire Atlantiques, Sarthe), le sud ouest (Tarn, Tarn et Garonne, Aveyron, Puy de Dôme). Dans le Puy de Dôme, une école sur quatre est fermée le 10 octobre. Une sur cinq dans le Val de Marne.

 

Ces taux importants sont à mettre en parallèle avec les gestes gouvernementaux comme le retour accéléré à la semaine de 4 jours. Apparemment cette mesure n'a pas d'effet sur le mécontentement dans le premier degré.

 

Le second degré aux premières loges

 

Qu'en est-il dans le second degré alors que là aussi le ministre a tenté de satisfaire une partie des enseignants en revenant sur la réforme du collège ? La grève du 10 octobre va d'abord toucher les services des établissements. On attend un taux de grévistes élevé chez le personnel des restaurants scolaires et celui d'entretien. Du coté des enseignants, la mobilisation en début d'année reste  imprévisible  alors même que le second degré est particulièrement concerné par le nouvelle politique du quinquennat.

 

En effet les enseignants sont les premières victimes des mesures budgétaires du gouvernement. Le ministre et son cabinet n'ont cessé de tenir des propos variés sur l'application des accords de revalorisation (PPCR). Elle pourrait être reportée en 2018. Ce qui est certain c'est le gel du point Fonction public dès maintenant, le rétablissement de la journée de carence et la suppression de plus de 20 000 contrats aidés dans l'enseignement. Enfin la baisse du nombre de postes mis aux concours en 2018 augure d'une réduction du nombre de postes dès la rentrée 2018. Ainsi après des années de gel des salaires et de baisse de pouvoir d'achat, la perspective d'un rattrapage s'éloigne.

 

Un budget de rupture

 

Mais si la nouvelle politique fiscale (suppression de l'ISF) et sociale (baisse des charges et hausse de la CSG) se fait clairement sur le dos des fonctionnaires, la suppression de 120 000 emplois de fonctionnaires  sur le quinquennat devrait concerner au premier chef l'éducation nationale et le second degré. C'est tout l'enjeu de la réforme des lycées, un niveau où le ministre pourrait récupérer un volant important de moyens dès la rentrée 2018. Le budget 2018 amorce déjà cette rupture avec la suppression de 2600 postes dans le secondaire. L'époque où l'Education nationale était préservée est bien passée.

 

François Jarraud

 

Budget le tournant

 

 

Par fjarraud , le mardi 10 octobre 2017.

Commentaires

  • PierreL, le 10/10/2017 à 11:18
    Dans le premier degré, les PE devant une classe devaient se déclarer grévistes vendredi au plus tard...
    On devrait donc avoir des chiffres officiels assez précis.
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