La semaine de quatre jours pénalise les femmes 

Près de la moitié des communes françaises ont fait le choix à la rentrée 2017 de revenir à la semaine de quatre jours pour les écoles primaires et maternelles publiques. Pour Emma Duchini et Clémentine Van Effenterre, toutes deux postdoctoral research fellows respectivement à l'université de Warwick et à la Harvard Kennedy School, ce retour constitue une occasion manquée d'atténuer les inégalités entre les femmes et les hommes sur le marché du travail, l’organisation du temps scolaire ayant des répercussions importantes sur l’allocation du temps de travail des femmes.

 

"Dans notre étude, une des seules contributions scientifiques sur l’impact de cette réforme, nous avons mis en évidence la relation qui existe entre la contrainte institutionnelle de l’absence d’école le mercredi et l’offre de travail des femmes. Nous présentons ici quelques faits empiriques afin de souligner que l’organisation du temps scolaire a des répercussions importantes sur l’allocation du temps de travail des femmes, ce qui n’est pas sans conséquence sur la persistance des inégalités femmes-hommes sur le marché du travail", écrivent les auteures.

 

L'étude

 

 

Par fjarraud , le jeudi 16 novembre 2017.

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