L'actualité de l'éducation du 9 au 16 février 2018 

Réforme du bac et du lycée

Lycée : Le ministre recule sur sa réforme

Le grand big bang du lycée n'aura pas lieu. Le 14 février, JM Blanquer a présenté sa réforme du bac et du lycée comme sociale et moderne. "Plus d'égalité, plus de liberté, plus de véritable réussite, plus de simplicité", a-t-il dit. On retiendra surtout qu'il a reculé. Sur la semestrialisation qui n'aura pas lieu. Sur le bac qui sauve son caractère national. Le ministre introduit des "humanités scientifiques et numériques " et impose des sciences à tous les lycéens. Il introduit aussi une épreuve orale. Il maintient les filières en séries technologiques alors qu'elles disparaissent en série générale. Ces points nous semblent positifs. Rançon de ces choix : le bac devient plus complexe et les enseignants vont passer leur temps à évaluer au lieu de faire cours. La réforme devrait se traduire par des écarts plus grands entre les lycées en raison d'offres différentes. Le gain de postes ne devrait pas être très important. JM Blanquer reste donc avec son problème : dégager au moins 25 000 postes pour répondre à l'engagement présidentiel. Apparemment ils ne seront pas pris sur le lycée. Alors où ?

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Les syndicats divisés sur la réforme du lycée

Le nouveau bac garde t-il son caractère national ou pas ? La réforme du lycée est il plus inégalitaire ou pas ? Les syndicats ont réagi très vite et de façon opposée à la réforme présentée par JM Blanquer le 14 février.

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Lycée : Les sciences déjà mobilisées

Dès l'annonce de la réforme le 14 février , l'Udppc (professeurs de physique chimie) et l'Apbg ( professeurs de SVT) agissent pour obtenir davantage de moyens.

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L'Apses dénonce la réforme du lycée

"Le projet de réforme du baccalauréat et du lycée présenté par le Ministre le 14 février dernier conduirait à un net recul de la place des sciences économiques et sociales au lycée", estime l'Apses, association des professeurs de SES. "Les élèves bénéficieraient d’un temps de formation en SES de 20% inférieur à la situation actuelle... L’architecture proposée remet donc en cause la place de la troisième culture au lycée alors que les SES et la série ES ont fait leurs preuves depuis leur création il y a plus de 50 ans. La série ES attire effectivement des effectifs croissants (aujourd’hui un tiers des élèves des séries générales) grâce à une formation cohérente et équilibrée permettant une poursuite d’études diversifiée et de forts taux de réussite dans l’enseignement supérieur. Elle joue son rôle dans la démocratisation du lycée puisque sa composition sociale est la même que celle des classes de seconde. Surtout, les SES apparaissent comme une discipline contribuant pleinement à la formation du citoyen en donnant, grâce aux savoirs et méthodes des sciences sociales (économie, sociologie, science politique…)".

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Réforme du lycée : L'appel de Touche pas ma zep

Soyons justes : le gouvernement n’ignore pas les inégalités sociales de réussite scolaire, et dit vouloir les combattre... Mais entre le CP et la L1, rien : tout se passe comme si, dans les réformes en cours ou en projet, les inégalités s’évaporaient soudainement entre l’enseignement primaire et l’enseignement supérieur. Le rapport Mathiot accomplit ainsi l’exploit de ne jamais évoquer, en 65 pages, la corrélation massive et persistante entre les résultats au baccalauréat et l’origine sociale des lycéens qui le passent", écrit le collectif Touche pas ma zep dans le Bondy Blog.

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Parcoursup

Parcoursup : L'accord Assemblée Sénat aggrave le projet de loi

L'accord trouvé entre le Sénat et l'Assemblée sur el projet de loi d'orientation et Parcoursup va aggraver la situation des étudiants. Selon Public Sénat, députés et sénateurs ont repris les principaux amendements votés au Sénat. Ainsi les capacités d'accueil en licence vont bien dépendre du taux de réussite et d'insertion professionnelle des étudiants. Cette mesure aura un impact négatif fort sur les formations universitaires chargées et détournera les crédits vers els formations professionnelles. La commission paritaire a aussi accepté de limiter le droit du recteur à inscrire un étudiant. Le recteur devra respecter la capacité d'accueil. Or les cas qu'il aura à traiter ne seront que des cas où la capacité d'accueil est dépassée et où l'étudiant reste sans formation. Députés et sénateurs se sont mis d'accord pour soumettre étudinats et établissements à la loi du marché et réduire le droit à l'éducation.

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La loi Vidal adoptée perd ses soutiens

"L'adoption du projet de loi « orientation et réussite des étudiants » constitue une avancée majeure pour notre jeunesse : la nouvelle procédure d'accès à l'enseignement supérieur garantit en effet le dernier mot des étudiants sur leurs choix, prévoit un accompagnement renforcé des bacheliers à leur entrée dans l'enseignement supérieur et marque une nouvelle ambition pour la santé et la vie étudiante", écrit F Vidal après l'adoption par l'Assemblée et le Sénat, le 15 février ,de la loi orientation et réussite des étudiants. Cette adoption a été obtenue au prix de concessions de dernière minute au Sénat.

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Les parents à l'épreuve de Parcoursup

Avec les réformes, les annonces de réformes, les déclarations ministérielles, les interviews ministérielles, les points presse et les micro tendus (vers le ministre), on en a un peu oublié les parents d'élèves. Or avec le bac qui approche et les inscriptions dans le supérieur, les voilà au premier plan. On est donc allé parler avec des parents passés par la réunion Parcoursup de "leur" lycée : un peu éclairés mais pas vraiment rassurés.

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Avec Parcoursup la concurrence entre lycées annoncée

C'ets dans La Nouvelle République. Le quotidien annonce que dès la rentrée 2018 "trois lycées prépareront au concours de médecine" dans le département de l'Indre. Dès la première les élèves pourront suivre un programme spécial de préparation au concours de médecine.

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Nouveau référé contre Parcoursup

Deux nouvelles organisations annoncent avoir déposé un référé contre Parcoursup. Solidaires étudiants et l'UNL SD ont déposé le 11 février une requête en référé contre Parcoursup. " Nos organisations contestent la légalité de la plateforme mise en place par le gouvernement. Nous estimons, sur l’analyse de Me Jérémy Afane Jacquart, que les bases juridiques qui devraient permettre la mise en place de « ParcourSup » ne sont pas assurées, et qu’elles ne le seraient pas, même si le projet de loi voulu par le ministère venait à aboutir", annoncent-elles. Un autre référé a été déposé devant le Conseil d'Etat par le groupe communiste du Sénat, le Snesup Fsu, la CGT Education, l'Unef et l'Unl, pour faire interdire Parcoursup.

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Système

L'inexorable  fragmentation des systèmes éducatifs nationaux

Alors que JM Blanquer évoque la territorialisation du système éducatif, les sociologues Anne Barrère et Bernard Delvaux coordonnent un passionnant numéro de la Revue internationale d'éducation (n°76) sur "la fragmentation des systèmes scolaires nationaux". Un numéro qui fait un peu la chronique des empires qui vacillent, voire qui ont disparu, comme en Suède ou à La Nouvelles Orléans. Anne Barrère et Bernard Delvaux y voient l'aboutissement de la mondialisation. Ils mettent l'accent sur les risques de fragmentation sociale qui accompagnent cette dilution des systèmes éducatifs nationaux. Pour eux la question n'est plus de sauver les systèmes nationaux mais de savoir jusqu'à quelle échelle territoriale leur dilution ira.

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Primaire et maths

Primaire : La rentrée 2019 menacée par l'effondrement des postes mis aux concours

Alors que le ministère annonce 3680 créations de postes à la rentrée 2018, le nombre de postes mis aux concours de recrutement de professeurs des écoles est en forte baisse. Il y avait eu 13 001 postes mis aux différents concours externes et internes en 2017. Il n'y en aura que 11 840 en 2018, soit 10% de moins. Ce recul annonce de grandes difficultés pour la rentrée 2019.

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Rapport Villani : Un rapport idéologique et sans budget

Peut-on améliorer le niveau de maths des écoliers sans un effort sérieux de formation continue des enseignants ? A coup sur non. C'est pourtant ce que prévoit le rapport dirigé par Cédric Villani, député En Marche de l'Essonne et l'inspecteur général Charles Torossian, remis le 12 février à Jean-Michel Blanquer. Un ministère peut-il agir sans budgeter ? Non plus et là aussi... Curieusement focalisé sur la "méthode de Singapour" en ignorant les pays européens qui obtiennent de bons résultats, le rapport ne prévoir comme mesures concrètes que le controle des enseignants tout en parlant sans cesse de confiance. Il demande aussi aux écoliers de CP l'apprentissage des 4 opérations, une exigence impossible pour une année où ils ont déjà tant à apprendre. Ce que prépare le rapport ressemble davantage à une mise au pas des enseignants, du premier comme du second degré, qu'à un effort national en faveur de l'apprentissage des maths.

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Enseignement professionnel

Apprentissage : Des arbitrages en faveur du Medef

"Pragmatique, ambitieux et crédible". C'est ainsi que la Medef salue le plan de transformation de l'apprentissage présenté par le premier ministre le 9 février.  Bien que celui-ci se défend d'avoir "privatisé" l'apprentissage, les arbitrages rendus sont en faveur des branches professionnelles. Au terme d'une "consultation riche, animée et franche", le gouvernement a considérablement fait avancer l'autorité des branches professionnelles dans l'enseignement professionnel au point de leur confier la définition des référentiels professionnels. Pour faire décoller l'apprentissage le gouvernement a prévu des aides aux apprentis (500 € sur le permis de conduire) et aux entreprises (100 € en plus par mois par apprenti) amenant le coût de certains apprentis à 65€ par mois. Le nouveau financement de l'apprentissage favorisera les grands branches professionnelles au détriment, selon l'Association des régions de France, de l'aménagement du territoire. Le régions estiment qu'elles n'auront pas les moyens nécessaires au développement de l'apprentissage. Elles pourront imposer des "journées des métiers" dans les établissements de la 4ème à la 1ère. Coté enseignants, le Snuep Fsu parle de "régression" sur le plan social et dans la formation des jeunes. Après des mois de consultations la réforme ne satisfait que le Medef. Et il n'est pas certain qu'elle permette réellement un décollage de l'apprentissage...

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Réforme de l'apprentissage : Arbitrages dangereux selon le Snuep Fsu

"Le gouvernement dévalorise à nouveau, de façon irresponsable, la voie professionnelle publique sous statut scolaire. C’est pourtant la seule solution pour sécuriser la formation professionnelle des jeunes : sans discrimination, sans sélection, avec des taux de ruptures nettement moindres qu’en apprentissage, la voie scolaire permet chaque année de valider par un diplôme le premier niveau de qualification obtenu par environ 250 000 jeunes", écrit le Snuep Fsu. Pour le syndicat "l’implantation d’une UFA dans tous les LP... aura des conséquences délétères sur les conditions de travail des enseignant.es et sur les conditions d’études des jeunes... Le statut des Professeurs de lycée professionnel (PLP) sera remis en cause. Le gouvernement répond favorablement au MEDEF qui exige de pouvoir embaucher des apprenti.es tout au long de l’année. Ce choix implique des entrées/sorties en formation à tout moment et va désorganiser fortement les enseignements et les examens". Le syndicat critique aussi la politique de soutien aux campus des métiers : "le développement de telles « vitrines » sera préjudiciable aux autres établissements qui seront siphonnés de leurs moyens et de leur public".

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Apprentissage : Pour les régions l'apprentissage "n'est plus une politique publique"

Dans une synthèse courte et efficace, l'Association des régions de FRance pointe les changements apportés par la nouvelle politique en matière d'apprentissage. Elle fait aussi de l'orientation le casus belli avec le gouvernement.

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Numérique

Espaces scolaires : quels usages pour quels enjeux ?

Comment adapter les bâtiments scolaires aux nouvelles pratiques pédagogiques à commencer par le numérique ? Comment améliorer le bien être des élèves dans ces bâtiments ? Comment rentabiliser ces locaux en les ouvrant à leur environnement ? Autant de questions qui sont soulevées par un nouveau numéro de la revue Administration & Education, une publication de l'AFAE. Sur des questions qui soulèvent beaucoup d'intérêt depuis quelques années, la revue interroge des acteurs variés, permettant ainsi des éclairages croisés.

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Bruno Devauchelle : Quelle évaluation voulons nous avec le numérique ?

A voir l'apparition à intervalles régulier de logiciels exerciseurs comme la récente "Quizinière" de CANOPE (amusante dénomination qui a dû faire sensation auprès de ses concepteurs) on peut se demander pourquoi en 2018 on conçoit encore des produits quasiment similaires à ceux que l'on mettait dans nos premiers ordinateurs scolaires en 1985. L'enseignement assisté par ordinateur de première génération est à l'informatique scolaire ce que le behaviorisme est à la pédagogie. Non seulement le monde scolaire, mais aussi l'universitaire et la formation continue sont touchés : boitiers de vote, application de sondage ou de test, plateforme de e-learning avec exerciseurs (lcms ?), sites en ligne (learning apps) etc.

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Bruno Devauchelle : Les données personnelles, en question

L'inspection générale de l'éducation nationale remet ces jours-ci au ministre un rapport sur les données personnelles dans le monde scolaire. Ce rapport s'inscrit, semble-t-il au croisement de plusieurs préoccupations du moment. D'une part la réglementation européenne sur la protection des données personnelles doit se mettre en place en mai prochain, et la France semble avoir du mal à rentrer dans ce cadre et l'adapter aux réalités locales, en particulier dans le monde scolaire. Le texte d'adaptation est en cours d'adoption après un premier vote à l'assemblée. D'autre part le monde scolaire, qui se veut protecteur des jeunes, des enfants pour leur permettre d'entrer dans la société suffisamment outillés, se trouve être un grand utilisateur de données, en particulier personnelles ou personnalisables. Enfin la force de persuasion des marchands (et pas seulement les GAFAM) s'appuie aussi sur leur envie d'en savoir plus sur les consommateurs et la généralisation des appareils mobiles individuels (smartphone et autres) est un formidable vecteur de captation de ces données dont les usages peuvent être variés. En quelque sorte on peut penser que les données personnelles intéressent beaucoup de monde et qu'il est temps de réfléchir aux conséquences de l'usage de ces données. Pour aller plus loin, il faut clarifier quelques éléments du débat.

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Par fjarraud , le vendredi 16 février 2018.

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