Primaire : Dehaene et les instits  

S'agit-il de défendre les instructions Blanquer ? Toujours est-il que Stanislas Dehaene a publié le 12 mai un long fil d'affirmations qui ont fait bondir plusieurs professeurs des écoles, déjà échauffés par lesdites instructions. " Les données disponibles ne sont guère rassurantes : 30% des enseignants improvisent sans manuel (enquête Goigoux), et le reste utilise majoritairement les manuels les moins efficaces (enquête Deauvieau)", écrit par exemple S Dehaene.

 

Plusieurs enseignants ont réagi sur le caractère non scientifique de l'étude  de Dauvieau tout comme R Goigoux ("Je ne peux pas croire que vous vous appuyez sur l'étude de Deauvieau qui ne comportait pas de pré-test ?"). Mais ils ont surtout relevé l'affirmation sur l'absence de manuels. " Les enseignants n'improvisent pas. Ils conçoivent des cours. Avec ou sans manuels", répond M. K. " J'ai appris à l'IUFM (ancêtre de l'ESPE) à critiquer et analyser des manuels, en vue de piocher ce qui est bon chez l'un et chez l'autre pour penser mes séquences...(Mince alors! Nous ne sommes pas que des profs, nous sommes aussi des êtres capables de réflexion et de jugement)", répond Define. " Inaudible d entendre que les collègues sans manuel IMPROVISENT. ils font partie des plus investis, au courant des dernières publications, adaptant leurs pratiques en permanence", estime Céline Valette. "J'attends surtout l'analyse de l'ensemble des membres du Conseil scientifique", rétorque Samsamsam. Une façon de rappeler que le petit livre orange publié epar le ministère n'a été écrit que par "plusieurs membres " (anonymes) du Conseil alors même qu'une étude du Conseil était annoncée pour début mai...

 

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Sur les instructions Blanquer notre Dossier

 

 

Par fjarraud , le lundi 14 mai 2018.

Commentaires

  • Jean Maurice, le 14/05/2018 à 20:11
    Petit plus.
    A ce qu'il me semble, SD a soutenu et félicité le travail de Celine Avarez qui a pourtant mis en place un protocole d'apprentissage de la lecture (typé Montessori) aux antipodes des préconisations déterministes des méthodes syllabiques strictes aujourd'hui vantées. Faudrait savoir ?
  • Jean Maurice, le 14/05/2018 à 20:24
    Faut pas s'offusquer. C'est vrai que les instits PE improvisent parfois... à l'occasion. Mais ils réfléchissent aussi pas mal et ne sont pas de vulgaires exécutants sans neurones (Si SD en parle, c'est qu'il a dû étudier quelques spécimens dans son IRM perso). 
    Mais là où SD se trompe c'est qu'il croit que les rédacteurs de méthodes ne le font pas... Ah! ah! ah!.
    Chacun des arguments justifiants les choix faits dans les méthodes (progression, exercices, rythme de travail, nombre d'heures, choix des dates d'exécution de chaque leçon) relèvent davantage de positions empiriques plutôt que de données scientifiques.
    Et je ne parle pas des exigences des éditeurs qui troublent copieusement les intentions des auteurs.
    Les données, scientifiques elles, que manipulent SD  ne peuvent en aucun cas être extrapolées pour expliquer comment faire classe dans une école, avec 25 élèves. 
    L'étude de Dauvieau, en plus de ne pas être viable sur son protocole, est loin d'être impartiale. Rien que dans le ton et le choix des mots, on sent apparaître un réquisitoire à charge contre les méthodes qui ne "conviendrait pas" a priori pour les pseudos observateurs (avocats généraux) neutres de l'étude.
    Les enseignants  "bricolent" (sic)... disent-ils? Mais pas eux! Non, les auteurs de méthode, d'ailleurs, n'écrivent pas des manuels mais des évangiles. Si parfaits qu'on ne saurait y changer la moindre virgule sans influer sur l'efficience 100% garantie par le Pédagodieu qui a dicté.
    Les manuels qui présentent une stratégie et un format unique de travail pour des élèves totalement différents en âge, culture, psychologie et développement personnel...  suggèrent d'emblée une impossibilité de différencier. Effet inévitable : courbe de Gauss. Il y aura toujours des mauvais... mais moins que chez le voisin prétendent-ils pompeusement. L'étude de Deauviau montre des résultats "très positifs" avec des classes où des élèves finissent l'année avec un test de fluence à 8 mots/minute  et ils se la pètent!!! 8 mots/minute, on croit rêver. Vous êtes sûrs que le docteur SD a bien prescrit les bonnes pilules, que le pharmacien ne s'est pas trompé de boite, que le maître n'a pas mal interprété la posologie... Qu'est-ce qu'il a dû en baver le pauvre, toute l'année à entourer, répéter, recopier, réciter, écouter..; pour arriver ça...! IL aurait mieux fait d'aller se promener toute l'année pour commencer un CP l'année suivante non ?
    Le jour où un de mes élèves finit avec score pareil , je vais à la pêche... promis. 
     
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