L'actualité de l'éducation de la semaine du 15 au 22 juin 2018 

Fonction publique

Négociation salariale : Le gouvernement poursuit le gel des salaires

" Le gouvernement n’a pas saisi l’occasion du rendez-vous salarial pour revaloriser les salaires des agent-es publics. Ainsi, il n’honore pas la promesse de campagne faite par Emmanuel Macron « d’améliorer le pouvoir d’achat de tous les salariés », puisqu’il laisse de côté plus de cinq millions d’agent-es de la Fonction publique !", annonce la Fsu à l'issue du rendez vous salarial du 18 juin. "Pire, il maintient le gel de la valeur du point d’indice".

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Curieux "En même temps" salarial

Alors que le gouvernement ne jure que paye au mérite et gel des salaires, il promet d'appliquer les accord PPCR conclus sous le gouvernement précédent. Un curieux "en même temps salarial" qui renvoie peut-être au vieux jeu de la proie et l'ombre...

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Fonction publique : Les syndicats face à la fin du paritarisme

Recours aux contractuels, rémunération au mérite, fin du paritarisme : le gouvernement a récemment rappelé et officialisé en Conseil des ministres sa réforme de la Fonction publique. La Fsu et l'Unsa éducation réagissent à cette situation. Dans un communiqué, la Fsu dénonce l'absence de dialogue social. " La FSU a demandé une nouvelle fois au gouvernement un scénario (dit scénario 3) qui préserve les CHSCT. Le gouvernement propose pour sa part un scénario d’une nouvelle instance qui intégrerait les CHSCT. Lors de cette réunion, la FSU a rappelé son exigence du maintien et du renforcement des CHSCT tant ils sont indispensables aujourd’hui dans la Fonction publique". Elle invite à signer une pétition en faveur du paritarisme qui a réuni déjà 20 000 signatures.

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Politique ministérielle

Recrutement : La croissance exponentielle des contractuels dans l'éducation nationale

Si en 2016-2017 le nombre d'enseignants a significativement augmenté (+1.1% en 2016-2017) cette hausse a été 10 fois plus rapide pour les non titulaires que pour les titulaires. C4est un des enseignements, mais pas le seul, d'un nouvelle Note de la Depp. La multiplication des contractuels, revendiquée par le gouvernement comme une nouvelle politique, semble bien correspondre à un mode de gestion déjà bien installé dans l'Education nationale.

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Salaires : Les inégalités demeurent à l'Education nationale

Si le salaire moyen des personnels enseignants est de 2510€ net selon le dernier Bilan social du ministère, cette moyenne occulte des écarts importants entre les âges, les corps, les statuts et aussi les sexes. Très attachée à l'égalité, l'Education nationale est pourtant terre d'inégalités salariales importantes.

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Lecture : Des enseignants inquiets de pressions en faveur d'Agir pour l'école

Proche de l'Institut Montaigne, l'association Agir pour l'Ecole a longtemps compté JM Blanquer dans ses membres. Est-ce pour cela qu'elle gagne une centaine d'écoles publiques dans le département du Nord ? L'entourage du ministre dément toute pression en ce sens. Mais des responsables syndicaux parlent d'injonctions et d'imposition. 

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Agir pour l'école : Le ministre saisi par des syndicats

Le 18 juin, le Café pédagogique faisait connaitre les pressions exercées sur des écoles du Nord pour imposer le protocole d'Agir pour l'école. Elles prennent maintenant une dimension nationale avec la publication de la lettre envoyée à JM Blanquer par le syndicat des enseignants Unsa et son syndicat des inspecteurs. Ils lui demandent de protéger la liberté pédagogique des enseignants. Cela devrait aller de soi si l'origine des pressions n'est pas justement le ministère...

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Le Plan mercredi et les restes du périscolaire

"Le temps de l'enfant doit être vu comme un temps complet. On ne peut pas rester indifférent à ce qui se passe dans le périscolaire". A écouter JM Blanquer le 20 juin présenter le Plan Mercredi, on se serait cru 5 ans plus tôt lors de la mise en route des activités périscolaires. Pourtant le plan est bien mince par rapport à l'initiative précédente. Si le plan continue officiellement la logique des PEDT sous contrôle de l'Etat, les temps périscolaire et scolaire sont nettement séparés et le volume n'a plus rien à voir. Le Plan Mercredi camoufle mal la très bonne affaire qu'est pour l'Etat le retour à la semaine de 4 jours.

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Une journée en entreprise pour les élèves de la 4ème à la terminale

L'assemblée nationale a adopté un amendement présenté par la rapporteure de la loi sur la formation professionnelle, Catherine Fabre, visant à créer un droit à une journée de stage en entreprise par an pour les élèves de la 4ème à la terminale. " Je vous propose de prévoir qu’un jeune, de la quatrième au lycée, pourra une fois par an, sur la base du volontariat, avec l’accord du chef d’établissement, réaliser un stage d’observation d’une journée en entreprise sur le temps scolaire. L’idée est d’encourager l’initiative individuelle de l’élève, qui aura été éveillée grâce au dispositif d’orientation", explique t-elle.

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L'Assemblée adopte le transfert aux régions de l'orientation

JM BLanquer a du venir lui-même défendre l'article 10 du projet de loi sur la formation professionnelle qui entraine le transfert aux régions des directions régionales Onisep (DRONISEP) et la fin des CIO avec transfert des conseillers dans les établissements.

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Lycée : Les solutions du Privé pour appliquer la réforme

Après la publication d'un guide d'accompagnement de la réforme du lycée en mai 2018, le secrétariat général de l'enseignement catholique publie deux fiches "opérationnelles" sur la mise en oeuvre des enseignements de spécialités et l'accompagnement à l'orientation.

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Décryptage : Où en est vraiment la "popularité" de JM Blanquer ?

Rappelez vous. C'était le 20 mai. Le Journal du dimanche publiait un sondage IFOP très favorable au ministre de l'éducation nationale. Mais en même temps incohérent. Alors que le ministre de l'éducation nationale pourrait se présenter aux municipales à Bordeaux, voilà une situation curieuse qui méritait décryptage...

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Enseignement professionnel

Le financement des lycées professionnels est-il sauvé ?

Au terme d'un échange très vif entre la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, et les députés de l'opposition, et d'une pluie d'amendements gouvernementaux contradictoires, un amendement gouvernemental garantit le maintien d'une part "hors quota" dans la taxe d'apprentissage. Cette part sera versée aux lycées professionnels en lieu et place de la taxe d'apprentissage dont ils bénéficient aujourd'hui. Mais cette part passe de 23 à 13% de la taxe. Et il reste à cet amendement de recevoir l'accord du Sénat...

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Le financement des lycées privés impacté par la loi sur la formation professionnelle

"Le texte adopté par l’Assemblée nationale le 19 juin, maintient finalement l’exonération de taxe d’apprentissage pour les lycées professionnels privés sous contrat mais réduit le hors quota et supprime les fonds libres, dont ils bénéficiaient", remarque le secrétariat de l'enseignement catholique dans le numéro de juin de sa lettre En correspondance. "Contrairement à ce qui avait été un temps envisagé, les lycées publics – et donc privés sous contrat – et les Grandes écoles ne bénéficieront pas d’une certification qualité automatique pour délivrer des formations en apprentissage mais d’un simple délai allongé à 2022 pour se mettre en conformité. Enfin, si les règles d’ouverture des sections d’apprentissage vont s’assouplir et s’affranchir des autorisations régionales et rectorales, cette dérégulation annonce une concurrence intense qui implique de renforcer une stratégie de réseau et de se rapprocher des branches professionnelles et peut-être encore plus des futurs opérateurs de compétences."

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Pour le Snuep Fsu, le financement des lycées professionnels est en danger

" Le financement des lycées professionnels est-il assuré ? Pas sur", écrivions nous le 18 juin à l'issue du débat parlementaire sur la loi sur la formation professionnelle. En effet la nouvelle rédaction de la loi garde une part de financement "hors quota" pour la formation professionnelle en dehors de l'apprentissage. Mais cette part est fortement réduite. Elle passe de 23 à 13%,ce qui représenterait une ponction de 200 millions. Il n'y aurait plus que 400 millions, au lieu de 600, pour financer tout ce qui n'est pas apprentissage.

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Enseignement professionnel : 8 syndicats écrivent au ministre

"Les grilles élèves proposées fragilisent la poursuite d’études vers les BTS". Huit syndicats de l'enseignement professionnel, CGT, Snetaa, Snuep Fsu, Snep Fsu, Snalc, Sncl, Sud, Unsa, envoient le 14 juin une lettre commune à JM Blanquer. Ils dénoncent le " caractère anxiogène des annonces" faites aux enseignants dans cette filière. " Votre volonté de développement de l’apprentissage dans tous les lycées professionnels suscite également de grandes incertitudes concernant la mixité des publics et des parcours. Nous craignons l’impact que pourrait avoir cette mesure à terme sur le statut des professeurs de lycée professionnel". Enfin le sort des enseignants dans le bac pro GA est également évoqué.

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Formation professionnelle : Les députés créent des classes "prépa métiers"

Le 14 juin les députés ont adopté l'article 8 bis de la loi sur la formation professionnelle qui crée les classes "prépa métiers".  Le nouveau dispositif avance la sélection à la fin de la 4ème. En même temps il sépare dès 14 ans les jeunes choisissant l'apprentissage de ceux optant pour le lycée professionnel des autres continuant une scolarité normale dans le collège toujours officiellement unique. Avec ce mauvais coup porté aux jeunes, qui auront à subir cette orientation précoce, le gouvernement ressuscite la loi Cherpion votée en 2011 et supprimée en 2013.

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Numérique

Bruno Devauchelle : Quelle certification numérique dans le CV ?

Il faut absolument le redire, les certifications de compétences numériques de l'éducation nationale ne sont pas entrées dans la culture partagée des acteurs de notre système éducatif, primaire secondaire et supérieur. Ceci doit nous alerter ou bien plus, nous inquiéter... ou simplement nous laisser de marbre. Depuis la création du B2i en novembre 2000, il est étonnant de constater qu'aucune des certifications proposées par l'éducation nationale n'ait réussi à s'imposer, ni dans les pratiques enseignantes, ni dans les attentes des élèves et des étudiants, ni dans l'esprit des parents, et pas même dans l'esprit de la plupart des ministres et encore moins dans celles des entreprises qui pourtant sont, semble-t-il demandeuses. Depuis 2000, les autorités n'ont eu de cesse de rappeler l'importance de la certification de compétences dans ces domaines mais sans jamais se donner les moyens réels de l'imposer, puisque la loi n'a pas suffi pour imposer le B2i en 2005 (pourtant inclus dans le socle). Du coup, c'est sous la forme de "cours d'informatique obligatoires" (après avoir toujours été facultatif, en option) que l'on semble s'acheminer pour tenter d'apporter une compétence aux élèves. Est-ce nécessaire et suffisant ?

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Bruno Devauchelle : Numérique : Au creux de la vague ?

Au début de l'année nous posions la question : « N’entrons-nous pas dans un cycle de glaciation du numérique éducatif ?". Il nous faut, en cette fin d'année tenter d'y répondre. Les équipes pédagogiques semblent désormais s'éloigner de cette question, tant l'absence de directive leur laisse la possibilité de solder les comptes. On peut sans doute parler de consolidation des pratiques existantes. Un bilan semble donc nécessaire.

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Le bac et le brevet

 

Tous les sujets du bac

Retrouvez tous les sujets du bac : philosophie, histoire , EAF, langues, spécialités technologiques, maths et sciences etc. dans le dossier spécial du café pédagogique.

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Terra Nova veut en finir avec le bac national

Think Tank proche du pouvoir, Terra Nova a largement inspiré la réforme du bac décidée par JM Blanquer avec un rapport publié en 2016. Deux ans plus tard, un nouveau rapport souligne la déception de Terra Nova. Le think tank se plaint du maintien d'un nombre important d'épreuves et du caractère national du bac au moins partiellement.  Il invite le gouvernement à oser le diplôme d'établissement au nom de la lutte contre les inégalités...

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Les sujets du brevet à l'étranger

Retrouvez tous les sujets du brevet à l'étranger : maths, français, histoire geo etc. sur notre site.

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L'élève

Agnès Van Zanten : De la fabrique de l'orientation au marché de l'éducation

Comment se construisent les inégalités dans l'orientation post bac des lycéens ? Quelle part les lycées y prennent-ils dans la façon dont ils traitent l'orientation de leurs élèves ? Agnès Van Zanten (Liepp Sciences Po) a entrepris d'observer de près les politiques d'établissement. Au delà des énormes différences d'approches, elle montre comment les lycées, et particulièrement les établissements les plus populaires, participent involontairement à une marchandisation accélérée du supérieur qui passe par les salons de l'orientation.

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Parcoursup : Droits des lycéens demande la publication des algorithmes locaux

"La totalité des algorithmes seront publiés" a annoncé le 23 avril la ministre de l'enseignement supérieur. Depuis la ministre a publié l'algorithme national. L'association Droits de lycéens l'invite à respecter son engagement et à publier les algorithmes locaux, ceux que les universités utilisent pour trier les candidats. Pour aider la ministre à aller en ce sens, l'association publie une lettre type permettant aux candidats de demander pourquoi ils sont refusés pour permettre un recours en tribunal administratif. Pour l'association, les candidats "peuvent faire reconnaitre l'illégalité du refus d'admission" pour les formations non sélectives. Le 30 mai le président du conseil départemental 93 avait mis en demeure la ministre de publier ces algorithmes.

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Parcoursup : Le Défenseur des droits saisi par un sénateur

" J’estime que les traitements réalisés dans le cadre de la mise en oeuvre de cette plate-forme méconnaissent les droits des candidats et des candidates à être pleinement informés des motivations des décisions qui leur sont opposées et font naître des discriminations pour l’accès à l’enseignement supérieur. Aussi, en tant que parlementaire, j’ai l’honneur de vous solliciter afin que vous vous assuriez, conformément à l’article 71-1 de la Constitution, que les droits et libertés des lycéennes et des lycéens et de leurs familles ont bien été respectés dans leurs relations avec les services publics de l’enseignement supérieur". Le sénateur communiste Pierre Ouzoulias saisit le Défenseur des droits sur la mise en oeuvre de Parcoursup, notamment les algorithmes locaux par une lettre du 18 juin.

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Par fjarraud , le vendredi 22 juin 2018.

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