L'actualité de l'éducation de la semaine du 22 au 29 juin 2018 

De nouveaux programmes pour l'école et le collège

Viviane Youx : Français : Des programmes « remusclés » ?

C’était une promesse du ministre. Sitôt arrivé, il lui fallait bien détricoter les programmes de l’école et du collège à peine entrés en application. Du jamais vu. Alors qu’un changement en profondeur du système éducatif demanderait un temps long, durant lequel, au-delà des clivages politiques, notre société tout entière prendrait le temps de réfléchir à ce qui est bon pour ses enfants et son école, il a fallu que le ministre fasse encore plus vite que les autres. Après avoir poussé à la démission le président et la vice-présidente du Conseil supérieur des programmes, il a commandé à la nouvelle présidente du CSP « des ajustements et clarifications » dans trois disciplines stratégiques, le français, les mathématiques et l’enseignement moral et civique des cycles 2-3-4 ; les sciences suivront bientôt, annonce la publication du 18 juin sur le site du MEN.

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Nouveaux programmes de Français à l'école : De subtiles différences

Je les ai lus, les projets d’ajustement et de clarification des programmes du CSP (Conseil Supérieur des Programmes) en français qui nous tombent dessus en cette avant-dernière semaine d’école… Au premier regard, pas de bouleversement, des petites modifications par ci, par là… Un mot en moins, un mot en plus. Une structure qui rappelle celle des programmes de 2015.  Mais en y regardant de plus près, on remarque que ces petits riens changent beaucoup l’impression générale. J’ai donc mené une analyse comparative, points par points, afin d’éclaircir cette impression.

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Les nouveaux programmes bientôt face à un CSE plutôt hostile

"On ne va pas voter ces programmes". Pour Claire Krepper, secrétaire nationale du Se Unsa, les "ajustements" Blanquer ne "vont pas dans la bonne direction". Une position qui se retrouve aussi du coté de la Fsu. Présentés au CSE du 12 juillet mais déjà largement diffusés par le ministère, les nouveaux programmes Blanquer pourraient cumuler un rejet par les représentants des enseignants et une mise en application de toute dernière minute.

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Rémi Brissiaud : Des nouveaux programmes plus lourds

Présentés bien différemment des autres, nettement plus légers, les programmes pour l'école et le collège en maths semblent copiés - collés des programmes de 2015. En apparence rien n'a changé. Une anomalie que Rémi Brissaud éclaire : si les nouveaux programmes ne changent guère c'est que le changement est ailleurs, dans les "repères pour les mathématiques" que le ministère a aussi publiés déjà pour les CP. Pour R Brissiaud, ce document signe la fin des cycles et alourdit sérieusement les contenus en CP.

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Nouveaux programmes : Roland Charnay : Vigilance en attendant la suite...

Dans ces nouveaux projets de textes, ce qui frappe d'abord c'est la continuité avec ceux publiés en 2015. En particulier, on retrouve in extenso les grandes compétences travaillées (chercher, modéliser, représenter, raisonner, calculer, communiquer). Parmi les nouveautés, deux apparaissent immédiatement. Le texte ne comporte plus les "repères de progressivité" qui seront sans doute remplacés par des repères annuels comme ceux publiés pour le CP en février dernier (voir plus loin). On ne retrouve pas non plus les 2 colonnes qui présentaient d'une part les "connaissances et compétences associées" et d'autre part des "exemples de situations, d'activités et de ressources pour l'élève".  On ne le regrettera pas nécessairement dans la mesure où cette présentation avait souvent un caractère hétéroclite : dans la 2e colonne, on trouvait ainsi des exemples d'activités, mais aussi des commentaires ou encore des compétences qui auraient eu leur place dans la 1ère colonne comme, au cycle 2, "Itérer une suite de 1 en 1, de 10 en 10, de 100 en 100". Le nouveau texte insère d'ailleurs ces compétences parmi celles attendues en fin de cycle. De ce point de vue, la clarification est bienvenue. On peut toujours se reporter aux documents d'accompagnement en vigueur pour les commentaires et suggestions d'activités. Pour le reste, une lecture attentive et détaillée est nécessaire pour pointer, dans ce projet, les évolutions apportées aux textes adoptés en 2015.

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Nouveaux programmes : Des enseignants furieux sur Internet

" Il y a d'ailleurs quelque chose de très  violent et de méprisant à l'égard des profs dans le calendrier de telles annonces de changements de programmes, au moment où les enseignants sont occupés par des tâches diverses et/ou épuisés par l'année passée : école de la malveillance ?" La publication de nouveaux programmes pour l'école et le collège dans 4 disciplines commence à agiter les salles de classe. Tous les enseignants sont loin d'en être informés. Beaucoup parmi ceux qui le sont accueillent mal de nouveaux textes qui ne deviendront officiels que le 12 juillet pour application à la prochaine rentrée. 

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Les nouveaux programmes de l'école et du collège

Présentés en CSE le 12 juillet, les "projets d'ajustement et de clarification" des programmes de la scolarité obligatoire viennent d'être publiés par le Conseil supérieur des programmes. Il s'agit bien en fait de nouveaux programmes car les interventions du CSP vont très loin dans les prescriptions. Les "connaissances et compétences associées" et les "exemples de situation" sont réécrits à tous les niveaux ainsi que les argumentaires qui les encadrent. Plus que d'ajustements il s'agit bien d'une réécriture détaillée des programmes qui s'accompagne de "repères" largement décrits pour chaque classe du collège. Ces "ajustements" sont disponibles pour le français,  les maths et l'EMC.

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Formation professionnelle

Les sénateurs règlent leur compte aux CIO

Le texte de la loi sur la formation professionnelle, adopté par l'Assemblée, arrive en lecture devant la commission des affaires sociales du Sénat avant passage devant le Sénat le 10 juillet. La commission de la culture et de l'éducation a déjà largement modifié le texte de l'Assemblée par une série d'amendements. L'amendement le plus significatif est le retrait du mot CIO  de l'article 10. L'amendement pose le principe de l'exercice en établissement scolaire des psychologues de l'éducation nationale. Un autre amendement prévoit que la région forme les enseignants aux métiers. La connaissance des métiers serait intégrée à la formation continue des enseignants. Les sénateurs ont aussi modifiéle texte pour y introduire leurs marottes. Alors que l'Assemblée a supprimé les DIMA pour les remplacer par des classes prépa métiers en 3ème, le Sénat veut les rétablir en étendant aux classes de 4ème ces nouvelles classes. Autre marotte : la présidence du conseil d'administration des lycées professionnels et polyvalents par une personalité extérieure est introduit dans l'article 11. Il donne au proviseur seul la compétence pour ouvrir une UFA dans son lycée "de sa seule initiative". La possibilité offerte aux lycéens et collégiens de faire un stage en entreprise d'une journée chaque année est supprimée. Enfin les sénateurs de cette comission ont adopté un amendement limitant à 10% du hors  quota lapart versée aux organismes agissant pour la promotion de la formation professionnelle. Cet amendement devrait améliorer le finacement des lycées professionnels.

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Formation professionnelle : Le Sénat renforce le role des régions

Après la commission de l'éducation du Sénat, la commission des affaires sociales a examiné le 27 juin la loi sur la formation professionnelle. La commission a renforcé le role des régions concernant l'apprentissage en leur donnant le pouvoir d'élaborer une stratégie pluriannuelle des formations en alternance qui devra être prise en compte par les branches professionnelles. Les régions sont aussi dotées de la capacité d'organiser des informations sur les métiers et les formations en 4ème et en 3ème à raison de 20 heures par an prises sur le temps scolaire. En ce qui concerne les CIO la commission a, comme la commission de l'éducation, carrément retiré leur nom de l'article 10, les faisant disparaitre. Ce sont les régions qui élaborent la documentation sur l'orientation. Par contre la commission n'a pas étendu la classe de prépa métiers à la quatrième et maintient la journée annuelle de stage en entreprise crée par l'Assemblée. La commission impose une personnalité extérieure à la tête du conseil d'administration des lycées et envoie tout lemonde, professeurs, inspecteurs et chefs d'établissement se former à la connaissance des entreprises. La loi sera examinée par le Sénat le 10 juillet.

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Les lycéens professionnels de la mode défilent en Sorbonne

Mercredi 27 juin 2018, les élèves des filières textile et cuir, de la coiffure et de l’esthétique de l’académie de Paris ont présenté leur défilé de mode 2018 dont le thème, cette année, était « Mythes et Modernités ». La voie professionnelle était à l’honneur lors de cette soirée qui n’avait rien à envier aux défilés des professionnels de la mode. Les œuvres présentées ont été réalisées dans le cadre des épreuves d’examen pour les bacheliers professionnels métiers de la mode vêtement, les métiers du cuir mais également dans le cadre de leur projet en établissement.

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Fonction publique

Fin du paritarisme annoncée dans 3 semaines

" Le gouvernement a présenté exactement le même projet que le 25 mai dernier, visant à supprimer les CAP et donc le droit des personnels à être défendus", déclare la Fsu à la sortie de la réunion du vendredi 22 juin. "Toutes les organisations syndicales ont de nouveau dénoncé ce projet. La FSU a réaffirmé avec force que ce projet mettrait en place une usine à gaz préjudiciable aux droits des personnels comme au bon fonctionnement des services publics. La FSU demande une nouvelle fois et solennellement au gouvernement de revenir sur son projet. La réunion prévue à la mi-juillet ne doit pas être conclusive : la FSU exige la poursuite des discussions sur d'autres base permettant d'améliorer réellement le fonctionnement du paritarisme, des CAP et des CHSCT". Le Conseil des ministres du 12 juin a décidé la fin du paritarisme. La Fsu appelle les enseignants " à signer et à faire massivement signer la pétition".

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Comment le gouvernement met en place le salaire au mérite

Tous payés selon l'évaluation de son (petit) chef ? A quelques jours des vacances, le gouvernement avance sur un objectif officialisé en Conseil des ministres le 12 juin : la paye au mérite. A l'issue de la première réunion du groupe de travail sur les salaires, il a annoncé son intention de diminuer la part indiciaire du salaire pour augmenter celle des primes.

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La Cour des Comptes demande 70 000 suppressions de postes

" Restaurer durablement la soutenabilité des finances publiques implique de ne pas se reposer sur l’amélioration récemment constatée de la situation économique mais d’engager une action résolue sur la dépense publique". La Cour des Comptes a remis le 27 juin son rapport annuel sur la situation des finances publiques. Elle appelle à de nouveaux efforts pour atteindre les objectifs gouvernementaux.

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Métier enseignant

 

L'accès à la hors classe des professeurs du privé du second degré annulé

Alors que de nombreux enseignants avaient reçu leur avis de promotion dans la hors classe, le ministère a ordonné aux rectorats d'annuler les tableaux d'avancement et de tout reprendre à zéro. Les enseignants du second degré devront attendre une mise à jour des dossiers informatiques des rectorats pour pouvoir accéder à la hors classe, sans garantie pour ceux qui avaient été promus de retrouver leur avancement.

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Agricole : Des syndicats bloquent des centres de correction

Doublement touché par deux réformes phares du gouvernement, la réforme du lycée et celle de la formation professionnelle, l'enseignement agricole avait annoncé un bras de fer. Trois syndicats, le Snetap Fsu, Sud et la Cgt ont appelé au blocage de centres de correction dans tout le pays. Ils l'ont fait le 26 juin.

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Blanquer va s'attaquer aux vacances

Intervenant sur Europe 1 le 22 juin, le ministre de l'éducation nationale n'a pas hésité à dire qu'il allait réduire les vacances d'été. Et à mentionner le peu de cas qu'il ferait des enseignants. "Interrogé sur le faible nombre de jours des élèvs français, JM Blanquer répond :"le problème ce n'est pas le rythme hebdomadaire mais le rythme annuel. C'est le sujet des vacances... On n'a pas diminué le temps de travail des élèves en nombre d'heures. Mais il y a un sujet sur les vacances scolaires. On va devoir le poser. Au cours du quinquennat on va y regarder".

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L'élève

Premier degré : Les élèves de Rep simplement privés d'école ?

Pourquoi ne pas installer votre classe isolée au pied d'un HLM ? Cette perspective ne vous est pas venue à l'idée. Mais elle est imaginée par le ministère. La Caisse des dépôts rend compte de la signature le 21 juin d'un accord entre Les entreprises sociales pour l'habitat , la fédération des sociétés HLM, et le ministère de l'éducation nationale pour trouver des locaux pour les classes de Cp et Ce1 de l'éducation prioritaire dédoublées. "Nous avons des locaux en pied d’immeubles, nous sommes prêts à les déployer, en partenariat avec les villes. Il ne s’agit pas seulement d’accompagner une politique gouvernementale, l’école est un sujet dans l’occupation des quartiers", a déclaré Valérie Fournier, présidente des ESH. Et pour que ce soit plus clair, le protocole signé avec le ministère précise que " les ESH s’engagent à "appuyer l’Etat dans sa recherche de locaux pour accueillir les nouvelles classes dédoublées en proposant des locaux en pied d’immeubles, là où les opportunités seront identifiées par chaque ESH en lien avec les rectorats dans chaque académie, en fonction des besoins", affirme la Caisse des dépôts. Pas besoin d'école, pour les enfants des quartiers populaires. Autant leur mettre l'école à la maison...

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Parcoursup : La Seine Saint Denis lance une consultation

"Le 25 mai, j’ai demandé à la Ministre de l’Enseignement supérieur de rendre public les algorithmes ou les systèmes utilisés par les Université. Les remontées de terrains, les interpellations sur les réseaux sociaux nous ont inquiété sur les modalités de « sélection » des candidats par chaque Université. Ma demande de transparence visait à m’assurer que le lycée d’origine n’était pas un critère discriminant pour les universités pour choisir leurs étudiants. Pour seule réponse, Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, a rappelé les vertus du système", explique Stéphane Troussel,président du  conseil départemental de Seine Saint Denis. "Parcoursup ne peut pas assigner les élèves des quartiers populaires à un rôle de « remplaçants »... J’ai décidé de lancer une vaste campagne de témoignages pour lever l’opacité. Après avoir récolté ces témoignages, je souhaite saisir le défenseur des droits pour lui demander de faire toute la lumière sur ParcourSup".

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Numérique

Bruno Devauchelle : Numérique : Au creux de la vague ?

Au début de l'année nous posions la question : « N’entrons-nous pas dans un cycle de glaciation du numérique éducatif ?". Il nous faut, en cette fin d'année tenter d'y répondre. Les équipes pédagogiques semblent désormais s'éloigner de cette question, tant l'absence de directive leur laisse la possibilité de solder les comptes. On peut sans doute parler de consolidation des pratiques existantes. Un bilan semble donc nécessaire.

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Le Sénat demande un nouveau plan numérique

"Réduits à de simples consommateurs fascinés par le déferlement incessant des innovations, il nous faut impérativement remettre de la verticalité dans notre relation au numérique et rester acteur de notre destin. C'est à cette condition que la France pourra rester dans la compétition mondiale". C'est un appel à la mobilisation, contre les Gafam et pour une reprise en mains de notre avenir que Catherine Morin Desailly (centriste), présidente de la Commission de la culture et de l'éducation du Sénat, a lancé le 28 juin. Dans un nouveau rapport elle appelle à lancer un énième plan numérique, axé sur la formation et à faire du numérique la grande cause nationale de 2019.

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Numérique éducatif : Pourquoi ça ne marche pas ?

Alors que la Commission de la culture et de l'éducation du Sénat publie un rapport appelant à un énième plan numérique, la même commission, mais coté Assemblée nationale, auditionne sur le numérique éducatif. De nombreux acteurs ont été entendus, y compris le Café pédagogique. Mais qu'ont-ils à dire sur l'échec de l'intégration du numérique à l'Ecole ? Les témoignages de l'Inspection générale  et des éditeurs scolaires ont apporté des éclairages intéressants à ce sujet.

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L'Edtech : Un marché au ralenti

La Banque des territoires publie une étude sur l'évolution du marché de l'EdTech, c'ets à dire des entreprises du numérique éducatif. Selon cette étude, le marché ne représente que 89 millions d'euros de chiffre d'affaire dont 85 millions pour le scolaire et 4 pour le périscolaire. Cela représente 6.5€ par élève. 43 millions reviennent aux ENT, généralement acheté spar les collectivités territoriales. 42 millions concernent les ressources pédagogiques, généralement achetées par les mêmes collectivités, l'Etat ou les enseignants eux mêmes. On observe aussi une distinction par niveau : dans le premier degré le marché porte surtout sur des outils de gestion des élèves. "L’écart entre le dimensionnement du marché de l’Edtech pour le secteur scolaire et son potentiel eu égard au nombre d’élèves, d’établissements et d’enseignants, peut s’expliquer par un certain nombre de facteurs :  le manque d’infrastructures et d’accompagnement (technique et pédagogique) dans les établissements scolaires, et plus encore dans les écoles ; l’hétérogénéité et la complexité des circuits de prescription et d’achat ;  l’absence d’un budget dédié aux services et ressources proposées par les acteurs de l’EdTech à l’échelle de l’établissement  ou des collectivités". L'étude prévoit un doublement du marché d'ici 2022 notamment par une forte progression des ressources pédagogiques qui devraient passer de 42 à 87 millions.

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Bruno Devauchelle : Manuel scolaire, quel avenir ?

Le manuel scolaire papier est le grand gagnant de cette première année de nouveau gouvernement. Non pas pour une question de financement (le désengagement de l'état a été présenté par le ministre en novembre 2017 au Sénat). Mais plutôt pour une question de pilotage du système. A l'instar de ce qu'écrivait Condorcet, le manuel scolaire (qu'il soit celui pour l'enseignant ou celui pour l'élève) est d'abord un guide (l'ossature pour le ministre). Le ministre ajoute qu'il a "une fonction structurante" y compris envers les familles. Même s'il déclare prendre en compte le numérique ("la chair"), le ministre a bien compris que le manuel c'est le premier instrument de l'enseignement, celui qui va lui permettre de faire jouer la partition voulue pas le pouvoir politique.

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Par fjarraud , le vendredi 29 juin 2018.

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