CLIC 2018 : Retours d’expériences dans le premier degré 

Comment inciter la coopération en primaire ? Déborah Carcy, enseignante en CP-CE1 à d’Ayguesvives (31) expose son projet patrimoine et numérique au CLIC 2018, le congrès de la classe inversée. L’idée est de « faire connaître les traces du passé aux élèves en utilisant les outils modernes ». Céline Martinage, professeur des écoles à Saint-Michel-sur-Orge (91) met en place sa première classe inversée pour éviter « d’enseigner seulement aux élèves qui sont dans la moyenne ». Les deux enseignantes exposent leurs expériences pédagogiques au Clic 2018.

 

Enquête de terrain

 

 « Je suis marquée par la phrase entendue au clic 2016 : « passer du face à face au côte à côte ». Déborah Carcy veut faire entrer les élèves dans le numérique,  faire s’approprier la partie « formation de la personne et du citoyen » du socle et enfin de renverser la relation pédagogique.

 

Chaque équipe d’écolier part enquêter sur différents secteurs de  la commune. L’usage des tablettes permet de trouver par exemple des zones préalablement placées par l’enseignante. Cette dernière fait utiliser l’application « Paroo» qui facilite la mise en place des missions. «La complémentarité des outils permet la coopération : un élève a la tablette et un autre a le plan en papier, à eux de collaborer ». Sur le terrain, les élèves peuvent s’orienter avec la boussole numérique et prendre des photographies utilisées ensuite pour la communication de l’enquête.

 

Après le retour en classe, les élèves se posent des questions sur les lieux et peuvent chercher des réponses sur internet. « N’ayant pas de réponses sur plusieurs lieux, mes élèves ont écrit à la mairie pour en savoir davantage». Une personne habitant depuis longtemps la ville est venue rencontrer les élèves. Les écoliers écoutent, certains enregistrent, prennent des photos des preuves apportées. « On communique d’ailleurs toujours avec cette charmante dame par le drive ». Ce projet de 3 mois a abouti à la réalisation d’articles sur la commune.

 

« Ma 1ère année de classe inversée »

 

De son côté, Céline Martinage dans l’académie de Versailles fait le constat que ses élèves performants s’ennuient. « Arrivée sur Twitter il y a un an, j’ai découvert une salle des maîtres formidable ». Après avoir fait le tri des propositions pédagogiques glanées sur la toile, l’enseignante est entrée dans le dispositif « Bouge ta classe » mise en place dans l’Essonne.

 

Dans cette dynamique, elle s’est lancée en classe inversée en CM1/CM2. « Je n’ai pas lancé ma classe dans tous les domaines, j’ai choisi la numération et l’étude de la langue. » L’enseignante réalise alors ses premières capsules. Ses élèves regardent les vidéos à la maison ou alors durant entre 8h20 et 8h45 avant le début du cours.

 

Après avoir répondu au questionnaire proposé, les élèves sont répartis en groupe de niveau. Le groupe qui comprend bien va réaliser une carte mentale résumant la leçon pour la classe. Le groupe d’élèves qui fait encore des petites erreurs utilise le plan de travail pour s’entraîner. Le groupe d’élève qui ne comprend pas est avec l’enseignante qui prend alors le temps d’un atelier dirigé à faible effectif. « Le lâcher prise est compliqué au début, mais on voit que ça fonctionne petit à petit ».

 

Julien Cabioch

 

Le blog de Céline Martinage

Bouge ta classe

Dossier Clic 2018

 

Par fjarraud , le mercredi 11 juillet 2018.

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