Bac : Le calendrier des épreuves ajusté 

En réponse à une question du sénateur Pierre Ouzoulias, JM BLanquer a annocé une révision du calendrier des épreuves de spécialités dans le nouveau bac en 2021. D'autres sénateurs ont manifesté leurs inquiétudes sur le choix des spécialités et l'augmentation des inégalités sociales comme par exemple F Cartron.

 

"Mme Vidal a annoncé... que le calendrier de Parcoursup serait considérablement resserré, pour que les inscriptions administratives soient réalisées avant la fin du mois de juillet. Cela rend matériellement très difficile l'intégration de tous les résultats du baccalauréat, sauf à réduire drastiquement le temps d'examen des dossiers par les établissements de l'enseignement supérieur", remarque Pierre Ouzoulias. "Les notes obtenues au baccalauréat compteront pour la suite du parcours. C'est particulièrement vrai du contrôle continu, donc de notes attribuées très en amont des dossiers établis pour Parcoursup, mais aussi de l'évaluation des disciplines de spécialité, que nous voulons placer le plus tôt possible dans l'année scolaire, sans pour autant que ce soit trop tôt", répond JM Blanquer. "L'hypothèse sur laquelle nous travaillons pour 2021 est la fin des vacances de printemps, ce qui, quelles que soient les dates de ces dernières, et même si la procédure de Parcoursup s'achève à la fin du mois de juillet, laisserait un délai suffisant pour prendre en compte les notes en question."

 

Intervenant un peu après P Ouzoulias Françoise Cartron interroge le ministre sur le reisque d'augmentation des inégalités sociales dans un lycée où l'élève aura davantage de choix. "J'insisterai sur la nécessaire lisibilité de la nouvelle « architecture » pour l'ensemble des élèves et leurs familles, en particulier en ce qui concerne le choix des spécialités. La vigilance s'impose en effet sur les « stratégies scolaires » mises en place par les familles dans le choix des nouveaux parcours individualisés. J'ai pu le constater ces dernières années, les dispositifs de carte scolaire, les acteurs en charge de leur mise en œuvre, leur appropriation ou non par les parents peuvent renforcer – ou non – les inégalités sociales face à l'école... Alors que les lycées devraient laisser le libre choix de la combinaison des spécialités à l'élève, alors que le recteur sera le garant de la bonne répartition et de l'équilibre des spécialités sur le territoire, alors qu'un premier trimestre doit être dédié à l'accompagnement dans la construction du projet, il est très clair que des politiques de régulation et d'accompagnement sont primordiales".

 

Au Sénat

 

 

 

Par fjarraud , le vendredi 05 octobre 2018.

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