L'actualité de l'éducation de la semaine du 28 septembre au 5 octobre 2018 

Education prioritaire

Education prioritaire : Quels objectifs poursuit le gouvernement ?

Le ministre de l'éducation nationale réunit le 3 octobre un séminaire sur les "Politiques éducatives et les territoires" qui fait suite à l'annonce , le 2 octobre, du gel de la carte de l'éducation prioritaire. C'est une nouvelle politique qui est lancée par JM Blanquer et dont le noyau dur est la politique d'éducation prioritaire. Pierre Mathiot, chargé de mission sur la réforme du lycée et du bac, est à nouveau en charge de ce rapport avec Ariane Azema, inspectrice générale. Ils remettront à la fin du 1er trimestre 2019 un rapport pour " dégager une vision globale de ce que doit être la politique territoriale de l’éducation nationale au service de la réussite de tous les élèves". Alors que le gouvernement a jusque là mis en avant sa politique d'éducation prioritaire, avec les dédoublements en Cp et Ce1, comme l'exemple même de sa politique sociale, voilà que tout est remis en question. Les propos du ministre et de P Mathiot remettent en question la politique d'éducation prioritaire aussi bien en ce qui concerne le label que son efficacité. Une certitude : dans ce domaine là aussi , la politique du yo yo est à l'oeuvre. Alors que la politique menée depuis 2013 commence à donner des résultats, tout est remis en question comme sait si bien le faire l'équipe en place.

Lisez l'article...    

 

L'OZP dénonce la "liquidation" de l'Education prioritaire

"C'est une liquidation. Il faut arrêter cela". Marc Douaire, président de l'Observatoire des zones prioritaires (OZP), une association qui regroupe les acteurs de l'Education prioritaire, réagit vivement à l'annonce de la nouvelle politique d'éducation prioritaire lancée par JM Blanquer les 2 et 3 octobre. Dans un entretien donné au Café pédagogique, il marque l'importance du glissement qu'introduit JM Blanquer et annonce des actions pour mettre l'éducation prioritaire en débat.

Lisez l'article...    

 

Mission Mathiot - Azéma : Les inquiétudes de Mac Bablet

L'éducation prioritaire banalisée dans un rapport technocratique sur le territoire ? C'est ce que craint Marc Bablet, ancien responsable de l'éducation prioritaire au ministère, qui a quitté Blanquer avant l'heure. "Ce que l’on peut percevoir du peu d’information dont on dispose c’est surtout qu’elle a une première visée qui n’est pas pour me plaire : fondre l’éducation prioritaire dans la question des territoires et de la territorialisation des politiques éducatives", explique M Bablet sur son blog. "Or l’éducation prioritaire est beaucoup plus qu’une adaptation territoriale, elle constitue aujourd’hui une capitalisation remarquable de ce que l’on sait faire pour l’enseignement en milieu populaire dans une approche qui ne prend pas en compte que la question du territoire. Le seul fait que les porteurs de cette mission soient l’un universitaire spécialiste d’administration publique et de l’emploi et l’autre originaire de la DATAR  ne donne guère de place à la question des pratiques pédagogiques et des pratiques de formation des personnels ou du travail collectif et des relations avec les parents qui ont quelque importance pour la prise en compte des besoins des élèves des milieux populaires. On risque fort d’en rester à un travail sur les dispositifs et les moyens…"

Lisez l'article...    

 

Education prioritaire : Blanquer gèle la carte

"J'ai pris la décision de geler la modification de la carte de l'éducation prioritaire pour la rentrée 2019". Interrogé par la Commission de la culture et de l'éducation de l'Assemblée nationale le 2 octobre, JM Blanquer a fixé le cadre de la rénovation de l'éducation prioritaire et son calendrier dans des termes qui font penser au départ de Marc Bablet, le responsable de l'éducation prioritaire, du ministère.

Lisez l'article...    

 

Les conventions éducation prioritaire de Sciences Po rattrapées par la méritocratie

" Le double objectif de contrer les critiques d’élitisme à l’égard de l’institution et d’apporter une réponse à ces différents problèmes donna logiquement naissance à un dispositif hybride du point de vue des finalités. Ce dernier était en outre traversé d’emblée par la tension entre méritocratie et discrimination positive et ce d’autant plus que beaucoup de responsables de grandes écoles comme d’autres acteurs prééminents dans les sphères politiques et culturelles ne manquèrent pas dès l’annonce de sa création de dénoncer dans les médias le caractère démagogique d’un dispositif qui semblait abattre les barrières méritocratiques d’accès à l’enseignement supérieur sélectif. Cette tension a en outre été accentuée par les caractéristiques du dispositif et son évolution dans le temps". La politique des conventions éducation prioritaire de Sciences Po est passée au crible par Germán Fernández-Vavrik, Filippo Pirone et Agnès van Zanten dans la revue « Raisons éducatives » 2018/1 N° 22. Les auteurs montrent comment le mythe méritocratqiue et le refus de renouveler réellement les élites sont en train d'étouffer le dispositif.

Lisez l'article...    

 

 

Politique ministérielle

L'Ecole est-elle gouvernée avec pragmatisme ?

Comment lire la fabrication des politiques éducatives en France ? Quelle place y ont les études et les travaux scientifiques, les sociologues et les technocrates ?  Comment se construit le pilotage de l'Ecole ? Alors que JM Blanquer se réclame du pragmatisme et des résultats tirés de la science, est-ce ainsi qu'est gouvernée l'Ecole ? La revue Administration et éducation (n°159) s'attache à cette question et n'hésite pas à donner la parole aux chercheurs, ce qui est assez osé pour une revue initialement des administrateurs de l'Education nationale. Alain Boissinot, qui a dirigé ce numéro, construit ainsi une réflexion qui prend de la hauteur sans occulter le développement du populisme en éducation.

Lisez l'article...    

 

Entretien exclusif : Marie-Aleth Grard : On ne peut plus discuter au CSP

Marie-Aleth Grard, vice-présidente d'ATD Quart Monde, n'était pas venue par hasard au Conseil supérieur des programmes (CSP). Auteure d'un rapport remarqué sur l'Ecole et la grande pauvreté, elle portait l'espoir d'une école ouverte à tous, et en premier lieu aux plus démunis. Sa démission du CSP, la troisième en un an, marque plus que le changement de cap du Conseil supérieur des programmes. C'est aussi l'enterrement d'un espoir. Marie Aleth Grard s'en explique auprès des lecteurs du Café pédagogique.

Lisez l'article...    

 

Cnesco, autonomie des écoles et établissements : La réforme confirmée par Blanquer

"Il y aura une évolution du Cnesco", a annoncé JM Blanquer devant la Commission de la culture et de l'éducation de l'Assemblée nationale le 2 octobre, tout en la présentant comme "positive". Le ministre est aussi intervenu sur l'autonomie des établissements et des directions d'école.

Lisez l'article...    

 

Nomination des recteurs : Le décret déjà publié

"L'inscription à l'ordre du jour du Conseil des ministres signifie bien sur que le gouvernement ne tient aucun compte des avis du CSE. Mais il signifie aussi que le décret devrait paraitre très rapidement". Le Café pédagogique ne s'est pas trompé. Le J.O. du 4 octobre publie le décret modifiant les conditions de nomination des recteurs. Ce texte, examiné au Conseil des ministres du 3 octobre, permet que "dans la limite de 40 % de l'effectif des emplois correspondants, les personnes qui ne détiennent pas cette habilitation peuvent être nommées recteur après avis d'une commission chargée d'apprécier l'aptitude des intéressés à exercer cette fonction". Le projet de décret a fait l'unanimité contre lui au Conseil supérieur de l'éducation (49 voix contre aucune pour) du 20 septembre. La façon de faire du gouvernement atteste bien sur du mépris envers les représentants de l'Ecole. Mais il montre aussi qu'il y a urgence à proposer un poste à un ami du Prince, ou plutôt, dit-on, une amie. Le texte marque aussi la rupture dans la gestion de l'éducation nationale. "Le piquant", dit Claude Lelièvre, "c’est que c’est un ancien recteur (sans doute plus  »banal » qu’il n’y parait), à savoir le ministre de l’Education nationale Jean-Michel Blanquer, qui met en place une  »banalisation  » du mode de gouvernance de l’Ecole".

Lisez l'article...    

 

CPE : Une intersyndicale sur le statut des CPE

Une intersyndicale Cgt, Se-Unsa, Snes et Snuep Fsu, Sgen Cfdt et Sud Education appelle à revoir le statut des CPE. " Le Conseil d' État a effectué une nouvelle lecture de l'article 10 de la loi du 11 janvier 1984 « portant dispositions relatives à la fonction publique de l'État », considérant que les CPE ne constituent pas un corps dérogatoire au statut général de la Fonction Publique puisque non-enseignants. La sortie du régime dérogatoire pour les CPE induit immédiatement des différences de traitement pour ce corps et inquiète sur des évolutions futures quant à leur positionnement au sein de l’équipe pédagogique", explique l'intersyndicale. Elle a deux effets immédiats sur les carrières et les mutations et aussi sur la représentation des CPE en commissions paritaires. Une pétition est lancée demandant au gouvernement une loi pour réintroduire les CPE dans le statut dérogatoire de la fontion publique.

Lisez l'article...    

 

CIO, Dronisep : Le décret prévu le 14 décembre

Selon l'échéancier d'application de la loi sur l'avenir professionnel, le décret portant mise à disposition auprès de srégions des agents des CIO et Dronisep de l'éducation nationale devrait être publié le 14 décembre. Il reste peu de temps pour avancer des solutions concrètes pour l'avenir de ces personnels.

Lisez l'article...    

 

 

Réforme du lycée

 

Blanquer grave un post scriptum latin - grec à sa réforme du bac

" Beaucoup de bricolage, une baisse sensible des horaires et des postes, un bac rendu plus complexe". Voilà ce que nous écrivions le 17 juillet après la publication des textes relatifs à l'organisation du bac pour 2021. Coté bricolage, JM Blanquer vient d'en ajouter au fil 'un entretien donné au JDD le 30 septembre. Le ministre annonce que les options latin grec donneront exceptionnellement des points supplémentaires au futur bac, ces points que la réforme a supprimé.

Lisez l'article...    

 

Lycée : Fausse consultation au CSP

"Les membres de la Conférence des associations de professeurs spécialistes dénoncent les conditions dans lesquelles le Conseil Supérieur des Programmes entend les recevoir afin de discuter des projets de programmes du lycée". La Conférence réunit 15 associations de spécialistes comme par exemple l'Apbg, l'Aphg, l'Apmep ou l'Apses. Elles protestent contre le fait qu'elles sont consultées sans avoir à l'avance les nouveaux programmes. "Ayant fait des propositions au printemps, parfois sur sollicitation du Conseil, les représentants des associations comprennent mal qu’aucun projet ne puisse maintenant leur être communiqué en amont, afin de préparer les réunions". Elles "regrettent un manque de transparence plus propre à la défiance qu’à une véritable concertation, et nuisible à la qualité et au sérieux qui doivent présider à de tels travaux". Visiblement le CSP préfère consulter sur la pluie et le beau temps que sur les nouveaux programmes.

Lisez l'article...    

 

Enseignement professionnel : Une manif contre la malédiction

"Succès très encourageant" pour les syndicats qui appelaient à la grève (Snuep Fsu, Cgt, Sud, Snalc), la journée d'actions du 27 septembre a mobilisé de 20 à 30% de grévistes selon les syndicats, 14% selon le ministère. A Paris, la manifestation a recueilli plusieurs centaines de professeurs très inquiets de la réforme en cours.

Lisez l'article...    

 

Le Snes réagit à la consultation bidon du CSP

A quoi bon parler programmes si on ne peut pas les étudier ? La méthode utilisé par la présidente du CSP, S Ayada, pour éviter toute réelle consultation sur les nouveaux programmes du lycée est dénoncée par le Snes. Le principal syndicat du second degré a annoncé qu'il ne rencontrerait pas le CSP. "Les projets de programmes semblent relever pour le CSP d'une sorte de secret d’État. Il serait donc préférable de travailler dans l'urgence durant quelques semaines de fin octobre à novembre les productions de la quarantaine de GEPP (groupes d'experts) ? Quelle qualité faut-il attendre de ce processus ? Nous avons vécu une situation similaire avec les programmes de Seconde en 2009-2010, textes médiocres car travaillés dans des délais courts. Ces mêmes délais nous sont de nouveau imposés, mais cette fois-ci pour deux niveaux (Seconde et Première) au lieu d'un. C'est inacceptable", explique le Snes. Les associations de spécialistes ont aussi protesté contre cette méthode.

Lisez l'article...    

 

Programmes du lycée : L'Apmep prend les devants

Comment parler programme avec le CSP quand on n'a pas les textes ? L'Apmep, association des professeurs de maths, a choisi de prendre les devants. Elle adresse au CSP des observations sur ce que devront contenir les programmes. "L’APMEP regrette de n’être officiellement consultée par le Conseil Supérieur des Programmes qu’au moment où l’écriture des programmes est sur le point d’être finalisée... L’APMEP demande une mise en cohérence des programmes des lycées (LEGT et LP) par rapport aux programmes du collège.   L’APMEP demande que les enseignants aient, au moment de la publication des programmes, une visibilité sur l’ensemble du cursus de la 2nde à la terminale ainsi que sur les attendus de l’enseignement supérieur".  L'association entre dans le détail des programmes.

Lisez l'article...    

 

Bac : Le calendrier des épreuves ajusté

En réponse à une question du sénateur Pierre Ouzoulias, JM BLanquer a annocé une révision du calendrier des épreuves de spécialités dans le nouveau bac en 2021. D'autres sénateurs ont manifesté leurs inquiétudes sur le choix des spécialités et l'augmentation des inégalités sociales comme par exemple F Cartron.

Lisez l'article...    

 

 

Métier enseignant

Portables : Une circulaire qui tente d'infléchir la loi

Une circulaire peut-elle être plus forte qu'une loi ? A coup sur non. C'ets pourtant ce que tente la Dgesco à propos de "l'interdiction" des portables à l'école et au collège , là où la loi parle "d'encadrement". Vexé par les réactions des chefs d'établissement pour qui la loi est inutile et qui adaptent le règlement intérieur en ce sens, le ministre avait annoncé qu'il imposerait l'interdiction et c'est bien l'objet de cette circulaire.

Lisez l'article...    

 

Lycée : La procédure d'orientation précisée

La réforme du lycée donnera -t-elle plus de liberté de choix aux élèves ? C'est un es arguments avancés par ses défenseurs. Mais la publication de la procédure d'orientation en fin de classe de seconde dans le BO du 27 septembre, sonne le glas de cette prétention. De fait les élèves devront accepter les spécialités de leur établissement sans pouvoir choisir même à ce niveau. La réforme va donc bien spécialiser les lycées et créer dès la seconde des voies en rapport avec le supérieur.

Lisez l'article...    

 

Grande pauvreté et réussite scolaire

Dans le cadre d’une réflexion académique sur la mission « Grande pauvreté et réussite scolaire », le groupe de travail de l'académie de Besançon a produit un intéressant document à destination à l’ensemble des personnels. Appuyé sur le rapport de JP Delahaye, le document apporte des informations précises sur la grande pauvreté dans l'académie et fait le lien avec les résultats scolaires. Le dossier s'attache ensuite à faire le point dans les établissements des politiques menées. Par exemple, il relève un écart du simple au double entre le taux de boursiers et celui de PCS défavorisées dans les lycées professionnels. Plusieurs établissements ont mis en place un système d'aide aux familles pour la constitution du dossier. Un accent est mis aussi sur le cout des forunitures scolaires.

Lisez l'article...    

 

Un rapport parlementaire veut réformer l'évaluation de l'Ecole

Le rapport du Comité d'évaluation et de contrôle des politiques publiques sur l'organisation de la fonction d'évaluation du système éducatif, rédigé par Régis Juanico et Marie Tamarelle-Verhaeghe, rendu le 27 septembre, pourrait bien reprendre la main sur l'évaluation du système éducatif. Le rapport revient sur l'évaluation des enseignants en proposant un avancement au mérite. Il souhaite diminuer le nombre des évaluations nationales des élèves et limiter la diffusion de leurs résultats.  Dans ce texte les deux députés militent pour renforcer l'action du Cnesco et en faire un organisme indépendant de l'éducation nationale mais capable de travailler avec elle.

Lisez l'article...    

 

Enseignants : Le code déontologique des professeurs suisses

L'enseignant " est capable d’interroger des directives ou des pratiques estimées abusives et d’agir selon sa conscience; s’enquiert et tient compte des options pédagogiques défendues par son association professionnelle; fait preuve de sens critique, d’autonomie et sait prendre ses responsabilités". C'est ce qu'affirme le code de déontologie du Syndicat des enseignants romands. Il stipule aussi que "pour défendre l'école publique comme institution, (il) contribue à la qualité de l’école, à la confiance dont elle doit bénéficier et à la qualité de son image dans la population; travaille à la mise en valeur de la profession enseignante;  soutient l’élaboration et l’adoption de projets propres à développer la mission humaniste de l’école;  oeuvre avec persévérance et au quotidien dans le sens d’une école juste et efficace".

Lisez l'article...    

 

Evaluation : L'expertise de Marc Bablet

Le second article de son blog, Marc Bablet, ancien responsable de l'éducation prioritaire au ministère, le consacre à l'évaluation. " Il faut reconnaître une expertise aux collectifs professionnels et travailler à la reconnaissance du travail. Mais ce n’est pas en conduisant des évaluations externes froides que l’on y parviendra, c’est en faisant vraiment évoluer le rapport à l’autre dans la logique de l’accompagnement professionnel, en aidant les enseignants à percevoir ce qu’ils produisent efficacement. Derrière cette question se profile une autre question qui est celle de ce que l’on appelle en langage du management la « gestion des ressources humaines ». Pour moi ce qui est en question c’est la capacité de professionnels de différents types de compétences à travailler ensemble chacun pouvant apporter à l’autre une expertise reconnue. Sur ce point, je ne crois pas que le choix du ministre de développer une GRH de proximité avec des personnels dédiés en plus soit une solution".

Lisez l'article...    

 

 

Privé

L'enseignement catholique à qui perd gagne avec les réformes Blanquer

L'enseignement catholique sort il gagnant ou perdant des réformes introduites par JM Blanquer ? Présentant la rentrée de l'enseignement catholique le 4 octobre, Pascal Balmand, son secrétaire général, s'est démarqué de leur philosophie et a déploré les suppressions de postes. Mais au final, l'enseignement catholique sait tirer parti de la politique menée par JM Blanquer.

Lisez l'article...    

 

 

Numérique

Bruno Devauchelle : En classe, Les temps du numérique

L'une des attitudes les plus courantes que nous ayons observée dans l'utilisation des ordinateurs en classe est celle qui consiste à les utiliser en continue pendant une séance. Cette manière de faire est en générale liée à l'histoire même de l'implantation des ordinateurs dans l'établissement scolaire. La salle informatique, du nanoréseau à la salle bureautique, est une salle dédiée qu'il faut réserver pour pouvoir l'utiliser avec les élèves. Il en est désormais de même quand on a une classe mobile ou une valise de portables ou de tablettes partagées. La réservation d'un équipement impose des contraintes qui induisent des comportements. Il faut d'abord anticiper ce besoin dans une progression pédagogique. Cela suppose que plusieurs jours, semaines voire mois, à l'avance, je sache que j'aurai besoin d'utiliser la salle. Cela donc impose à l'enseignant un mode de progression dans son enseignement qui est davantage guidé par les équipements que par les besoins et la progression des apprentissages des élèves. Or si nombre d'enseignants l'ont accepté, du fait même des installations, cela les a amenés à faire de l'informatique un objet à part le plus souvent.

Lisez l'article...    

 

Bruno Devauchelle : L'informatique à l'école : les bégaiements de l'histoire...

Le discours sur l'enseignement de l'informatique a-t-il changé en 40 ans ? Alors que les initiatives se multiplient pour développer l'enseignement de la programmation (le code) et l'algorithmique dans le parcours scolaire des élèves, il est intéressant de remettre en perspective cette approche. Et d'observer comment se construit l'équilibre entre compétences d'usages, techniques et culturelles. Sur ce point le discours du ministre à Ludovia est inquiétant.

Lisez l'article...    

 

Collèges connectés : Usages du numérique trop rares selon les élèves

" Nos résultats montrent tout d'abord que les collégiens sont globalement favorables à l’utilisation du matériel numérique en classe", expliquent François Alluin et Leïla Benaddou (Depp) au terme d'une enquête auprès des collégiens des "collèges connectés", c'est à dire des établissements les mieux dotés sous F Hollande. "Ils s’estiment motivés par l’utilisation du matériel numérique. Cependant, une majorité d'élèves estime ne pas utiliser assez souvent le matériel numérique. Les élèves de l’éducation prioritaire, quant à eux, sont surreprésentés parmi ceux qui demandent des tablettes. Les filles sont les plus nombreuses, relativement, à déclarer que le numérique les aide personnellement à travailler. Les élèves qui estiment que le numérique aide de façon générale à mieux apprendre et comprendre sont aussi ceux qui l’utilisent pour le cours en dehors de la classe. Enfin, les élèves qui utilisent le plus le numérique en classe sont ceux qui en disent le moins".

Lisez l'article...    

 

 

 

 

Par fjarraud , le vendredi 05 octobre 2018.

Commentaires

Vous devez être authentifié pour publier un commentaire.

Partenaires

Nos annonces